Fiches WDWF (Odette - Desmond - Pietro - Leik - Zeke)

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Fiches WDWF (Odette - Desmond - Pietro - Leik - Zeke)

Message par Dezaia le Jeu 25 Oct - 12:54

Odette Lupin a écrit:
Odette Swann Moody
- Il y a toujours un peu de folie dans l'amour mais il y a toujours un peu de raison dans la folie. -

Nom: Fierté de sa famille, honte de son âme. La blonde est une jolie Moody. Seule femme de la branche de sa famille, élevée par un père veuf, élevée avec les moyens du bord, elle a honte de ce nom, elle a honte de ce sang, elle n'est plus la même petite fille fière. Celle qu'elle était lorsque sa mère était envie. Elle est meurtrie de honte, sachant que sa vie est sans cesse menacée parce qu'elle est ce qu'elle est. Prénom(s): Aérienne et légère, elle porte des prénoms que l'on qualifient de plumes blanches. Toujours aussi pure dans sa dénomination qu'à sa naissance. Elle porte le doux prénom d'Odette. Femme à l'amour vrai, trahie par un sosie maléfique qui se laisse mourir sur les bords d'un lac dans le ballet du célèbre Tchaïkovski. Swann, son second prénom est la continuité de cette légèreté, de ce ballet, de cet oiseau majestueux, mais hargneux qu'est le cygne. Odette est la pureté physique incarnée par les prénoms que sa mère a choisis à sa naissance, cette femme qui la surnommait tout le long de sa vie : Plume. Nature du Sang: Des générations, des générations d'amour, ces mêmes générations qui sont violées par le manque de pureté. Les Moody sont, des sang-mêlée et Odette en est une. Si durant son enfance, elle en était fière, depuis cette nuit sombre, elle trouve que son sang porte malheur, elle en a peur, elle ne veut plus avoir mal. Date & Lieu de naissance: Jour de fête après une belle semaine de réveillon, le petit cygne est né durant un mois enneigé, plus précisément le vingt janvier dix-neuf cent soixante-deux. Elle a donc vingt-sept belles années de haine et d'amour, de peur et d'insomnie. Elle reste pourtant éternellement jeune par sa beauté et sa sauvagerie animale. Par cette aura fantomatique qu'elle dégage. C'est à l’hôpital pour sorciers Sainte Mangouste qu'elle ouvrit les yeux. Statut Matrimonial: Célibataire, éternelle célibataire, elle n'a jamais été fiancée, elle a donné son coeur à la mauvaise personne, elle a donné sa vie à la mauvaise personne. Mais une plus noble personne semble encore vouloir lui donner ce qu'elle mérite, une noble personne semble encore vouloir l'aimer, alors qu'elle se détruit à penser qu'elle trahit celui qui la déteste dans l'ombre.Profession: Formée jusqu'à obtenir le statut, elle n'a pourtant jamais exercé officiellement. Elle n'a donné de bons soins qu'à son père durant les années où il en avait besoin. Odette était et reste une psychomage, mais depuis son agression, on la juge incapable de pratiquer à cause de ses pulsions, à cause de ses changements lunatiques.  Ancienne Maison: Créative et intelligente, la petite Moody a rejoint durant son enfance les rangs des bleus et argents. Les Serdaigles ont été sa famille durant sept ans, sept années où elle a dû faire ses preuves. Poudlard n'était pas maison, la petite fille préférait ivre chez elle avec sa famille, mais elle s'amusait tout de même à Poudlard bien qu'on lui rappelle sans cesse que sa scolarité soit des plus importantes pour son avenir, Odette est donc un aigle, un corbeau en plus d'être un cygne au plumage blanc comme la neige. Patronus: Atypique et sans doute inattendu, Odette ne savait pas exactement ce qu'était son patronus quand il est apparu... Mais il s'avère que le patronus, le protecteur de la Moody est un petit et étrange Ornithorynque. Epouvantard: Noire, sombre et sanglante, Odette n'est pas de ceux qui ont peur de cette chose futile qu'est la mort. La Mort fait partie de la vie, mais elle a peur de celui qui l'a donné à ses proches. Les loups noirs sont ceux qui lui font le plus peur. Elle a peur que cette bête la dévore tel un chaperon dans la forêt. Elle a peur de lui, ça la rend folle, mais elle ne peut que  maudire cet animal dans le fond, il lui fait peur, tout en maudissant sa vie d'un noir de plus en plus sombre.  Baguette Magique: Bien qu'elle ne l'utilise plus depuis un certain temps, la jolie blonde dispose d'une baguette. Cachée de sa vue par un père inquiet, elle est pourtant joliment taillée dans un bois de cerisier. Exotique et élégante, elle aborde quelques motifs floraux sur son manche, cachant en son sein un bout de ventricule de dragon. Pourtant, elle reste de petite taille ne mesurant que dix-neuf centimètres et demi. Habillant correctement sa main, elle n'en dispose plus entièrement. Animal de Compagnie: Il y a longtemps, Odette disposait d'un animal. Légère et discrète, Léonie était une petite chatte tout à fait obéissante, mais depuis son agression, son père a préféré confier la garde de l'animal à une personne bien moins suicidaire que sa fille. Cependant, Odette pense toujours que Léonie va surgir d'un coin de l'immense maison qu'elle habite aujourd'hui avec son paternel. Particularité(s): Aucune Qualités & Défauts: Bonne musicienne • Rêveuse • Introvertie • Souriante • Peu sociable • Bruyante • Butée •  Colérique • Rancunière • Bonne danseuse • Utopiste • Perfectionniste • Attentive • Observatrice • Tête Brûlée • Taquine • Gentille • Jolie • Fibre Artistique • Secrète • Dépressive • Nostalgique • Manque de confiance en elle.  Groupe: Obediant

Prénom / Pseudo: Appelez moi Shill, c'est cool ! Âge: 21 ans sous peu ! Pays / Région: Secret ! Non sérieux dans les Ardennes ( FRANÇAISES ! ) Présence: Le plus souvent possible ! Avatar: Sarah Gadon Personnage: inventé (X) scénario () Comment as-tu connu le forum ?: Aphrodite Crédits: Nemo & Tumblr Un dernier mot: Pardon, mais c'est trop bon ... *Okc'estdelamerde*


Dans un monde où les sangs purs dominent, quelle est votre place ?
Certains pensent que nous sommes des Sangs mêlés qui profitent du système. Mais le Lord lui a bien compris que nous étions des hommes de main de confiance. Tuer le reste des Gaunt était une idée brillante, cela nous a épargnés. Malgré notre marginalité, les Moody restent une famille puissante dans le milieu. Nous sommes les stratège, un mode de vie que nous ne pouvons accepter et nous nous battons dans l'ombre. Nous savons ce que nous faisons, cachant au mieux notre jeu. Perdant nos alliées pour en avoir d'autres, sans que certaines personnes ne se doutent de notre véritable apparence. Comme les méthamorphomages, nous changeons au gré de nos envies, au gré de notre avantage. Les Moody n'ont pas besoin d'être forts. Nous avons juste besoin d'être plus malins pour surpasser ceux qui se croient supérieurs avec leur sang pur. Pure idée, pure folie, les plus méritants seront ceux qui seront encore debout à la fin de cette lutte pour le pouvoir. Ce n'est donc pas au vieux singe qu'on apprend à faire la grimace.

Soutenez-vous Voldemort ? À moins que vous ne luttiez au côté de l'Ordre. D'autres préfèrent se tenir à l'écart des conflits... A qui va votre allégeance ?
Ma famille est apparemment du côté du Lord dans cette bataille pour le pouvoir. Je dois dire que moi, je m'en fiche un peu depuis mon agression. Je me fiche de savoir qui a le pouvoir alors que finalement ça semble important. De toute façon, officiellement, nous sommes du côté de Voldemort, alors les Moody ne craignent pas grand-chose sur le moment. J'espère juste que mon oncle Cornelius va savoir jouer double jeu le temps que la situation s'inverse et que le pouvoir passe aux résistants. Car finalement ce qui m'importe dans cette bataille, c'est la paix, je n'ai pas envie d'élever mes enfants dans un monde de peur, où la loi du plus fort règne. Je voudrais les voir grandir dans un monde en paix, ce monde que j'ai connu un temps avant de le voir s'effriter à coup d'éclairs verdoyants. Finalement, je ne soutiens personne, mais dans le fond, je voudrais que ça change. Pour moi, ma famille, mes enfants et ceux à venir...

La Main Noire a appauvri une large partie de la population magique... En avez-vous fait les frais, vous-même? Fréquentez-vous le marché parallèle pour subsister malgré tout ?
Je n'ai pas fait les frais de la Main noire, ma famille n'est en soi pas commerçante donc bien que l'on ne trouve plus certains produits, je n'ai pas eu de problèmes avec ce système quasi monarchique qui a été mit en place les Black pour appauvrir les sorciers les plus riches et dominer leur monde. Je reste encore capable de trouver ce dont j'ai besoin, néanmoins, mon père se charge principalement de me ramener ce  que je désire. Néanmoins, le marché parallèle apporte des denrées plus que nécessaires à la constitution et à la bonne santé de diverses personnes, mais aussi des objets rares ou de valeurs, j'imagine que si je devais l'utiliser, j'irai chercher des matériaux tels de la feuille d'or ou bien des peintures magiques pour mon bon plaisir, mais je n'en ai pas l'utilité pour manger. Du moins pas encore, sauf si les Blacks décident de mettre une taxe sur les petits pots de carottes des nourrissons.

Si vous n'aviez qu'un rêve à concrétiser, quel serait ce rêve ?
Les rêves sont des racontars, ces choses que l'on fait croire aux enfants pour rendre leur vie plus gaie et plus plaisante. Enfant, oui j'avais des rêves. J'aurais voulu tant de choses qui aujourd'hui me semblent inutiles. Non, je n'ai pas de rêves concrètement, jute une liste d'envies et des souhaits. Si l'on peut alors rapprocher les souhaits aux rêves. Je rêverais de me trouver, de me souvenir de qui je suis et d'oublier ces états d'âme, ces cauchemars, ces cris, cette peur, ce sang et cette nuit. Je voudrais aller contre l'avis de mon père et ne pas croire que cette barbarie se soit passée. Qu'on m'efface la mémoire, qu'on retire de ma vie, de mon paysage, cette soirée macabre, qu'on me fasse l'oublier pour que je puisse vivre ma vie sans me dire que je le trahie sans cesse. Pour me dire que je suis dans le vrai, qu'on me laisse en paix. Mon seul rêve c'est de redevenir comme avant... Mais je sais que c'est tout bonnement impossible.


À la rentrée de 1981, la grande purge frappa. Les uns et les autres vaquaient à leurs occupations habituelles. Puis, tout le monde magique sombra dans le chaos. Où étiez-vous? (PS : Je me suis rendue compte que je l'avais écrite dans ma fiche ... /BOULET/)

Tu avais commencé ta formation de Médicomage en interne il y a quelques semaines. Tu te souviens encore comment ta mère était fière de ton parcours, il fallait dire qu'au début, tu voulais juste être une aventurière sans foie ni loi et pourtant, ce n'était pas ce que tu étais devenue. Une jolie jeune femme blonde, aux intérêts purement professionnels. Il faut dire qu'à dix-neuf ans, tu étais une jeune femme charmante, à la conversation passionnante et pourtant un de tes collègues te tira par le bras en poussant dans une salle vide. « Qu'est-ce que tu fais ? » Dis-tu alors qu'il posait une main sur ta bouche en ajoutant. « Tais-toi, il y a des mangemorts dans l'hôpital. » Tu écarquillas les yeux. Des mangemorts ? À onze heures du matin. Quelques cris, des pleurs. Tu regardas sous la porte du placard et vit un éclair vert traverser le couloir. Tu tentas de te débattre pour aller aider les gens certainement morts dans le couloir, mais ton tuteur, ton collègue te maintenait contre le mur. « Tu es un sang mêlé Odette attends là, de tout façon, on ne peut rien pour eux. » Tu laissas des larmes amères couler contre ses joues. Laisser mourir des gens comme ça était inhumain, ils n'avaient pas le droit. Tes mains libres, tu le poussas de toutes tes forces, te fichant éperdument des conséquences. Arrivant dans un couloir où les proches étaient déjà en train de pleurer les corps de leur famille, quelques corps d'aides-soignants nés moldus. C'était une hécatombe. Ton ventre te fit un mauvais tour. Tu n'avais jamais vu la mort et le pot de fleurs à ta droite te servit à recueillir ta bile. C'était affreux, cela s’était passé si vite... Des centaines de personnes avaient perdu la vie. Hommes, femmes, parents, enfants, bébés... La grande purge avait commencé... Laissant les traînées noires de la mort derrière elle.

(...)

« Maman ! Papa ! » Tu avais poussé la porte de chez tes parents aussi vite que tu le pouvais à ton âge, tu vivais encore chez eux, il n'y avait aucune honte, mais dans le fond. Cette journée t'avait épuisé. Entièrement. Tant de morts, tant de haine... Un coup d'État dans les règles de l'art. « Plume. » Les cheveux blonds de ta mère sortirent du couloir et elle courut vers toi. « Oh, tu n'as rien, tu n'as rien, que Merlin soit loué. » Tu serras ta mère dans tes bras pendant le temps qu'elle ne passait pas à t'observer sous toutes les coutures pour voir que tu n'avais pas été blessé. Elle était inquiète comme une maman, ton père était revenu près de vous un peu après, une lettre à la main. Tu avais tendu le bras et il était venu se serrer contre vous. Au moins, vous étiez tous en vie.

(...)

« Qu'est-ce qui s'est passé aujourd'hui Robb ? » Ta mère semblait inquiète et elle ne t'avait pas lâché depuis que tu étais revenue, craignant qu'on vienne vous tuer toi et ton père malgré que la nuit soit tombée. Ton père lui était sur un fauteuil près de la cheminée à lire la lettre de ton Oncle Cornelius. « Selon Cornelius, ils appellent ça la Grande Purge... Et d’après lui, tous les nés-moldus ont été tués aujourd'hui. » Tu retenais ta question, tu ne voulais pas savoir si même les enfants avaient été victimes de tant de cruauté, mais il était certain que Voldemort n'avait épargné personne. Même les plus jeunes, tu l'avais vu de tes propres yeux. Cependant, ton père n'avait pas tout dit, un petit air sombre sur le visage. Il n'en croyait pas ses yeux. « Et c'est tout ? » Demandas-tu, curieuse de savoir ce qui n'allait pas. « Pas vraiment... » ton père prit une grande inspiration, en s'approchant de toi, de ta mère. « Il s'est rangé du côté de Voldemort. » Bien que cette idée aurait dû te rassurer, te dire que désormais ta vie serait sauve, tu te levas le regard dur. « Il n'a pas pu faire ça ! Je le croyais juste ! Comment peut-il cautionner que des enfants ou des bébés aient pu perdre la vie parce qu'un homme... Un homme ? Parce qu'un monstre déteste les nés moldus ! » « Odette calme toi. » « Me calmer ? Me calmer pourquoi ?! Il a fait en sorte de faire un génocide ! Combien de famille j'ai du  aider aujourd'hui ! Parce qu'elles ont perdu un proche en quelques secondes ! C'est un Monstre je te dis ! » tu claquais la porte, te séparant de ta mère, ton oncle était un pauvre mouton, il avait peur pour ses miches et puis c'est tout. Mais tu étais trop jeune pour comprendre ce qu'il était réellement en train de faire. Trop jeune pour comprendre.
CE MESSAGE EST PARFAITEMENT APPROUVÉ PAR LE MINISTÈRE DE LA MAGIE.


Odette Lupin a écrit:
Like a white swan
- Un peu comme un bateau, qui perd son équilibre entre les vagues et le chaos. -

Tu sais maman, je ne me souviendrais peut-être pas des neuf mois que nous venons de passer ensemble, mais je t'aime tout de même. Je suis désolée d'avoir changé ton corps de la manière la plus horrible qui soit. Entre vergetures et nausées matinales. Je ne voulais pas te faire souffrir. Mais je suis contente de tout ce que tu as fait pour moi. Me lire des histoires, me faire des câlins, la musique aussi, j'aime beaucoup la harpe. J'espère que quand je serais grande, je pourrais en jouer aussi. Car c'est très beau. Tu sais maman, je ne sais pas comment tu vas m'appeler, je ne sais pas à quoi tu ressembles, mais tu es déjà pour moi la plus belle et papa le plus forts de tous. J'espère que vous serez fières de moi et que je serais un petit rayon de soleil dans votre vie. En tout cas, je sais que je vais bientôt vous rencontrer et je suis toute contente. Oups, désolé pour le coup de pied. Eh bien... À toute suite maman. Dans les cris, la douleur et pourtant la joie, la sage-mage put annoncer fièrement au jeune couple : « C'est une petite fille. »

(...)

Tu étais déjà là, vagabondant dans le domaine de tes parents. Les Moody avaient un petit chalet, perdu à l'orée des bois. Tu étais ce genre de petite fille qui allait courir après les papillons ou les oiseaux. Tu aimais la nature et tout ce qui pouvait y toucher, d'ailleurs durant les premières années de ta vie où tu comprenais tout juste le monde, ta mère t'avait aidée à faire un herbier rempli de tes petits trésors. Tu n'étais pas une petite fille poupée, tu étais plus une sauvageonne qui revenait à la maison les vêtements pleins de boue avec un crapaud dans les mains. Il faut dire que tu trouvais ces animaux passionnants, comment pouvaient-ils faire un saut aussi impressionnant... « Odette viens ! On va peindre un peu. » Ta mère t'appelait à l'autre bout du jardin, alors qu'avec un morceau de bois, tu tâtais un orvet qui s'était perdu là sans oser lbouger. Tout ce qui ressemblait à des serpents te faisait peur, mais celui-là semblait avoir plus peur de toi que l'inverse. Alors, tu lâchas ta branche en courant à toutes jambes vers ta mère, tes cheveux blonds flottant dans ton sciage, alors que ta mère soufflerait déjà au loin, c'est vrai que ta petite robe à fleurs était déjà pleine de terre, et alors? C'était ça vivre à la campagne finalement. Surtout au milieu de nulle part. Et pourtant, elle te prit tout de même contre elle, salissant également sa robe. Mais la peinture n'attendait jamais, il fallait dire que c'était un loisir que vous partagiez toutes les deux. Pourtant, elle mit une mèche de cheveux derrière ton oreille en ajoutant : « Il faudra te débarbouiller ma puce, tu n'iras pas au conservatoire comme ça. » Oui, cette année, maintenant que tu avais quatre ans, tu pouvais apprendre à jouer de la harpe au conservatoire de Londres.

(...)

« C'est vraiment pour moi ? » Tu tournais autour du paquet dans le salon, quelque chose d'assez impressionnant, une grosse chose enrobée de papier kraft, de quoi être de plus en plus curieuse. Pourtant, ton père serrait ta mère contre lui alors que ta mère souriait à tout rompre. Tu avais fait preuve de pouvoir magique alors que tu avais huit ans en tissant une couronne de fleurs dans le champ l'autre jour. « Ce n'est pas pour moi ma petite plume, alors bon.... Allez ouvre le. » Tu ne te fis pas prier pour tirer un grand coup sur le papier kraft et laisser apparaître l'instrument. Dans un wouah sonore, tu sautas sur toi même en te tortillant dans tout les sens. Une harpe, tes parents t'avaient offert la harpe que tu avais vue dans ce magasin de musique magique sur le chemin de traverse. En bois blanc, incrusté d'une petite torsade de fleur peinte à la main, des petits pétales de fleurs tournaient magiquement dans la boule en verre au sommet du chapiteau, la console presque transparente laissait l'instrument relativement aérien malgré tout. Tu n'en pouvais plus. Tu avais cette envie de jouer, mais aussi de remercier ceux qui t'avaient fait ce présent. Tu sautais au cou de ta mère, accroupie pour te réceptionner, tu l'embrassas à de multiples reprises. Vraiment c'était le plus beau cadeau du monde.

(...)

Tu dormais encore, le mois de février avait fait son oeuvre et il couvrait le champ d'une neige épaisse. Cette même neige qui t'avait épuisé la veille. Depuis un mois déjà tu avais onze ans, une jolie chose quand on est une sorcière, une Moody qui plus est. Bien que fière de toi. Tu savais que c'était quelque chose. Alors sans que tu t'en rendes compte, ta mère ouvrit la porte de ta chambre et déposa une lettre sur le rebord de ta table de nuit. Tu dormais à poings fermés et elle savait que cela te ferait certainement plaisir de l'ouvrir en première. D'ailleurs quelques heures après cela, tu ouvris les yeux, voyant le papier jauni scellé à la cire et tu le pris maladroitement, lisant entre les lignes ce que cette lettre te voulait. Puis tes yeux s'ouvrent d'un coup, par la joie, la surprise et tu sautais de ton lit en robe de chambre, criant dans les escaliers. « Maaaaaaaaman ! J'ai reçu ma leeeeeeetre ! » Encore une aventure qui allait t'amener loin.


Te faire transporter par une barque jusqu'à l'école, tu n'avais jamais rien vu de plus beau sur cette planète. Le soir était clair et les étoiles brillaient tout autant que les chandelles qui éclairaient l'intérieur de Poudlard. Tes voisines et voisins de barque étaient tout aussi émerveillés que toi alors que dans le fond, tu vivais dans ce monde depuis ta naissance. Ta mère tricotant avec des aiguilles magiques et ton père allumant la cheminée d'un coup de baguette. En tout cas, tu ne savais pas trop ce que le sort allait t'apporter, mais tu suivais le mouvent à la descente des barques jusqu'à l'escalier menant à la Grande Salle. Tu avais le coeur qui battait à cent à l'heure et les joues qui commençaient à rougir au fur et à mesure que tu avançais entre les quatre tables. C'était intimidant d'avoir tous les regards posés sur soi le temps d'attendre que votre avenir soit entre les mains d'un bout de tissu rapiécé. Alors, bon, tu devais prendre ton mal en patience. Beaucoup de monde, beaucoup de Sang pur et de Sang mêlés. La fille Black fut répartie à Serdaigle, le fils Greyback à Serpentard. Ce qui en soi ne t'étonnait pas. « Odette Moody ? » Tu enlevas tes yeux à leur contemplation pour sortir du rang et t'asseoir sur le tabouret devant la table des professeurs. Le professeur en charge de la répartition posa le choixpeau sur ton crâne. Par le stress, tu compris le dernier mot de sa phrase uniquement. « SERDAIGLE » des applaudissements, de petits cris de joie. Te voilà devenue une bleue et argent.

(...)

Tu écrivais une lettre à ta mère et à ton père quand une de tes amies venues te tapoter sur l'épaule. Amanda était une sang-mêlé relativement aisée pour sa condition, comme toi avec la famille Moody, mais depuis votre première année, elle était vite devenue une amie de classe, d'études. « Tu me rejoins à la bibliothèque pour la disserte de potions après ? » « J'arrive, je finis d'écrire ça. » Tu lui souris et elle prit ses affaires en direction de la sortie de votre salle commune. Amanda était portée sur les études, comme tout Serdaigle se respectant, mais tu préférais vagabonder, écrire des histoires ou dessiner sur un bout de parchemin. Il faut dire que tu aimais particulièrement la matière de soins aux créatures magiques ou encore les potions. Des matières théoriques pour là plus part, mais bon, c'était tout aussi bien, de plus ton choix d'orientation s'affinait petit à petit. Si au début tu voulais devenir astronome, le choix se portait de plus en plus sur la médicomagie. Mais tu t'en fichais, car cette année pour ton anniversaire, ta mère t'avait envoyé une petite chaînette en argent, avec un pendentif amovible pouvant contenir une photographie magique. Elle avait d'ailleurs pris le soin d'y mettre une de vous, souriant dans cette prairie qui te manquait au fil des mois passés au château.

(...)

« Je suis certaines que je ferais mieux que toi au prochain devoir d'astronomie, Moody. » Tu lanças un air de défi à Artemisia Black, ta rivale peut-être bien. Pas vraiment en fait, c'était une petite guerre pour se prouver que vous pouviez repousser vos limites et voir votre détermination à chacune. Mais dans le fond, elle n'avait pas tout à fait tord l'astronomie n'était plus trop ton fort depuis quelques années, il faut dire que tu n'avais eu qu'un acceptable à tes BUSES, mais bon, c'était votre sixième année et tu avais d'autres choses à penser... Comme ce garçon par exemple. Mais pourtant, ce soir là, tu préféras prendre ton manuel d'astronomie, fermer les rideaux de ton lit à baldaquin pour te séparer du monde et réviser comme une folle. Cette fois, elle ne t'aurait pas sans que tu ne fasses pas d'efforts. Il fallait bien que tu la battes de temps en temps. Non, mais. Pourtant, le lendemain matin, c'est Amanda qui poussa tes rideaux en te voyant endormie sur le livre. Si la bibliothécaire avait été là, elle aurait surement fait une crise cardiaque à cause de la tâche humide couvrant la moitié de la page.

(...)

« Tu te rends compte quand même que c'est notre dernier jour ici ? » Oui, tu t'en rendais compte finalement, ça faisait déjà sept ans que tu étais à Poudlard, que tu t'étais fait des amis et que maintenant... Tout allait s'arrêter pour que vous puissiez rentrer dans la vie magique active. Déjà sept ans à étudier et à avoir des notes pourries à cause de professeurs stricts. Tu avais eu tes ASPICS avec un optimal et potions et en soins aux créatures magiques, ce qu'il te fallait pour entrer à Sainte Mangouste en tant que stagiaire pour être médicomage. Alors qu'Amanda se dirigeait vers le journalisme. Assise sur les bords du lac noir, tu regardais le soleil se coucher, doucement et pour la dernière fois, il fallait vraiment que tu peignes ce paysage demain avant de reprendre le Poudlard Express. « On devrait y aller, sinon ils vont commencer la fête avant nous. » « OK, on y va. »


Tu avais commencé ta formation de Médicomage en interne il y a quelques semaines. Tu te souviens encore comment ta mère était fière de ton parcours, il fallait dire qu'au débute, tu voulais juste être une aventurière sans foie ni loi et pourtant, ce n'était pas ce que tu étais devenue. Une jolie jeune femme blonde, aux intérêts purement professionnels. Il faut dire qu'à dix-neuf ans, tu étais une jeune femme charmante, à la conversation passionnante et pourtant un de tes collègues te tira par le bras en poussant dans une salle vide. « Qu'est-ce que tu fais ? » Dis-tu alors qu'il posait une main sur ta bouche en ajoutant. « Tais-toi, il y a des mangemorts dans l'hôpital. » Tu écarquillas les yeux. Des mangemorts ? À onze heures du matin. Quelques cris, des pleurs. Tu regardas sous la porte du placard et vit un éclair vert traverser le couloir. Tu tentas de te débattre pour aller aider les gens certainement morts dans le couloir, mais ton tuteur, ton collègue te maintenait contre le mur. « Tu es un sang mêlé Odette attends là, de tout façon, on ne peut rien pour eux. » Tu laissas des larmes amères couler contre ses joues. Laisser mourir des gens comme ça était inhumain, ils n'avaient pas le droit. Tes mains libres, tu le poussas de toutes tes forces, te fichant éperdument des conséquences. Arrivant dans un couloir où les proches étaient déjà en train de pleurer les corps de leur famille, quelques corps d'aides-soignants nés moldus. C'était une hécatombe. Ton ventre te fit un mauvais tour. Tu n'avais jamais vu la mort et le pot de fleurs à ta droite te servit à recueillir ta bile. C'était affreux, cela s’était passé si vite... Des centaines de personnes avaient perdu la vie. Hommes, femmes, parents, enfants, bébés... La grande purge avait commencé... Laissant les traînées noires de la mort derrière elle.

(...)

« Maman ! Papa ! » Tu avais poussé la porte de chez tes parents aussi vite que tu le pouvais à ton âge, tu vivais encore chez eux, il n'y avait aucune honte, mais dans le fond. Cette journée t'avait épuisé. Entièrement. Tant de morts, tant de haine... Un coup d'État dans les règles de l'art. « Plume. » Les cheveux blonds de ta mère sortirent du couloir et elle courut vers toi. « Oh, tu n'as rien, tu n'as rien, que Merlin soit loué. » Tu serras ta mère dans tes bras pendant le temps qu'elle ne passait pas à t'observer sous toutes les coutures pour voir que tu n'avais pas été blessé. Elle était inquiète comme une maman, ton père était revenu près de vous un peu après, une lettre à la main. Tu avais tendu le bras et il était venu se serrer contre vous. Au moins, vous étiez tous en vie.

(...)

« Qu'est-ce qui s'est passé aujourd'hui Robb ? » Ta mère semblait inquiète et elle ne t'avait pas lâché depuis que tu étais revenue, craignant qu'on vienne vous tuer toi et ton père malgré que la nuit soit tombée. Ton père lui était sur un fauteuil près de la cheminée à lire la lettre de ton Oncle Cornelius. « Selon Cornelius, ils appellent ça la Grande Purge... Et d’après lui, tous les nés-moldus ont été tués aujourd'hui. » Tu retenais ta question, tu ne voulais pas savoir si même les enfants avaient été victimes de tant de cruauté, mais il était certain que Voldemort n'avait épargné personne. Même les plus jeunes, tu l'avais vu de tes propres yeux. Cependant, ton père n'avait pas tout dit, un petit air sombre sur le visage. Il n'en croyait pas ses yeux. « Et c'est tout ? » Demandas-tu, curieuse de savoir ce qui n'allait pas. « Pas vraiment... » ton père prit une grande inspiration, en s'approchant de toi, de ta mère. « Il s'est rangé du côté de Voldemort. » Bien que cette idée aurait dû te rassurer, te dire que désormais ta vie serait sauve, tu te levas le regard dur. « Il n'a pas pu faire ça ! Je le croyais juste ! Comment peut-il cautionner que des enfants ou des bébés aient pu perdre la vie parce qu'un homme... Un homme ? Parce qu'un monstre déteste les nés moldus ! » « Odette calme toi. » « Me calmer ? Me calmer pourquoi ?! Il a fait en sorte de faire un génocide ! Combien de famille j'ai du  aider aujourd'hui ! Parce qu'elles ont perdu un proche en quelques secondes ! C'est un Monstre je te dis ! » tu claquais la porte, te séparant de ta mère, ton oncle était un pauvre mouton, il avait peur pour ses miches et puis c'est tout. Mais tu étais trop jeune pour comprendre ce qu'il était réellement en train de faire. Trop jeune pour comprendre.

(...)

Ça faisait déjà deux ans que le massacre de la grande purge avait eu lieu et que tu étais contre cette idée sociale du sang. Finalement, tu en voulais encore à ton oncle d'avoir conduit votre famille dans un tournant macabre qui vous forçait à suivre ce meurtrier à grande échelle. Pour toi, Voldemort n'était rien d'autre que le Hitler sorcier. « Papa ? » Tu tombas sur ton père, assis là dans une salle d'attente près de la morgue. La tête entre les mains, ton coeur se serrant. Ce soir-là, tu étais interne de nuit à Sainte Mangouste et ton père était là, comme s'il était un autre homme. Quelqu'un que tu n'avais pas connu durant ton enfance. Il semblait pleurer et tu t'abaissas à sa hauteur. Son regard triste se posa sur toi. Il te reconnut et te prit dans ses bras. Ce mauvais pressentiment continuait d'envahir. « Papa, qui est qui se passe ? Qu'est ce que tu fais là ? » Alors que tes mains frictionnaient son dos pour le rassurer, il sanglotait un peu plus, des amis, des collègues à lui arrivant au compte-goutte. Autour de vous, plusieurs personnes étaient réunies, toutes silencieuses. Surtout votre famille, ton oncle Cornelius et sa femme. Quelques cousins. Des médicomages sont venus prendre la relève pour ton père alors que ton Oncle se tourna vers toi, tu lui demandas cachant ton dédain et ta haine à son égard. « Qu'est-ce qu'il y a ? Papa est dans un mutisme quasi total ? Il y a eu quelques choses de grave. » Cornelius te prit à part des autres membres de ta famille, puis hors de tout le monde, tu semblais être comme dans un autre univers quand il posa ses deux mains sur tes épaules en articulant : « Ta mère a été retrouvé morte, baignant dans son sang. Odette, on l'a lâchement agressé. » Le monde s'effondrait autour de toi, une part de ton âme partie plus loin que tu ne pouvais le croire. Tu parviens juste à articuler, à pleurer, à hurler. « N-non... Non... NON ! » Comme l'aurait fait ton père, ton oncle te prit contre lui, tu le repoussais. « NE ME TOUCHE PAS ! DÉGAGE ! » Malgré que tu ne comprennes pas encore ses motivations d'être ici alors qu'il servait un Lord que tu haïssais. Ce soir même, alors que la famille Moody pleurait une mère, une amie, une femme, une belle fille. Une belle soeur. Cornelius pouvait enfin te révéler pourquoi il avait rejoint le Lord. Et tu le trouvas brillant.

(...)

« Odette, tu devrais peut-être reconsidérer ton choix non ? » Ça fait déjà un mois que tu y pensais, pourquoi fallait-il encore qu'on remette en cause tes décisions. « Je te dis que je veux devenir psychomage ! C'est que j'ai envie de changer d'orientation ! » Tu avais une petite moue déterminée. Ton père était dans un état de presque mort cérébrale depuis la mort de ta mère et très franchement, tu savais que tu avais envie d'aider ce genre de personnes désormais. C'était comme ça, car finalement tu n'avais pas envie d'aider que ton père. Ton chef tamponna le papier que tu lui tendais. « Ne viens pas me revoir dans trois mois parce que c'est trop dur. » Tu te retournas avec un petit sourire satisfait. Il ne te reverrait pas ça c'était sure.


« Ce soir, vraiment on doit fêter ça ! » Tous au Chaudron buveur, tu étais assise avec d'autres amis médicomages, Sage-Mage ou d'autres professions. Tu les avais suivis durant plus de sept ans pour enfin devenir docteure. Toi en psychomagie, aidant ton père de mieux en mieux. D'ailleurs, il avait eu foi en toi et retrouvé petit à petit son envie de vivre malgré la mort prématuré de ta mère. Chose bien malheureuse, car elle aurait tellement été fière de toi à ce moment précis. Comme elle l'était toujours. Tu baissas les yeux sur le champagne, que vous aviez payé une fortune, en reniflant un peu. Oui ça faisait déjà trois ans et pourtant tu avais l'impression qu'elle vous avait quittés hier. Dire que c'était totalement injuste... « Et si on allait à la maison de campagne de mes parents, dans le nord de Londres, sans voisins, pas de moldus, on pourrait faire quelques choses de sympa. » Tu relevas les yeux vers Éric, souriante. Tu allais participer c'est sûr, depuis toujours tu avais été une fêtarde. Allons bon, ça ne serait pas la première fois que tu te mettes une murge.

(...)

Tu ouvris avec difficulté les yeux, un goût de sang dans la bouche, les cheveux certainement en bataille. Tu ne te souvenais plus, tu avais le regard flou et les sens déroutés par l'alcool. Tu ne savais pas trop. Quand soudain, un bout de quelque chose t'arriva sur la joue. Tu cherchas ta main pour prendre ce qui semblait ressembler à un bout de viande crue... Mais plus sanglant. Tu crias, un cri d'outre tombe à réveiller les morts. Tu étais couverte de sang, la pièce dans laquelle vous étiez il y a quelques minutes recouvertes de sang sur les murs, les meubles. Un loup noir se nourrissant de ce qui ressemblait à l'intestin de l'une de tes collègues. Tu crias de nouveau d'horreur, le sang collant tes cheveux sur ton visage. Tu ne savais pas, tu ne savais plus. Ton visage te baissant de lui-même pour vomir l'alcool et les petits fours mangés durant la soirée. Une bile verdâtre tomba sur ce qui semblait être une oreille découpée en lambeau. Tu ne savais vraiment plus pourtant. Quand tu relevas les yeux pour sortir de ta torpeur, il y avait un homme, en tenue d'Adam, loin devant toi près de la porte. Dans un éclair de lucidité, tu le reconnus. Valko Greyback, une ennemie de ta famille portant. Alors qui prenait déjà la direction de la sortie tu tendis la main dans l'espoir de le retenir, tes jambes étant trop lourdes pour te trainer rapidement jusque lui. « Reste ! » hurlas-tu dans un cri de désespoir, il t'avait finalement sauvée du loup. Il t'avait sauvée, tu lui devais la vie, ta pauvre et simple vie. Peut-importe le reste, tes amis étaient morts, oui, mais il t'avait sauvé malgré la haine entre vos deux familles. Dans un élan d'adrénaline, tu te levas, sur tes chaussures vernies aux talons cassés, le sang coulant le long de ton cou... Tu devais certainement avait une jolie commotion et une belle bosse sur le haut du crâne. « Valko ! Attends. » Ne me laisse pas seule, pensas-tu. Pourtant, les jambes tombèrent encore une fois de plus sous ton poids, cette fois-ci à plat ventre, tu te retrouvas entre ce qui semblait être un tronc, celui d'Éric et les mains vernies d'une femme. Tu avais eu de la chance... Tu n'en pouvais plus. Et si le loup revenait.

(...)

« Vraiment Robb, ça fait six mois qu'elle ne parle pas, tu devrais vraiment penser à la mettre en pension magique... » Oui, ça faisait six mois que tu n'avais pas prononcés un mot, tu restais là assise sur le fauteuil de ta mère, écoutant ce qu'on dissipe sur toi. Tout le monde pensait que tu étais folle, complètement folle. Personne ne semblait avoir confiance en toi. « Les médicomages ont dit que son état s'améliorait. Alors arrête un peu Cornelius, elle va de mieux en mieux, sinon ils ne l'auraient pas fait revenir à la maison. » Oui c'est vrai déjà une semaine que tu avais échappée à la surveillance de tes soigneurs. Déjà une semaine que tu avais quittée ton ancien lieu de travail. « Fait comme tu veux, mais si tu as besoin d'aide, tu sais où me trouver Robb. » Très certainement, pour te faire interner ton Oncle était vraiment très persistant, il ne pouvait pas savoir. Il ne pouvait pas savoir ce que s'était de se retrouver dans du sang, le sang de tes amis, entourée de chaire fraîchement découpée par les crocs d'un loup. Si la mort avait un visage, pour toi elle ressemblait à un loup et si les anges avaient un physique, ça serait celui de Valko. Tu ne sais pas vraiment pourquoi il était nu, mais tu semblais te souvenir qu'il y avait un lac non loin de ce chalet en pleine villégiature. Alors, sa nudité ne t'avait pas choquée, tu lui en voulais tout de même de n'avoir rien dit à personne. Mais pour toi, c'était une raison de plus de ne pas signaler sa présence aux Aurors. Tu aurais voulu que des oubliators t'enlèvent ce passage de ta vie, mais ton père était contre cela. La porte une fois close, tu te levas en t'appuyant contre le report de la fenêtre. Lentement, mais surement, tu regardas ton père allant doucement vers la cage d'escalier de ton enfance. Le pré n'avait pas cette même couleur verte, plus cette odeur fleurie. Tout était différent fade. Tu tentas en vain de te détourner de tes idées noires. Et tu fermas la porte de la salle de bain. À clé ou pas, ton père avait une baguette pour la déverrouillée, mais il avait encore un semblant d'intimité pour toi, ne décidant pas de te suivre jusque-là. « Odette ? » Déjà une demi-heure ? Ou plus vraiment tu ne savais plus vraiment, c'était un peu comme si on avait coupé ta vie, coupé ton monde, coupé ta réalité. Tu te sentais lasse et l'odeur du sang remontait dans tes narines. La tête en arrière, l'eau rougissante. Les yeux fermés, les poignets sanglants, c'est dans cet état que te retrouva ton père. Désarmée, désœuvrée, il eut tout juste le temps de t'enrouler dans une serviette avant de transplaner dans l'hôpital magique. Une rechute, une envie : le trépas.

(...)

« Il ne vient même pas me voir, il ne m'aime pas... Alors pourquoi ? » Tu regardais la pluie qui tombait dehors. Tranquille et paisible, tu étais de nouveau revenu chez toi après un an passé à Sainte Mangouste. Tu reparlais, tu mangeais de nouveau correctement, mais tu n'avais plus qu'une idée en tête. Savoir pourquoi il t'avait aidée alors qu'il ne te contactait même pas, faisant comme si tu n'existais pas. Peut-être ne voulait-il pas avoir d'ennui avec les gens du ministère et pourtant. Valko Greyback semblait être distant. « Je devrais peut-être aller le voir. » C'était une idée, mais aller chercher un Greyback alors que tu n'es qu'une Moody était une mauvaise idée, la pire de toutes, peut-être... Peut-être même pire que de t'entailler les veines dans ta baignoire. À vingt-cinq ans et demi, tu étais complètement déboussolée, tu ne savais plus quoi faire ou quoi panser. Mais dans le fond tu en étais certaine, tu lui devais une vie, alors lui donner un peu d'amour, un peu de toi ne pouvait pas être une mauvaise chose...

 « Vraiment Odette, tu devrais penser à sortir, faire des rencontres ! Je suis sure que ça t'aiderait. Vraiment ! » Amanda était assise près de toi, alors que tu la regardais vaguement. D'ailleurs, c'est assez sèchement que tu t'enfonças dans les oreilles de ton lit d'hôpital. Encore une tentative avortée. Tes poignets bandés, encore fraîchement sacrifiés. « Je n'ai pas besoin de rencontrer du monde. Il ne veut pas de moi. » Tu baissas les yeux en regardant ton ventre. Non, il ne voulait pas de toi. Et pourtant. « Laisse tomber le Greyback Odette, il se fiche de toi. » Tu lui lanças un regard non équivoque. Qu'elle se taise si elle n'y croyait pas.

(...)

« Odette, Adrien. Adiren, Odette. » C'était la première fois depuis ton agression que tu acceptais de ressortir de chez toi avec des inconnus. Des vieux amis de Poudlard avaient appris et il faut dire qu'ils trouvaient dommage que vingt-six ans, tu ne sortes plus de chez toi par peur. Pourtant, devant toi, un spécimen de mâle relativement éloquent. Drôle et amusant, le blond en face de toi avait quelques choses de différend, il n'était pas comme Valko finalement. Tu restais en retrait avec Amanda, alors qu'il était intègre et bien plus humain que toi. Les hommes, tu ne les regardais plus, tu regardais simplement le Greyback depuis qu'il t'avait sauvée. Alors, quand le blond te toucha la main pour te faire réagir, perdue dans tes pensées comme à ton habitude, tu le regardas un peu perdu. Mais il te demanda en souriant : « Tu danses ? » « Danser ? » « Oui, ce que font en général les gens quand il y a de la musique et un peu d'alcool. » Tu le regardais un peu à l'ouest quand tu ajoutas timidement : « Je ne suis pas trop du genre à danser... » « Fait un effort Odette », criait Amanda de loin. Ce moment-là, tu t'en souviens encore, cette demande et ses yeux, tu te levas en prenant la main qu'il te tendait en ajoutant « Juste une dans ce cas-là. » Alors que finalement, tu te sentis bien plus à l'aise, te laissant vagabonder dans un autre univers. Tu savais juste que c'était Adrien, rien de plus. Qu'il était blond et que ses yeux bleus étaient rieurs. Si le soir même, Amanda t'avait ramenée chez toi. Le lendemain, tu avais déjà un hibou avec quelques mots doux et agréables. Ces mots doux que tu espérais tellement voir sortir de la bouche de Valko, mais c'était une personne bien plus pure qui semblait te le dire. Alors pourquoi pas ?

(...)

Suave et terriblement romantique, l'ambiance était au beau fixe. Les volets fermés et les rideaux entre ouverts laissaient tout de même passer quelques rayons de soleil touchant délicatement ta peau. La noyant d'une nouvelle beauté, plus éphémère qu'autre chose. Mais elle était délectable et appréciable. Tu ne savais pas vraiment comment prendre ce que tu avais fait cette nuit. Comme une trahison envers ton sauveur. Ou bien comme une nouvelle chance qui t'était donnée. Tu ouvris doucement les yeux alors qu'une main frottait ton dos de haut en bas, jouant avec le creux de tes reins, les draps cachant le bas de ton corps et le sien. « Tu es réveillée ? » demandait-il tout bas. Quelle chance finalement que ton père est eu un empêchement au Ministère le soir précédent. Adrien avait pu venir passer la nuit et quelle nuit. Ce n'était pas votre première nuit en trois mois de relation, c'était plus La première nuit. Bien qu'il avait été tendre, entre mots doux, caresses et cadeaux, ton manque d'expérience en la matière te laissait quelques courbatures désagréables en ce matin ensoleillé. Tu posas ton regard azur dans le sien, il te lança avec sourire avant de te forcer à le rejoindre. Machinalement, tu enfonças ton visage dans son cou. Tu n'étais pas de mauvaise humeur, mais toujours dans le doute. Était-ce bien ? Était-ce mal ? Tu ne le savais pas, mais pourtant... Tu semblais l'aimer. « Tu restes ce soir ? » Il eut un petit air de malheureux, souriant tristement, mais le regard toujours enjoué « Je ne pense pas... » Tu perdis ton sourire en retombant dans les oreillers. Tu ne savais presque rien de lui, juste que c'était un sorcier, ami d'Amanda et qu'il semblait t'aimer. Tu ne savais pas où il ne vivait, ni ce qu'il faisait dans la vie. Mais tant pi, il était là quand tu avais besoin de lui. C'était important. Sur le dos, ta poitrine dénudée à sa vue, tu le regardais, vos cheveux blonds s'entremêlant entre eux. Il prit un de tes poignets meurtris par la folie en l'embrassant. « Je t'aime. » Ton coeur loupa un battement, il t'embrassa et ne te laissa pas le temps de répondre... Tant mieux peut-être, car dans le fond... Tu ne savais pas quoi lui répondre.

(...)

Tu avais fui... La fuite restante toujours plus simple que d'affronter le simple fait que tu allais toi aussi donner naissance. Tu regardas la mer, accoudée à la barrière de fer blanc du ferry. Une valise faite rapidement à tes pieds, tu quittais l'Angleterre pour séjourner en France. La nouvelle de ta grossesse t'avait fait un choc. Tu n'étais même pas certaine d'éprouver de vrais sentiments pour Adrien... Une main toucha ton coeur alors que le mal de mer te prenait petite à petite. « Je suis désolée... », dis-tu bas. Oui, tu l'étais désolée d'avoir trahi l'amour obsessionnel que tu portais à Valko, ton pauvre sauveur. Oui, tu étais désolée d'abandonner le seul homme qui semblait te vouer de vrais sentiments. Oui, tu étais désolée, car tu abandonnais ton père qui venait tout juste de se relever. À vingt-sept ans, tu avais une petite vie étrange, entre tes passages dans les fêtes ou bien à cause de tes séjours à Sainte Mangouste. D'après les gens de la communauté magique, tu étais devenue folle depuis ton agression... Tu regardas l'étendue bleue malgré ton ventre en lambeau. Il fallait vraiment que tu tournes la page, que tu retrouves une façon de vivre. Tu jetas un coup d'oeil à ton ventre en ajoutant : « Bonne chance maman... » Oui, une nouvelle vie... Et de nouvelles responsabilités.

(...)

« Tu viens de Londres c'est ça ? Tu es bien courageuse petite. » T’annonças la petite boulangère qui te tendait une baguette. Déjà deux mois que tu étais à Paris et le gris de Londres ne te manquaient pas. Ce qui te manquait c'était ton père. La nouvelle était tombée véritablement il y a une semaine suite à l'achat d'un test de grossesse mordue. Tu étais enceinte, tes craintes s'étaient donc avérées juste. Pourtant, tu regardas la petite femme potelée en lui donnant les francs pour payer tes achats en ajoutant avec un petit accent. « Je ne reste plus très longtemps. Le mal du pays sans doute. » Tu eus un petit sourire triste et tu la saluas avant de sortir... Le mal du pays ou bien le regret de tes amours passés ?


« Papa... » dis-tu en le regardant, le regard humide. Tu étais perdue, au bord des larmes, ta fuite vers Paris n'avait en soi rien arrangé à ton état. Tu étais détruite de par-en-par, n'oubliant pas par moment que tu n'étais plus que l'esclave de ta personne. Ça fait trois mois que tu étais partie. Et tout aussi paternel qu'il fût, ton père te serra contre lui, tes larmes coulant le long de tes joues blanches, rosies par l'émotion de vos retrouvailles. Tu avais disparu dans la nature comme ça. D'un coup d'un seul, Odette était devenue un fantôme, personne n'en entendait parler. Et pourtant, tu étais bien vivante. « Papa... J'ai un énorme problème... » arrivas-tu à ajouter entre deux sanglots brillant alors que vous aviez enfin passé le pas de la porte. Il te regarda, t'observas, alors qu'il comprit en voyant l'arrondi de ton ventre se former sous tes vêtements devenus trop petit pour ta condition. Oui Odette, oui, tu allais toi aussi devenir mère, donner la vie dans la pire conjecture possible. Oui tes enfants allaient vivre dans la peur, oui tu allais toi-même vivre dans la peur de les pendre à cause du sang de leur père. Robb te serra une nouvelle fois contre lui, alors que tu perdais l'appui de tes jambes, tu te sentais tellement en sécurité près de lui. « J-Je... Je suis tellement désolée Papa. » « Odette arrête de te faire du souci, je suis là maintenant. » Dit-il en passant sa main rassurante dans tes cheveux blonds. « Je suis là. » Dit-il de plus en plus bas au fur et à mesure que tes pleurs cessaient d'eux-mêmes.Tu ne savais pas qu'il t'aimait malgré le fait que tu mettes au monde des enfants hors mariage. Tu ne savais pas qu'il se fichait de la nature du sang du père, de son nom. Ce que tu ne sais pas non plus, c'est qu'il se ferait un plaisir de t'aider pour les élever du mieux que tu puisses, le temps que tu reprennes confiance en toi. Le temps que tu saches si finalement, tu veux retrouver ce père inconnu, cet amour interdit. Tu savais dans le fond que ces enfants étaient le fruit d'une passion que tu avais désirée et que tu l'aimais... Adrien.

(...)

« C'est merveilleux... Félicitations Mademoisellle Moody ! » Les brides de phrases venaient à tes oreilles, tu n'étais pas vraiment sûr de ce que tu venais d'entendre. C'était bien enceinte que tu étais, mais pour simplement quatre mois, ton père s'était inquiété de la grosseur de ton ventre. Il avait fait venir une Sage-mage pour contrôler ton état en toute discrétion. Mais tu n'étais pas sûr de ce que tu voulais entendre. « Un garçon et une petite fille. » Oui, en effet, c'était du beau travail, mais le sang te montait à la tête, comment faire pour élever deux enfants, alors qu'un seul te semblait être l'épreuve la plus dure à supporter. Vraiment, tu t'étais fichue dans un beau pétrin, si tu n'avais pas eu cette idée de garder l'enfant, tu aurais été tranquille. « Laissez-moi ! », hurlas-tu aux bords des larmes à la femme venue t'ausculter. Tu étais en rage. Quand elle quitta ta chambre, tu posas une main sur la bosse de ton ventre. Tu étais amer. Tu les détestais déjà alors qu'ils n'étaient pas nés. Mais dans le fond, tu les aimais, car c'était tes enfants malgré tout. Tu posas ton front dans ta main libre, pleurant toujours et encore. Depuis que tu étais revenue à Londres, tu n'arrivais plus à faire la part des choses. Tu l'avais trahi, celui qui avait sauvé ta vie... Trahi pour toujours. Un flash, un cri. Ton père entra dans la pièce te voyant déboussoler par les brides de souvenirs qui allaient et venaient suite à cette agression. Le Loup, Valko, toi, les corps de tes amis. Le vrai du faux avait bien du mal à se remettre en place. Comme une enfant, tu tendis les bras vers ton père qui tâtait ton front pour contrôler ta santé. « J'ai peur », dis-tu tout bas « J'ai peur de ne pas y arriver Papa. » Mais lui, il avait confiance en toi et il savait que tu serais une mère parfaite, il sentait que tout revendrait dans l'ordre à la naissance de ces enfants... Il le savait.

(...)

Le hibou avait frappé la fenêtre de la cuisine des Moody, une chouette que tu reconnaissais entre mille. « Adrien ? » dis-tu en interrogeant l'oiseau du regard. Aussi rapidement que tu le pouvais, tu te levas, te prenant la petite missive. Écrit à la main, sur un parchemin que tu aimais, un petit cygne était dessiné. Maladroitement, tu souris. « Je t'aime Odette. » Les mots eurent une résonance sans suite, tu souris, puis tu posas ta main sur ton ventre, avant de te remettre à pleurer. Ton père était au Ministère, tu étais seule. « Je t'aime Adrien... », dis-tu en cachant ses yeux dans ta main.

(...)

« Tu t'es remise à la peinture ? » C'est ce que ton père te demanda en te voyant assise devant ton chevalet, quelques blocs d'aquarelles posées sur le guideron à ta gauche et le pinceau à ta droite. Ton père savait que ce passe-temps était une passion durant ton enfance et que tout ceci annonçait un revirement de situation. « Ça me détend. » Dis-tu en continuant de peindre tranquillement. Déjà cinq mois que deux petits êtres avaient élus domicile sous ta peau, dans ton ventre. Tu eus une petite grimace alors que ton père s'était approché de toi. Il prit un air sérieusement inquiet. « Odette, ça va ? » Depuis ton retour de Paris, il était encore plus aimant, qu'il ne l'avait jamais été. Tu le regardas en souriant en coin, parce que c'était tout con, mais. « Ils m'ont donné un coup de pied. » C'était un peu enfantin, mais ils commençaient déjà à être chiants ces deux petits êtres...
CE MESSAGE EST PARFAITEMENT APPROUVÉ PAR LE MINISTÈRE DE LA MAGIE.
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Re: Fiches WDWF (Odette - Desmond - Pietro - Leik - Zeke)

Message par Dezaia le Jeu 25 Oct - 12:54

Desmond Meadowes
- AB UNO DISCE OMNES -

Nom: Pauvre famille, pauvre irlandais, pauvre sorcier. La noirceur et la sournoiserie sont ancrées en eux depuis des siècles et il ne s'en défera pas si facilement. Le jeune homme est un Meadowes, tache d'encre honteuse sur le registre des Sangs purs, tache d'encre appauvrie par le manque de réputation, mais il va y remédier, il y arrivera.  

Prénom(s): L'irlande son pays, c'est un prénom pourtant sans grande consonance qu'on lui donna. Desmond, c'est ainsi qu'Angus et Artémis l'ont nommé. On peut aussi parler de son second prénom Faolán, petit loup en gaélique, qui montre surement que l'homme est un loup pour l'homme.

Nature du Sang: Liquide carmin dans le creux de ses artères, de ses veines. Depuis le Moyen-Âge, sa famille est reconnue comme faisant partie de l'élite de la sorcellerie. Malgré les on-dit, c'est un Sang-Pur et cela jusqu'à sa mort.

Date & Lieu de naissance: Contrairement à beaucoup dans sa famille, Desmond n'est pas né au manoir familial. Il est né durant un repas de fête à Cork, dans le manoir de son grand-père. Second fils de la famille, il a vu le jour le 2 janvier 1956. La neige recouvrait la ville de Cork et l'odeur alléchante de l'agneau l'a fait sortir une semaine avant l'arrivée prévue.

Statut Matrimonial: Depuis le mois d'août 1989, il est sans doute l'un des hommes les plus heureux. Marié à Laurlynn Peverell. Un mariage qu'il a arrangé lui-même, il ne se doutait pas qu'il trouverait une part de lui-même et une personne en qui il peut avoir confiance. D'ailleurs, cette femme a déjà enfanté. En février 1990, Laurlynn a mis au monde, prématurément, deux enfants : Tristan et Isolde. Heureux en amour, malheureux aux jeux, si l'on veut inverser le proverbe.

Profession: Il est depuis quelques années déjà, un membre de la Coopération magique internationale. S'il a trimé à être l'assistant de l'ambassadeur au début de sa carrière. Les efforts ont payé. Désormais, il est lui-même : ambassadeur de l'Angleterre Magique. Il ne regrette pas son choix, il sent qu'il commence à être influent, il aime ça et il ne pourrait plus s'en passer. Et il fera tout pour ne pas retomber plus bas, de toute façon, il est parti de presque rien.  Cependant avec la chute du Lord, Desmond est sans emploi, en attente que quelque chose puisse lui redonner une place convenable dans les affaires internationales.

Ancienne Maison: Vert et argent, c'est la couleur de sa maison. Desmond en est fier et il a pu au moins rendre fier son père une fois dans sa vie en rejoignant les rangs des Serpentard, tout simplement parce qu'il avait été mis dans la bonne maison selon eux. Et de toute façon, il ne l'a jamais regretté.

Patronus: L'âme profondément tâchée de sa sournoiserie, de ses péchés. Desmond est incapable de produire un patronus, il n'y a que dans les meilleurs moments de sa vie qu'il pourrait peut-être faire sortir de sa baguette une mince fumée blanchâtre. Rien de plus concluant en tout les cas... Rien de digne de lui. Mais dans le cas où il aurait été une belle personne, c'est un paon qui serait sorti.

Epouvantard: Avant, il aurait eu peur de voir son cousin à la tête de leur famille. Mais depuis son mariage, depuis la naissance de ses enfants, Desmond a peur de perdre sa femme, ses enfants, son fils et sa fille. Il a peur de les perdre et d'être de nouveau seul au monde avec Aoife, comme quand Doran était encore en vie. Seul au monde avec Aoife, sans amour de personne.

Baguette Magique: D'un bois rougeâtre profond et teinté par endroits d'éclat d'or. La baguette magique de l'Irlandais est inflexible, n'obéissant qu'à lui, elle est en bois d'un érable surement canadien pour une hauteur de trente-deux centimètres et demi, contenant un cheveu des pires créatures tentatrices qui puissent exister sur cette terre. Un cheveu de Vélane.

Animal de Compagnie:  Il ne s'encombre pas d'un animal. Même si le chat peut-être un majestueux animal, ce dernier n'est qu'encombrant et peu affectueux à l'inverse de son comparse le chien trop dépendant et attachant. Dans le fond, Desmond se suffit à lui même. Son regard étant parfois insoutenable pour sa personne, il ne supporterait pas la présence d'un animal dont les pensées lui seraient inaccessibles.

Particularité(s): Aucune, il est affreusement banal.

Qualités & Défauts: Dès après les qualités de sa maison, l'irlandais est un futé. Il n'a pas peur de créer et d'imaginer quoi que ce soit. Mais la noirceur de son âme le force sans doute à avoir des plans de plus en plus inhumains. Il est pourtant trop protecteur envers les gens qu'il aime, mais il peut-être aussi froid que la glace quand il a quelqu'un en grippe. Contrairement à son frère aîné, Desmond n'est pas du tout à l'aise avec une baguette magique, préférant les joutes verbales aux sortilèges. On pourrait même croire que c'est une malédiction. Pourtant, il est peu mangeable et quand il signe, il percute toujours, trop têtue pour revenir en arrière ou montrer qu'il a tord. Mais il est humain malgré tout souffrant de peurs viscérales qui l'empêchent parfois de dormir la nuit. Il est plein de remords et de regrets, mais maintenant, il préfère rester dur envers lui-même et admettre ses erreurs quand il les a sous le nez. C'est toujours la faute des autres, jamais de la sienne. Desmond n'est pas un enfant, il peut-être parfois cruel et sadique, mais il faut le pousser à bout, cependant sachez qu'il a une patience de fer, mais qu'il est surement un peu pleutre. Il reculerait si ça le mettait trop ne danger, lui ou des membres de sa famille. Pourtant, il est capable d'éliminer un de ses cousins ou de ses cousines si ces derniers venaient à se mettre en travers de ses plans pour redorer le blason familial. Autant dire que désormais, Desmond est plus monstre qu'homme et que désormais, il faut le prendre lors de ses bon jour, car même un patricide ne le fait pas reculer, quand il a décidé qu'une chose lui appartenait, il se battra jusqu'à la mort pour l'obtenir. Cependant depuis la naissance de ses enfants, il s'est découvert une fibre paternel insoupçonné.

Groupe: Fidèle au Lord, il est marqué depuis la Grande Purge, un événement qu'il a apprécié. C'est donc un allegiant. Fier de l'être, le tatouage sombre sur son bras montrant qu'il est le digne petit-fils d'Eamon Meadowes.

Prénom / Pseudo: Dezaia ou Chloé, vous connaissez la chanson maintenant Arrow Âge: 21 ans, je tire sur les 22, ça arrive doucement les rides :ooh: Pays / Région: France, les Ardennes, près de mes amis belges :loove: Présence: Je passe le plus souvent possible, vous le savez !  Avatar:Torrence Coombs Personnage: inventé (XXX) scénario () Comment as-tu connu le forum ?: Toujours à cause de Lynn, même si j'ai pris mes marques depuis un certain temps maintenant ! Crédits: Shiya (avatar) et un tumblr sur le Mabash ♥️  Un dernier mot: Version 2.0 c'est parti, pour les admins, j'ai renvoyé tout corrigé à Arte, et vos refus tout ça son prit en compte dans mon esprit sachez le :cute:  Merci encore de m'accorder ma seconde version ♥️


Dans un monde où les sangs purs dominent, quelle est votre place ?
Dominez, c’est son but principal, sous peu il espère pouvoir réussir à dépasser d’autres familles de sang pur. Ou au moins arrivé en en égaler. Autant dire que les Meadowes ne sont pas les plus influents, pas les plus noirs, mais ils approchent doucement du bu : redorer leur réputation. Peu impliqué en politique, on les prend souvent pour les pleutres, ce que Desmond n’a jamais pu supporter, ni son frère Doran avant lui. Héritier d’une famille, déjà père et marié, Desmond compte bien mener sa famille vers le haut. Lui-même et sa branche avant les autres, il doit aussi essuyer les humiliations à cause de sa tante mariée à un né-moldu… Chose difficile à éviter au vu de la vitesse des ragots dans le monde sorciers. Il en rage, mais il fait partie de l’élite des purs, bien qu’en bas de l’échelle des nobles familles sorcières, il en fait partie et il compte bien liée sa ranche à de puissants sorciers aux noms de renoms pour sortir de l’ombre.

Soutenez-vous Voldemort ? À moins que vous ne luttiez au côté de l'Ordre. D'autres préfèrent se tenir à l'écart des conflits... A qui va votre allégeance ?
Voldemort est la raison pour laquelle, il a pu revenir en Irlande, cinq ans de disparition, cinq ans comme étant un renégat pour sa famille, Desmond s'est enrôlé au côté du Seigneur des ténèbres avec Aoife avant son frère aîné Doran. Qu'il se fasse du souci pour son allégeance ? Jamais. Sa famille est dans le côté de la nuit depuis des années, depuis des générations, c'était une sorte de destin qu'il doit suivre à la lettre comme inscrite en lettres de sang donc son esprit. Il le savait. Et n'a pas douté une seconde, parce que c'est ainsi, il est mangemort et compte le rester malgré les vagues, la tempête. Tant que son allégeance ne tuera pas sa famille, il restera fidèle au Lord, car c'est ainsi qu'est sa place.

La Main Noire a appauvri une large partie de la population magique... En avez-vous fait les frais, vous-même? Fréquentez-vous le marché parallèle pour subsister malgré tout ?
La Main Noire, voilà une entité qu’il voudrait soutenir rien que pour son ami. Mais dans un sens, il a déjà tellement perdu dans leurs salles de jeux que désormais Desmond s’abstient d’avoir à faire à eux. Se contentant de verser sa taxe et celle concernant le manoir familial. Il évite les enfants Black et leurs sbires dès qu’il le peut. La population appauvrie, ça ne lui pose pas de problème, les Meadowes ont toujours étaient assez pauvres, mais cette pauvreté se traduit par un style de vie peu faste. Bien que désormais, il doive se restreindre dans ses activités d’argent, peut-être sera-t-il assez futé pour en gagner autrement, en attendant, la dote de Laurlynn couvre leurs dépenses pour quelques années… Deux ou trois peut-être, pas plus.

Si vous n'aviez qu'un rêve à concrétiser, quel serait ce rêve ?
Le rêve ? Peut-être est-il en train de le tenir entre ses mains tremblantes. Sans vraiment savoir comment il a pu réussir à s'amouracher de sa femme, son rêve le plus cher était sans doute d'avoir une progéniture. Des enfants. Lui ? Père de famille ? Personne ne le voudrait et pourtant c'était un feu ardent qui brûlait l'intérieur de son ventre. Le regard souvent dur, le regard sous attendri par le moindre mouvement d'Isolde, par un bâillement de Tristan. Desmond réalise petit à petit qu'il a bien fait de sacrifier quelques personnes pour que sa famille, pour que la chaire de sa chaire soit désormais la plus importante à ses yeux. Alors le rêve, c'est sans doute, pour ce papa poule qui s'ignore, la réussite de sa famille, mais en particulier celle de ses jumeaux.


À la rentrée de 1981, la grande purge frappa. Les uns et les autres vaquaient à leurs occupations habituelles. Puis, tout le monde magique sombra dans le chaos. Où étiez-vous?

« Desmond. »  L’interpellé releva les yeux de son livre, la voix mélodieuse d’Aoife parvenant à ses oreilles. Il avait presque failli pour la protéger, alors désormais elle lui était indispensable comme une assistante dans tous les moments de sa vie. Et depuis qu’il était revenu, au mois de janvier, autant dire que Doran ne s’était plus approché d’eux. L’aîné des Meadowes devait avoir encore en tête la tête décapitée de cette pauvre Flint par son cadet, alors lui chercher des noises n’était pas le plus intelligent en ce moment, il avait encore la rage au ventre et l’avant-bras qui le brulait par l’appel. Qu’elle se rassure, il l’avait également ressenti. « Nous sommes appelés. Il faut s'y présenter... » Il se détourna un peu de la cheminée, fermant son livre, le posant sur un chevet. Il allait enfin tenir sa promesse faite à son retour, le règne de la peur de Doran allait se terminer. Aujourd’hui et à jamais. « Allons-y.»

***

Un sort effleure son oreille alors qu’un professeur compte lui régler son compte. Si Desmond le reconnait ? Évidemment, c’est son vieux professeur d’enchantements. Un né-moldu, un incapable. Si le combat s’engage, il n’est pas à même de ressentir de la compassion pour cet homme qui n’avait jamais été capable de réussir un sort comme un Sang pur. Il utilisait des sorts de défense, Desmond était plus dans l’attaque, quand un éclair vert traversa le wagon pour se planter dans la poitrine de son ancien enseignant. Dans un mouvement vif, Desmond se retourne vers une masse de cheveux châtains aux reflets cuivrés par les maigres rayons de soleil qui passaient à travers les vitres du Poudlard Express. « Black ?! Je ne pensais pas te trouver là. » Un rictus sur les lippes d’Erebos, voilà ce que Desmond retrouvait alors qu’il l’avait connu quelque temps à Poudlard. « Tu pensais que j’allais rater tout le fun, Meadowes ? » Le Meadowes lui rend son rictus, alors que du clin de l’œil, il voit Doran entrer dans un wagon, seul. Le regard de Desmond s’assombrit alors que sa voix prenait un ton bien plus sérieux. « Couvre-moi. » Peu de monde connaissait la haine viscérale de Desmond pour Doran, mais c’était ainsi… Depuis la naissance d’Aoife et les premiers gestes déplacés envers elle. D’un pas discret, il attendit que son frère ait fini de faire sa besogne avant d’entrer à son arrière. Doran eut un petit rire malsain. « Tu te caches Desmond, tu as peur ? » « Ferme là Doran. » L’aînée se redressa de tout son soul vers le cadet, pointant sa baguette sur la clavicule de son frère. « Endoloris. » Mais c’était Desmond qui fut plus rapide, alors que Doran se courbait en hurlant de douleur. « Endorloris » répéta le nouveau mangemort, mettant son pied sur le poignet de son aîné. Dorant lâchât sa baguette. Le temps paraissait long et Erebos ne pourrait plus le couvrir longtemps, la sentence devait tomber. « Ce n’est par jalousie Doran, non. Il eut un air malsain sur le visage. Tu n’aurais jamais du toucher à Aoife, jamais. » Puis l’éclair vert de la mort. C’était fini. Sortant du wagon, il regarda Black et le corps du né-moldu. Ajoutant calmement. « On bouge le corps et la baguette dans ce wagon et on dégage d’ici. » La journée était sans doute la meilleure de sa vie pour l’instant.

CE MESSAGE EST PARFAITEMENT APPROUVÉ PAR LE MINISTÈRE DE LA MAGIE.


Teaghlaigh ar dtús
- so we can learn to pick ourselves up -
« Il ne sera jamais égal à Doran, tu le sais Artémis. » « Tu pourrais lui donner sa chance Angus, c’est un fils également. » « Qu’il aille mourir, il n’est rien, pas un hériter convenable. » Desmond avait dix-neuf ans. Il venait de perdre sa fiancée, il venait de la laisser filer entre ses doigts. Non, il n’était pas comme Doran, il n’était pas l’héritier, il n’avait pas le don de voyance, il était même incapable de lancer un sort s’il ne s’y entrainait pas durant une semaine ou deux. Desmond n’était pas le fils modèle. Il ne le serait jamais, mais il aurait mieux fallu pour son père que le second fils n’écoute jamais cette bribe de conversation. Car la seule idée lui venu. Angus Meadowes devait mourir, rien que pour cet affront, il en avait assez de ces affronts répétés envers lui. Il n’était pas parfait, il n’avait pas la tronche d’ange de Doran, il n’avait pas les courbes de sa sœur Aoife. Mais ses parents savaient-ils que leur aîné martyrisait leur fille en l’insultant de catin, avouant à demi-mot que ça lui forgerait le caractère de femme soumise à son époux dans le futur. Non, ils ne le savaient pas. Et c’est sans doute dans un élan de colère, que Desmond fit rapidement ses bagages, la tête de sa fiancée, il leur amènerait sur un plateau. Pour qu’ils le craignent, pour qu’ils voient le monstre qu’ils venaient de créer.
Aoife's Act

« Et après, que comptes-tu faire ? Parce que… » Desmond coupa Aoife d’un signe de la main alors qu’il lisait affalé dans l’un des canapés de leur salle commune. Elle était en sixième année et lui passait ses ASPCIS en fin d’année. « Si tu me dis que Doran ne voudra pas que je le suive à Sainte Mangouste, qu’il aille se faire voir chez les trolls. Aider les gens ce n’est pas ma spécialité. » « Et pourtant, tu m’as aidé, toi. »  Levant les yeux de son livre, il les plongeait dans ceux de sa sœur, si le destin en avait décidé autrement, il aurait pu être son frère jumeau, mais elle n’était que l’enfant du retour de couche de leur mère. Et dans le fond, elle avait bien fait de venir au monde. Sinon, il aurait été un fils perdu entre son frère aîné et son frère cadet. Mais entre eux, il y a avait Aoife. Douce et tendre Aoife, ils étaient si proches que parfois certaines rumeurs pouvaient courir sur leur relation. Il l’avait toujours défendu, mais qui savait dans le fond que cette fille dite faible était la cible préférée de Doran. Ce Meadowes aux multiples dons, l’héritier parfait. Mettre du plomb dans la cervelle à Aoife, la rendre docile pour son mariage futur. Voilà ses excuses, mais Aoife n’avait pas à être traité comme une vulgaire marchandise qu’on vendait pour obtenir de l’or. C’était sa sœur. « C’est parce que tu es ma sœur », dit-il retournant à son cours de potions. Elle eut un petit rictus qu’il connaissait par cœur. Oui, il ne le faisait pas pour la dernière petite sœur qu’ils avaient en commun, simplement parce qu’il n’avait pas envie de la connaître. Il avait Aoife et c’était suffisant. Il n’avait pas besoin de plus qu’elle pour être en confiance, sinon, Desmond était froid, arrogant, mais il ne se fichait pas des on-dit des autres, assez faibles à cause des rumeurs. « Soit. » Répondit-elle continuant de griffonner sur son parchemin. Le silence se fit lourd, pesant, il savait qu’elle avait envie de parler… Et pourtant. Elle ne le faisait pas. « Desmond ? » « Hm ? » Il plongeait son regard dans celui de sa sœur, une sorte de connexion inédite entre deux personnes de la même famille. « Tu vas l’épouser à ta sortie de l’école ? » Il eut un petit rire, mauvais, il n’avait pas envie de se marier à la sortie de l’école, mais apparemment, c’est ce qui était prévu vu la faiblesse de Doran a gardé une fiancée plus de trois mois. « Comme on a un frère incompétent, va bien falloir que je me dévoue. » Elle se posa contre lui dans le canapé de cuir vert foncé, la lueur du lac noir à travers les grandes fenêtres de la salle commune les éclairant faiblement. « Et si tu pars, qui me protégera ? » Il fronçait les sourcils, visiblement en colère, si bien qu’il siffla. « Arrête de t’inquiéter, je serais toujours là. » « Jure-le », dit-elle presque apeurer. « Va chercher Goldstein. » « Pourquoi ? » Il haussa les sourcils en soupirant. Se levant lui-même pour aller chercher son comparse dans son dortoir. Une fois revenu, le jeune homme était au courant des plans de Desmond. « Donne ta main, Aoife. » dit-il en tendant son bras. Elle le fit, le regard toujours curieux. Quand Goldstein commençât à parler, elle dut se rendre compte du serment inviolable qu’ils étaient en train de faire. « Jures-tu de protéger ta sœur quoi qu’il en coûte. » Il regarda Aoife dans les yeux, elle avait juré sa clause avant lui. Puis dans un moment solennel, où personne hormis ses trois âmes étaient présentes dans la salle commune, il ajouta « Je le jure » Alors que des fils rougeâtres viennent lier leur serment en s’enroulant autour de leur poignet respectif.

***

Il ouvrit grand les portes de la salle à manger, il venait d’avoir vingt-cinq ans et retrait tout juste de Bulgarie, là où sa fiancée s’était enfuie. Un cri de surprise de la part de sa plus jeune sœur. « Desmond ! » de la part de son père. « C’est pas vrai », lâcha Doran. Sa mère esquissa un signe de croix, alors que son petit frère mettait sa main sur sa bouche pour cacher sa surprise. Le fils mort, le fils pas du tout prodigue. Il cracha à son frère, acerbe. Doran se plaignait de sa présente. « Alors, la double vue ne marche plus ? Va ressourcer ton pouvoir Doran au lieu de te plaindre. » Ce dernier se leva, alors qui lançait sur la table du petit déjeuner le sac de toile qui roula jusqu’à la place de son père. Tournant le dos, il sortit de la salle à manger. Aoife n’était pas avec eux. Un cri d’horreur en découvrant la tête décapitée de son ancienne fiancée dans ce sac de toile. Desmond n’avait pas lésiné sur les moyens, et maintenant, ils savaient ce qu’il était capable de faire. Il pontait les escaliers à pas de loup, entrant dans la chambre d’Aoife sans frapper. « Aoife ! » dit-il alors qu’elle se levait péniblement. Ses bras dénudés laissaient entrevoir à son aîné qu’elle avait été frappée, des bleus. Elle était sans doute trop heureuse de le voir revenir, mais lui, il se saisit de son poignet pour mieux voir les maux dont elle souffrait. « C’est lui qui t’a fait ça ? Dis le moi Aoife ! » Les cris d’horreurs du bas masquaient les larmes et la conversation qu’il avait avec sa sœur. Il la serra contre lui, lui murmurant dans l’oreille. « C’est bientôt fini, Aoife, bientôt il ne te fera plus de mal, je te le promets. » Et Dieu savait désormais qu’il tenait ses promesses.

Asphodel's Act

La France, Desmond n’était que peu habitué à tant de joie sèche. En vérité, il était parti, il avait abandonné sa famille, sa sœur sous les remarques de Doran et de son père. Sa fiancée perdue. Elle était plutôt partie celle mégère et il comptait bien lui mettre la main dessus, faire payer cet affront pour que tout le monde se souvienne que Desmond n’était pas à prendre à la légère… Pas du tout. C’était un 15 décembre et il allait avoir vingt ans en janvier prochain… Le temps de dire ouf, il serait déjà dans la vingtaine et pourtant, ce n’était pas son objectif. Accoudé, seul, il dégustait un verre de Beaujolais, vraiment bon pour une fois cette année. Il soupira, voyant que du coin de l’œil un groupe de jeune femme le fixe, il ne montre rien, il a bien le droit de se savoir attirant après la fuite de sa fiancée… Il en a le droit… Puis ses yeux se posèrent sur la sorcière blonde qui s’approchait de lui, comme si c’ » tait pour lui qu’elle venait. Son verre levé en face du sien, il trinque avec elle alors qu’elle annonce dans un français maternel. « Santé ! Ce vin est un pur délice, ne trouvez-vous pas ? » Elle devait forcément être saoule, mais elle avait l’avantage d’être joli et que malgré sa méchante humeur, l’irlandais aimait les femmes. Il répondit tout aussi simplement « Un bon cru en effet, il n'est pas rare que le Beaujolais soit un vin de table simple et agréable. » Elle rit doucement, elle est vraiment ivre, il n’y avait pas à en douter et pourtant… Elle semblait le dévisager longuement avant d’ajouter un peu plus chaleureusement. « Oh, désolée de mon impolitesse. Je me présente : Asphodel Prince aujourd’hui, c’est mon anniversaire. » « On me nomme Rowan et félicitations pour votre anniversaire, je vous offre quelque chose ? » Apparemment, elle venait de décrocher quelque chose quand le serveur leur apporta deux nouvelles consommations, mais dans le fond, ils ne se doutaient pas non plus de ce que cette rencontre allait apporter. Et elle aurait mieux fait de ne jamais poser son regard son lui, ni ses lèvres, ni lui donner son corps, car c’était sans nul doute la plus grosse erreur de sa vie.

***

Cela faisait un an qu’il était revenu en Angleterre. La Grande Purge ayant marqué les esprits. La Grande Purge ayant pris son frère Doran. Il sourit derrière son bureau. Depuis les meurtres quasi héroïques dont il avait fait preuve de l’animation de l’acharnement, Desmond avait désormais vingt-six ans. La fleur de l’âge, c’est ce que certains, dirons, mais son visage était déjà marqué par les cernes, s’il avait travaillé, travaillés très durs au service de l’Ambassadeur durant une année avant de prendre sa succession sur ordre de ce dernier. Mangemort important, d’une famille honorable de Sang pur dont il était le dernier survivant, il avait préféré laisser les affaires aux jeunes de ce monde, le nouveau rapport entre les sorciers et le Ministère n’étant plus vraiment comme il l’avait vécu, Desmond avait appris et aujourd’hui, il était l’ambassadeur de l’Angleterre. Il avait travaillé pour et autant dire qu’il était relativement fier de son parcours, bien qu’atypique, il avait bien fait de commencer à travailler pour le vieil homme à sa sortie de Poudlard et de recevoir une année supplémentaire de ses conseils avant de reprendre le flambeau. Le nez dans ses papiers pour un accord avec la Bulgarie et le déplacement de leur ambassadeur dans quelques semaines pour conclure un accord sur lequel il travaillait depuis quelques mois déjà, Desmond fût interrompu par quelques coups secs contre sa porte. « Meadowes ? » C’est le seul mot qu’il entendit avant d’ouvrir la porte d’un coup de baguette – l’un des rares sorts qu’il exécute correctement — « Combien de fois vous ai-je déjà dit de rentrer juste après avoir frappé, je n’ai pas de temps à perdre, le travail court les rues chez les ambassadeurs, Flint. » Le sorcier dégarni eut une moue non équivoque sur le fait qu’il n’aimait pas se faire commander par un gamin. Certes personne n’aimait ça, mais il avait appris avec le meilleur et il serait en voie de devenir le meilleur. « Vous vouliez ? » dit l’irlandais la voix cassante, agacée par le manque de conversation de son collègue. « Ah oui ! C’est vrai. » Desmond eu un soupire agacé jusqu’à ce qu’il relève les yeux vers la porte de son bureau. « Miss Prince, Desmond Meadowes, l’Ambassadeur anglais, vous risquez d’avoir à faire à lui souvent. » Flint lui glissa quelque chose à l’oreille, alors que Desmond se relevait de son bureau pour glisser jusqu’à la demoiselle et à son collègue. Flint avait dû surement ajouter que l’arrogance de Desmond n’avait d’égal que son égo surdimensionné, mais que c’était à cause du choc de la perte de son frère ainé et de ses nouvelles responsabilités. Desmond fit un signe de la main à Flint. « Laissez-nous. » Il était froid, son regard fixé dans celui de la blonde en face de lui. D’un signe de la tête, le sorcier sorti, laissant la porte entre ouverte tout de même pour s’assurer que rien n’arrive à la nouvelle diplomate. Desmond avait le visage impassible avant d’afficher un petit sourire en coin. « Je ne pensais pas te recroiser un jour, Asphodel. Où faut-il vraiment qu’on s’encombre des politesses ici ? » Il ne savait pas ce qu’elle allait répondre, mais la surprise de le retrouver après leur courte histoire passionnée à Paris était la même pour Desmond, il n’avait pas l’habitude de collectionner les femmes. Et quand il retrouvait une ancienne conquête, il pouvait bien vite replonger. « Je suis surprise. » « De me retrouver ici ? Ou bien du fait que je t’ai menti ? » « Pourquoi l’as-tu fait ? » Il fronça les sourcils, un sourire en coin sur ses lippes, le regard plus froid que d’ordinaire. « Arrête de penser que c’était pour te protéger, ça se voit dans tes yeux. » Il était surement méchant dans ses mots, quand il ajoutât pour conclure. « Mais, ça ne te regarde pas. » Il lui serra la main, ouvrant finalement la porte, l’invitant à sortir retrouver Flint et continuer de faire le tour du service. « Enchanté, Miss Prince, j’espère que notre collaboration sera bénéfique. »

Laurlynn's Act

Le visage hermétique à toute expression, Laurlynn était allongée à ses côtés, enroulée nue dans les draps d’un lit conjugal qu’ils partageaient depuis six mois désormais. Le mois d’août avait scellé leur union et malgré tout ce qu’il laissait montrer, Desmond était bien plus sous le charme de la sorcière qu’il ne l’avouait. Quelques regards, quelques attentions qui étaient devenus comme des petites habitudes pour l’ambassadeur. « À quoi penses-tu ? » dit-il en portant sa main sur le ventre arrondie par la maternité prochaine de sa femme. À peine mariés, Desmond et Laurlynn avaient conçu des enfants. Des faux jumeaux, Desmond avait de la peine à y croire, cette chance remontant à des générations avant lui dans sa famille. Bien que l’union soit forcée, l’amour s’était immiscé dans le couple sans qu’il ne le veuille vraiment. Mais c’était des choses qu’il fallait apprécier, qu’il fallait chérir. Parce que ça ne durait qu’un temps, des études moldues disait trois ans et les petites princesses de Sang pur pensaient que cela pourrait durer toute la vie. Mais un jour, il faudrait bien se rendre compte qu’elle se lasserait de lui et qu’il la trouverait moins belle avec le temps. Mais actuellement, c’était la femme la plus belle du monde magique à ses yeux, même la fiancée qu’il avait chérie en son temps ou encore Apshodel n’arrivaient pas à la cheville de la nymphe étendue dans son lit. L’irlandais était fier, trop pour le cacher indéfiniment, cela devait sans doute se lire dans ses yeux. Et tant mieux… « J’ai peur », dit-elle. « De quoi ? » dit-il en se serrant contre elle. « De rien… » Dit-elle dans un soupir. Dans le fond, Desmond le savait très bien, elle avait peur de l’accouchement, surement trop jeune pour porter deux petits êtres, elle avait peur d’y rester et de ne pas voir grandir la chaire de sa chaire. Il sourit et vient embrasser son cou. « Tout sera parfait, tu y arriveras », conclut-il comme s’il avait lu dans ses pensées. Elle se retourna vive. Majestueuse comme à son habitude. « Tu seras là ? » Elle était inquiète anxieuse, mais n’était-ce pas normal pour la venue d’un premier enfant. Si tout à fait. Il prit la main de sa femme dans la sienne, faisant tourner son alliance sur son index, bas à son adresse. « Pour le meilleur et pour le pire. » Il l’embrassa, passant une main dans ses cheveux de jais. Dans le fond, il espérait que son fils ou sa fille puisse obtenir la chevelure lisse et brillante de leur mère. Parce qu’un enfant aussi beau qu’elle ne serait que plus parfait et personne ne pourrait mettre en cause sa puissance à la tête de sa famille. Pas même son cousin, pas même lui. Desmond se détachait d’elle à regret. « Tu te souviens. Commençait Laurlynn un peu perdue dans ses pensées. Quand je te l’ai annoncé. » Desmond eut un petit sourire médusé, oui, il se souvenait et trop bien même. Parce que s’il lui avait imposé de le rencontrer juste le jour de leur mariage, l’ancienne Peverell avait attendu tout aussi longtemps pour lui dire qu’elle était enceinte. « Évidemment, comment voudrais-tu que j’oublie ça. » C’était inattendu, placé entre le pain et le beurre. J’attends un enfant, avait-elle dit lors du bal de Noël de cette année. Devant des collègues, devant des gens qui n’avait pas à le savoir, mais il était heureux de l’avoir appris à cette occasion. Il l’avait serré contre elle, le seul moment de pure affection qu’ils avaient montrée en public. Le seul, mais le plus intense. Depuis, le couple évitait de sortir, la femme épuisée par sa grossesse et Desmond perdu entre elle et son travail, les négociations avec les autres pays n’avaient jamais été aussi importantes qu’en ce début d’année 1990. « Étais-tu heureux ? » « Plus que jamais, pourquoi tu en doutes ? » Il avait arqué un sourcil, curieux de savoir la raison. « Tu es absent », avait-elle lâché dans un souffle. Oui, peut-être, dans un sens, quand il était absent, il était avec Aoife. Il était en réunion de crise, comment avouer à sa femme, qu’une autre portait sans doute son enfant, en même temps qu’elle. C’était d’un compliqué et pourtant… Il l’embrassa sur le front. « Je suis désolé, mais Aoife a besoin de moi, maintenant. Il la serra contre lui. La famille Meadowes à besoin de moi » simplement, car il a été assez intelligent pour tuer son père, pour le tuer, comme son frère à l’époque pour prendre le pouvoir, pour montrer de quel métal il était fait et désormais, il avait des obligations. « Et si nous retournions en Irlande ça serait plus facile ? » il rêvait de retourner là-bas, dans ses plaines, restaurer le manoir et voir ses enfants grandir là où il avait grandi. Un bonheur… Dans un silence de plus en plus pesant, il ferma les yeux et s’endormis, sa femme aux creux de ses bras.

***

Le mois d’avril était arrivé avec son lot de surprise, si la naissance de Tristan et d’Isolde ne s’était pas faite des plus normalement possible, le fait qu’ils soient prématurés n’avait pas empêché leur père à prendre soin d’eux, alors que Laurlynn était absente. La cause ? L’accouchement bien plus dur que prévu, la perte de sang. Dans un sens, Desmond avait eu tellement peur de la perdre qu’il s’était attaché à ses enfants, ils avaient les yeux de leur mère, ce petit air de malice. Le désastre du bal masqué du Ministère l’inquiétait, mais c’était sa femme le sujet principale de ses pensées, dans un état difficile, elle n’avait pas ouvert l’œil depuis trois semaines, elle n’avait pas de mouvement de vie. Penché au-dessus du berceau de son fils, Desmond laissa une larme rouler sur ses joues. Il était faible sans sa Reine, plus rien, il perdait sa couronne à ne pas l’avoir à ses côtés. Désormais tout était clair dans son esprit. Il étouffa un sanglot alors que la porte derrière lui s’ouvrit. « Monsieur. » Erwann venait de rentrer, d’un geste de la main, il essuya sa joue et fit face à son homme de main. « Madame vient de se réveiller. » Les ouvert les yeux dans un geste le plus étrange qu’il n’ait jamais eus. Perdu entre la joie, l’excitation et la peur, mais aussi le soulagement. Il fit de grands pas, ordonnant à son second de vêtir chaudement les enfants. Il fallait qu’il soit là. Pour le meilleur et pour le pire.
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Re: Fiches WDWF (Odette - Desmond - Pietro - Leik - Zeke)

Message par Dezaia le Jeu 25 Oct - 12:55

Pietro Lupin a écrit:
Pietro Layil Lupin
- Tout homme abrite en lui une bête sauvage -

Nom: En vrai, c’est pas le souci d’être né impur qui le dérange, c’est qu’on est toujours associé à la France ou bien à l’Angleterre quand t’es un Lupin. Un putain de mordu comme certains l’dise. Mais il s’en tape le mec, parce que c’est vrai, c’est des mordus pour la plus part. Mais lui, c’est un mordu un peu français, un peu italien et pas mal anglais, merci p’pa et m’man pour avoir mixé les origines, parait qu’ils sont pas mal vos gosses. Prénom(s): Pourquoi fallait qu’on l’nomme, parce qui parait que c’est la loi. Et même si leur naissance à pas fait d’vague, il a fallu qu’il est pas un prénom passe partout. Oué, lui c’est Pietro. Parait que c’est pierre dans une autre langue. Mais ça il s’en fou, il transpire l’Italie de son père comme ça. Alors il s’en fou, ça le lie un peu à l’homme qu’il aurait voulu connaître. Puis y a Layil, parait que c’est hébreu, c’est c’que dit m’man et mamy. Mais ça il sait pas pourquoi fallait qu’elles pensent comme ça. Il s’en foutait que ça veuille dire nuit et que le s’cond prénom de Mar’ ça veut dire soleil. Il en avait rien à foutre, parce que y a personne qui l’appelle comme ça aujourd’hui, avant y avait Rhi, mais ça, c’était avant. Nature du Sang: On s’en foutait y a un temps du sang mêlé qu’ils avaient, c’était pas grave. On vivait juste p’rce que c’était bien en vrai. Il hurlait accroché aux bras de Rhi’ et Mar : qu’ils étaient les plus fort et que le sang ça s’fait rien. Parce que ça fait rien, c’est qu’un putain de liquide. Mais il aurait pas dû hurler trop fort, parce qu’en y a qui ont entendu et qui leur ont pris un bout du trio. Saloperie de sang, y a rien d’autre à dire Date & Lieu de naissance: Faut faire les choses biens, c’est c’qui disait papy Charles. Et pourtant c’est pas m’man qui a fait les choses mal, c’est p’pa qui a fait le connard. P’être qu’il l’aimait, il en sait rien Pietro, il le connait pas son père, parce qu’il est crevé, parce que c’était pas le fait d’être impur, nop. C’était juste le fait d’avoir pris m’man pour une catine t de la mettre en cloque comme ça. Eh bim. Mort, y a pas d’autre mot. Si les deux autres ils s’en foutent, Pietro, il y aurait tenu à son père. Ok, il était pas délicat avec Viola, mais c’comme ça les couples c’est pas rose. Alors il est venu au monde le 3 mars 1960. Le troisième mois d’l’année pour trois marmots qui hurlaient plus que les autres. Oué chez Charles c’était la dawah, mais on s’en fou, parce qui fallait bien qui sortent les triplés, sinon Voila aurait été une baleine toute sa vie. Statut Matrimonial: Pour pas dire que c’est complexe, on va dire qu’il aime baiser à gauche à droite sans chopper de saloperies. Il est un peu bête Pietro, il aime bien certaines filles, mais il est beau gosse, alors y’en a toujours des plus belle qui arrivent et qui prennent la place de l’autre. Il est pas fait pour s’poser, c’est même pas dans son optique de vie en fait. Il a perdu la seule femme de sa vie et depuis, il vit avec un fantôme dans l’cœur, y a personne qui pourra la remplacer pour lui, parce qu’il est perdu, il s’est perdu quand il l’a prise contre lui. Livide. Carrément morte même. Il a peur de toucher une femme pour qu’elle finisse comme ça, il s’contente d’être une putain de bâtard, pas d’sentiments, c’mieux comme ça. Profession: Il était bon à rien Pietro. Nop, toujours à trainé dans les endroits les moins fréquentables de Londres. Si bien qu’à l’école il était pas brillant, juste en défense et en sortilège. Mais c’ » tait un artiste, un vrai, même si ses dessins c’était des roses ou des têtes de mort, il a pris les aiguilles et l’encre de plumier pour se faire ses premiers tatouages. Mais quand il est sorti, il était content Pietro, il avait de quoi faire un book et y a un moldu qui l’a pris. À Canterbury, un tatoueur sur la rue marchande, il était content le gamin, papy Charles pas trop. Mais il s’en foutait, il faisait des tatouages aux gens, il était content. Pi, il a dû fuir et il a arrêté de faire c’qu’il aimait. Tant pi, maintenant qu’il est à Pré-Au-Lard, il a retapé une petite boutique en ruine, il a son salon de tatouage magique et il emmerde le monde. C’comme ça. Ancienne Maison: Fallait dire que c’était les années dorées Poudlard. Oué, c’était pas trop compliqué en vrai. Juste qu’ils étaient bien dans la salle commune à faire chier le monde. Les rires lourds, la mauvaise humeur. Oué, c’était un peu ça la fratrie des triplés. Des lourds de chez Gryffondor, et sérieux, ils étaient à l’aise, balaize et sans peur. Aujourd’hui faudrait p’têtre qui se souvienne que le lion il est plus près que trop loin. Mais il s’en carre le fion Pietro. Il veut pas se souvenir. Patronus: F’llait pas qu’elle crève. Nop, il s’en souvenait encore du sort de patronus avec ce vieux prof qui sentait l’ortie. Oué, c’était pas facile à faire penser à qu’chose d’heureux. C’était ouf, mais fallait le faire. Avant qu’elle parte, c’était un loup son patronus, parce qu’il était destiné à en être un, il était fier putain ! Puis elle est morte, et ça a changé, oué il a changé, parce qu’elle lui manque. Là, son patronus, c’est le sien, oué c’est une putain de lionne et il le vit pas très bien. Epouvantard: Avec eux, il avait pas peur d’grand-chose Pietro. Il savait qu’il avait tout qu’il voulait, parce qu’ils étaient tous les trois. Puis ils ont été deux et y l’autre fille qui a pris sa place à Rhi’. Oué, une imposture. Mais c’qui fait le plus peur à Pietro, c’est de perdre aussi Marek. Oué, il le montre p’être pas, mais il l’aime son frangin, c’est fort et parfois il a peur pour lui, parce qu’il supporte pas qu’on remplace Rhi’, alors on remplace pas Marek, c’est mort les gars, personne remplace Marek. Baguette Magique: Faut croire que c’est parce qu’il est de mars que sa baguette est aussi têtu qu’lui. Il est pas chiant, mais le bois de frêne c’est pas trop ce qui voulait. Ok, la baguette marche qu’avec lui, même pas avec Mar’. C’est ça qu’est bon, qu’aucun rat du mage noir puisse s’en servir s’il la perd au combat. En vrai, c’est presque si cette baguette avait prédit le fait qu’il allait voir la mort de près si, le crin de sombral qui y a là d’dans c’est pas de la merde, cette baguette, c’est l’extension de Pietro, bien qu’il aime les aiguilles de tattoos. Pourtant, elle bien dans une boîte d’épingle avec ses vingt centimètres, c’est pas grand, mais il s’en fout, ça passe partout au moins. Animal de Compagnie: Vous savez, c’est pas qu’il veut pas d’un animal. Mais c’est qui sait pas se supporter lui-même alors ça l’énerve qu’on lui dise qu’il devrait prendre un chien ou un chat. C’le gave assez vite même. Il est bien tout seul, parce que d’toute façon, il veut de personne, ni de q’chose dans sa vie, il a pas l’droit, parce qu’il l’a perdu et qu’il a déjà pas été capable de garder en vie son cochon d’indes, alors garder en vie un chien, vous l’faites rire. Particularité(s): Il était prêt quand c’est arrivé vous savez, il l’savait que papy Charles respectait les traditions. Et Pietro, bah il a survécu. Comme tout l’monde en fait. C’est un mordu, un vrai de brai, il a pas fui et il a été malade longtemps pour combattre le mal par le mal vous savez. C’était en fin juillet, si y s’en rappel. Et tout l’mois d’août il l’a passé entre la vie et la mort à pas trop savoir, puis il est revenu l’a lune d’après. Pour lui, c’est pas un statut de monstre nop, c’est l’héritage de la famille. C’est un putain de loup garou et il est putain de fier vous savez. Qualités & Défauts: Arrogant - Con - Beau parleur - Amateur de vodka et liqueur - Artiste dans l'âme - Ronchon - Du matin - Agressif - Fier - Grande bouche - Drôle par moment - Touchant - Très famille - Vit dans le passé - Mauvaise langue - Brayant - A ses convictions - Indépendant - Bordélique - Propre et organisé dans sa vie pro - Inventif - Sans pitié avec les mangemrots - Cache ses sentiments - Handicapé des sentiments Groupe: Quand on lui a dit que c’était son cousin qu’était à la tête du groupe, il s’est dit qu’il allait se bouger le cul. Pendant un temps, c’ était personne. Et c’est toujours personne. C’est un putain d’anarchiste, d’insurgent Pietro. Mais il le vit pas mal, même s’il vit pas avec le reste de la meute.

Prénom / Pseudo: Chloé, mais Dezaia pour les non-intimes. Âge: On a 22 ans bientôt les copains. Pays / Région: De la France où la forêt pousse fort ! Présence: Régulière of course. Avatar: Sebastian Stan, parce que le sex apple est réel chez Marvel Personnage: inventé (X) Comment as-tu connu le forum ?:  Mon petit doigt me l'a montré. Crédits: Bazzart - Avatar / Tumblr - Gifs Un dernier mot: Pas que j'aime les loups, mais il était temps de choisir ce côté de la force.


Quel est votre sentiment quant aux conflits civils actuels ? (Pensez-vous qu'il s'agisse d'un mal pour un bien, que c'était inévitable, êtes-vous plutôt actif ou passif, etc?)
Charles t’avait toujours dit qu’un loup était belliqueux de base. Qu’un loup c’était un loup et qu’on pouvait rien pour lui. Comme t’as été mordu. T’aimes forcément ce qui est noir, les conflits, ça t’empêche pas de vouloir protéger ton monde et ce qui en reste. Alors ce que tu penses des conflits ? Ça te fait rire, parce que les conflits, c’est toi qui les créé souvent, parce que l’Ordre il aime bien y aller avec la force et que la force n’est pas forcément négative, parfois, il arrive que ce soit pour de grandes choses. Et dans le fond tu t’es laissé convaincre pour t’engager tôt dans le combat, pour venger la mort de ta sœur comme tu l’as promis à Marek sur la plage après l’enterrement. Alors oui, t’es actif dans le conflit civil et trouver du repos ça sera quand tu seras mort, pas avant. Sinon, t’aurais loupé cette vengeance qui te tient tant à cœur.

Êtes-vous plutôt inquiet ou soulagé de la mort de Voldemort et de la ministre de la magie ? Que pensez-vous de la montée fulgurante de l'Ordre du Phénix et des dommages collatéraux qui s'opèrent ?
En temps normal, y a pas de quoi vouloir souhaiter la mort d’un tiers. Mais quand t’as vu de tes propres yeux l’éclair vert toucher l’autre tyran et son sous-fifre. T’étais heureux. Y avait rien de plus cool dans ta vie qu’à ce moment, s’il était mort, c’était tant mieux. Parce qu’il l’avait mérité et qu’il avait plus besoin de vivre, parce qui fallait arrêter le massacre. Pourtant, c’était pas facile de l’arrêter le massacre, parce qu’y a des tonnes de personnes qui sont concernées et qui se sont fait ramollir de crânes par ces conneries. Tu le sais et toi tu veux protéger ce qu’il est possible de protéger. Et c’est pas toujours facile, pas tout le temps même. Donc même si le monde est pas encore sauvé, tu penses bien que c’est pas pour demain. Tu prends le temps de voir les choses venir, les Phénix, et t’en es un, vont faire en sorte que tout se termine, le souci encore c’est que ça finisse dans un bain de sang, mais au pire, toi tu t’en fous.

La Main Noire a appauvri une large partie de la population magique... En avez-vous fait les frais, vous-même? Fréquentez-vous le marché parallèle pour subsister malgré tout ? Que pensez-vous de leurs pleins pouvoirs sur une partie du monde magique à présent ?
À travailler dans le monde moldue, cette putain de main noire était une plaie, la pire des plaies. T’en avais pas assez de rentrer à des heures pas trop catholiques le soir pour satisfaire un client, qu’il fallait faire changer l’argent de ta paie en galions. Rien que pour payer la taxe de ces escrocs. Trop cher, pas justifié, mais taxe quand même. Vivre il fallait le payer et tu te tuais à la tâche, parce que Marek allait ici et là au niveau du boulot, parce que Rhiannon était morte et que sa doublure ne travaillait pas. T’as bossé comme un dingue pour pas que ta famille prenne dans les maigres économies qu’ils avaient. Le seul à avoir un travail fixe. Tu t’en fichais de payer cette taxe pour eux, parce qu’il fallait bien un homme à la maison. Vous étiez deux, c’est vrai, mais pour oublier qu’elle était plus là, t’as bossé comme un damné. Et aujourd’hui, avec la fuite, tu ne paies plus rien, parce que t’es libre de faire ce que tu veux. Et le marché parallèle ? T’as souvent trainé du côté de la station, la drogue, c’est ton dada, mais juste pour dessiner les projets de tes clients, alors t’en prends un peu, mais t’en consommes et tu deviens dépendant.

Si vous n'aviez qu'un rêve à concrétiser, quel serait ce rêve ?
Une famille, c’est le vrai rêve que tu aurais pu avoir. Celui d’avoir une famille. De la petite famille parfaite. Deux parents, trois enfants, des grands-parents, des repas de famille à l’italienne comme du côté de ton père. Tu en rêves de ce genre de repas ou Rhiannon, Marek et toi êtes entourés de vos cousins de vos cousines que vous avez connues trop tard, que vous avez appris à connaitre trop tard. Mais quand tu l’as rencontré la petite moldue, tu avais envie d’une famille, de ta famille. Au oui, tu étais jeune et con, mais elle te plaisait tellement que tu avais eu envie de voir l’avenir. Maintenant l’avenir il est un peu morose. Et tu ne vois pas le bout du tunnel, alors ce qui te fait tenir, c’est sans doute le fait qui est les autres : Lothar, Aries, Marek et Skander. Eux, c’est eux qui te restent. Avec Gwen et Viola. Et d’autres cousins et cousines, comme Magnolia et Ombeline. Et en fait, faire une grosse bouffe, un peu plus famille, un vrai repas de famille, autre que ceux après la pleine lune. Oui, ton rêve c’est de rassembler la famille autour de la table. Eux, leurs familles et ceux que t’aimes. Rien de plus. Et encore aujourd’hui, c’est impossible.


Le soir du 15 mars 1990, un grand bal fut donné dans les serres du zoo de Scamander. Mais cette vira au drame lorsque l'Ordre du Phénix tua Voldemort et la ministre de la magie. Depuis plus rien n'est pareil. Que faisiez-vous ce soir-là ?

Les senteurs d’ivrogne, les airs suffisant, il n’y avait pas à dire, Pietro était de trop de ce genre de réception, comme il avait toujours été de trop dans la société magique. En vérité, derrière son masque blanc, personne ne pouvait le distinguer. Lui. Le Lupin. Lui. Le loup. Il se fichait bien de ce qui pourrait advenir de son sort finalement, l’égoïsme avait laissé place à cette chanson collective. Qui aurait pu croire que l’assaut serait donné sur une musique aussi ridicule. Mais les minutes paraissaient longues, interminables alors qu’une vieille sorcière venait lui faire la conversation pour passer le temps, se plaignant de son mari en grande discussion avec de plus jeunes femmes. Il ne put se retenir de lui souffler, mesquin. « C’toujours mieux que d’avoir un strangulot sur le dos. » Il n’était ni poli, ni courtois, il s’en fichait bien de toute façon. C’était son genre à Pietro d’être comme ça. Puis malgré tout, la musique résonnait enfin, laissant un puissant éclair vert traverser la salle et se planter en plein milieu de la poitrine de ce Lord Noir. Un sourire derrière son masque. Il est satisfait, cet enculé de Voldemort a enfin payé pour le crime qu’il a commis. La bataille, le sang a beau faire rage, il ne regarde pas même ses cousins se battent pour aller au bout de leurs lubies morbides et révolutionnaires, il se contente de couvrir les gens qui lui sont chers. Lorsqu’un sort lui frôle l’oreille, il ne fait qu’un demi-tour sur le mangemort en question. L’éclair vert partant de sa baguette. Tuer un homme n’était pas des plus faciles pour les autres, mais il avait cette rage qui lui permettait de le faire sans problème. Cette soif de vengeance. Oui, il était enragé, un loup, un vrai sans aucun doute, mais ça ne rachèterait jamais son grand-père, ni sa triplée. Jamais ça ne rachèterait la mort de Rhiannon. Jamais de toute façon. Puis le feu et il suit ceux qu’il pense être ceux de l’Ordre. Les blessés sont nombreux, mais il n’en tient pas compte, laissant son costume en charpie devant l’enclos du dragon. Si les jeunes tentent de soigner Lothar, Skander est déjà sur le qui-vive. Pietro, les mains dans les poches comme à son habitude scrute la nuit derrière eux. Il ne pipe pas un mot, silencieux malgré son caractère lunatique, la pleine lune n’était pas pour tout de suite, mais il faudrait bien que son caractère ressorte à un moment. Jusqu’à ce que la décision sorte des lèvres de son cousin. « Faites ce qu’elle a dit, aidez les blessés à se déplacer, on verra le reste quand on sera à la maison. » Il grogne Pietro. Encore une attitude de tête brûlée, mais il aide un blessé à rejoindre le petit groupe devant l’enclos. « ALLEZ, on se dépêche ! » Mais il n’a pas le choix. Il avance et les égouts sont vite rejoints quand il sent le sol trembler au-dessus de leurs têtes. Une exposition encore. « Putain de merde ! » siffle-t-il. Ce n’est pas un sentimental. Mais c’est son putain de cousin qui est resté derrière eux pour les couvrir, il a intérêt à revenir vivant, sinon il allait lui faire bouffer son cercueil. Il se saisit du poignet d’un membre qu’il croit être Belette. « On s’bouge. »

CE MESSAGE EST PARFAITEMENT APPROUVÉ PAR LE MINISTÈRE DE LA MAGIE.

Pietro Lupin a écrit:
three children
- so we can learn to pick ourselves up -
Fallait que même le sort soit contre vous. Parce qu’il voulait se moquer un peu des trois bâtards Lupin. Ceux de Viola avec un impur. Mais t’es fier toi, de l’être impur. Parce que tu t’en fiches depuis que t’es tout petit. Le seul truc que t’as jamais reproché à ton grand-père avant qui t’en colles une derrière les oreilles, c’est qu’il ait tué ton père parce qu’il n’était pas marié avec ta mère. Mais maintenant, tu veux faire les choses bien aussi. Tout dans l’ordre comme il dirait si bien Charles. T’as été le premier à sortir du ventre de ta mère. Toi, Pietro Lupin, après y a eu Rhiannon, la princesse, celle que personne ne pouvait toucher tant elle était précieuse, tant les Lupin donnaient du cœur à protéger les femmes de cette famille. Puis y a eu Marek, le petit dernier, de grands yeux globuleux qui lui donnaient son charme. Et pour faire rire les gens, ils étaient nés tous les trois en mars, le troisième jour du troisième mois de l’année… Risible, c’était risible et tu le savais très bien. Et pourtant, ton enfance n’a été que des plus heureuses. Oui, c’est vrai, il y avait le fantôme de ta mère dans un coin du salon tous les jours. Tu l’aimes ta mère, mais c’est Gwen qui t’a élevé. Un jour tu serais un grand loup comme papy, comme ton oncle. Et puis, il y avait ce second oncle absent, qui ne parlait plus et qui faisait pleurer mamie Gwen quand tu voulais en parler. Magnus… C’était ça son nom. Et lui, tu pouvais pas le voir, parce qu’on ne fait pas pleurer une femme chez les Lupin. Alors, vous avez reçu tous les trois votre lettre : Direction Poudlard. En trio, en groupe, en équipe comme toujours. Mais le sort, il avait encore voulu que vous restiez ensemble. Gryffondor, les trois d’un coup. Alors que tu savais pas qui y avait un autre Lupin de votre âge à Poudlard, tu le regardas un instant. Lui, un poufsouffle, Lothar s’était. Et de tes cousins, t’avais jamais entendu parler de lui. Jamais.

Puis comme tout le monde, un jour t’as eu ton diplôme, médiocre, parce que t’avais jamais voulu te fouler. Parce que ce que t’aimais toi, c’était le dessin. L’art pictural et les tatouages. T’adores ça encore aujourd’hui. Si bien qu’à dix-sept ans, tu t’es fait faire une rosace dans le cou, une grosse, un bon quinze centimètres. Puis l’année suivante, c’était un arbre, sur tout le bras. En même temps qu’un mec de Canterbury t’ouvrait ses portes dans la rue piétonne. Un bon coup de crayon, des idées en pagailles, t’en a fait des tatouages pour X ou Y-personnes. Mais dans le lot, y a la rouquine qui t’as tapé à l’œil, une fille banale. Une moldue. Elle était superbe. Mais son tatouage, il a pris presque un an. C’était Rosalie était c’était toujours toi qu’elle voulait voir. Parce qui y avait que toi qui semblais comprendre ce que les runes sur son dos voulaient dire. Mais c’était parce que tu les avais étudiés à l’école les runes, c’était pour ça. Puis un jour, quand elle a fini, elle était revenue. Des retouches, des rires, des sourires. Tout ça en outre. Tu l’aimais bien et t’en parlais aux deux autres, ils se moquaient de toi, mais tu t’en foutais, parce que tu l’aimais bien Rosalie. Puis la vie, elle bascule et t’as basculé avec elle. Parce qu’il a fallu un jour que ton grand-père te dise que le moment était venu. Et il t’a mordu. T’étais devenu un mordue. Un mois, il fallut que tu luttes contre la mort pour surpasser la bête. Et le mois d’après, ça devait être au tour de Marek. Et le monde a encore basculé un coup… Le pire coup de poker de ta vie. Et Rosalie, tu l’as jamais revue.
Le loup n’était pas mort, mais la première lune était passée. En l’honneur de tout ça ? Un tatouage. Encore un comme disait papy Charles. Oui. Encore un. Il n’en avait jamais assez. C’était même un peu compliqué de transplaner avec la peau à vif, surtout sur le bas ventre. C’était le jour de la rentrée et ce jour-là, il avait pas eu le temps de rentrer dans la maison près de la mer à Broadstairs. Parce qu’on lui avait dit qu’on allait à Londres, alors mamie Gwen était venu le chercher devant le travail et ils avaient transplaner jusqu’au Chemin de travers. Tout le monde était là. Charles, Viola, Marek, Rhiannon, Gwen et lui. Ils étaient contents les triplés d’avoir pu passer du temps ensemble. Parce que c’était rare que Rhi elle soit libre. Parce qu’elle bossait pas mal la petite et Pietro aussi il bossait, mais c’était un jour de congé, parce qu’il était en arrêt maladie à cause de sa transformation. Fallait bien trouver quelque chose à faire ce matin là, il était pas encore onze heures, mais c’était décidé, ils allaient manger au resto ce midi, avant que Rhiannon elle retourne travailler et que Pietro il retourne encore se reposer. La première lune s’était jamais facile, mais papy Charles, il était fier de lui. Parce qu’il avait battu le loup et que désormais c’était un vrai Lupin. Un vrai mordu comme il disait si bien. Et ce mois-ci, ça devait être à Marek d’être mordu. « Tu l’as revue Rosalie ? » Rhiannon était au courant que Pietro il voyait une moldue. Mais non, il l’avait pas revue la petite. Parce que son tatouage était fini et qu’elle devait revenir que dans un mois pour une vérification des couleurs. Il a un petit sourire. Alors que Marek lui tape dans le dos, moqueur ajoutant d’un cri hystérique. « ROSALIIIIIIIIE » Un rire de la part de la jeune femme, Pietro, lui il rit pas alors que Marek il reprend un peu son sérieux. « S'il l'a pas d'jà revue c'est pour bientôt » « Ferme là », dit-il en lui donnant un faible coup dans les côtés. Depuis la lune, il devait se maîtriser Pietro, sinon il faisait mal aux autres. Et il voulait pas faire mal à Rhiannon, ni à Marek. Pi bientôt d’façon, Marek il serait bientôt un mordu, alors comme ça ils pourraient passer les nuits de pleine lune ensemble. Puis il riait, alors que Charles et Gwen ils leurs demandaient de baisser d’un ton et que Viola elle vagabondait comme d’hab. Mais ils s’en foutaient, ils étaient tous les trois, ils étaient heureux. Parce que bientôt faudrait se séparer jusqu’au soir. Et c’était pas facile d’être loin d’eux, Pietro, il avait un petit pincement au cœur quand il leur disait au revoir, parce qu’il avait l’impression qu’il pourrait jamais les revoir. Mais au moins, tout le monde se retournait pas sur eux, parce que les triplés Lupin, on les connaissait : des casse-cous, des bruyants, mais des bons gamins.

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C’était le bordel dans la boutique de balais magique. Viola était restée dehors avec Gwen parce qui y avait trop de monde, mais Pietro et Marek ils regardaient les balais et les accessoires magiques, parce que ça faisait du bien de parler de sport. Rhiannon ? Elle parlait encore avec le gérant, elle connaissait tout le monde cette gamine, c’était pire qu’une célébrité, pourtant, elle était juste journaliste sportive pour la Gazette et rien d’plus. Mais elle en connaissait une paire. Trop sociable et ouverte Rhi’. Charles, il discutait avec un vieux sorcier dans le fond du magasin, il avait l’air grave, pourtant Pietro il retourne son regard sur sa triplée en balançant à Marek. « Elle vient l’voir tout le temps lui, t’crois qui y a quelque chose watson ? » Il a un petit rire, le crapaud qu’il est toujours joyeux. « Naaan, ça s'saurait si Riri était baisable » Pietro il explose de rire, parce qu’il est bien con Marek. Mais qu’ils savent tous les deux que c’était leur sœur la plus belle femme du monde avec ses grands cheveux bruns et sa peau hâlée. Elle était belle Rhiannon et ça, tout le monde la savait, parce que tout le monde l’aimait. Et parfois ça le dérangeait Pietro, parce qu’il aimait pas trop qu’on s’approche d’elle. C’était une chose précieuse Rhi’, et personne avait le droit de lui faire du mal. La dernière fois qu’elle avait pleurée pour un mec à Poudlard, Pietro et Marek il lui avait pété sa petite tronche de fils de pute, parce qu’on fait pas pleurer Rhiannon. Puis finalement, Charles il va taper sur l’épaule de Rhi et elle sort rejoindre Viola et Gwen dehors, puis c’est presque s’il court vers eux. « C’passe quoi papy ? » Il les prend par les oreilles en lui assurant d’une voix froide et dure. « On a pas le temps de discuter. On rentre à la maison. » C’était pas le moment de discuter, puis une fois dehors, il le dit. Son pote. Albus, il est mort hier soir et aujourd’hui ça va être la merde, fallait qu’ils rentrent tous. Rhiannon elle irait pas bosser, Pietro non plus et ils se battraient à la maison. Mais c’était un beau plan jusqu’à ce que les gens commencent à crier sur le chemin de traverse.

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Pi sans savoir comment, c’était le chaos dehors. Viola elle était paniquée. « M’man ! » hurlait Pietro qui tentait de ne pas lâcher sa main. Alors qu’une boutique prenait feu non loin d’eux. Le chemin était presque désert, mais il avait perdu Gwen. Et Rhiannon la cherchait avec Charles. Jusqu’à ce qui a des cris à l’aide. Pietro, il court vers Rhiannon et Charles qui se précipitent vers une boutique de fleurs. Des mangemrots, il les reconnait ses enculés. Viola est derrière eux. Quand finalement, c’est Marek qui réapparait avec mamie Gwen. Rhi’ crie alors en jetant un sort vers un mangemort. « Putain ! Rhi ! » Hurle-t-il alors que le combat s’engage. Pietro, il lâche sa mère et court vers son grand-père et sa sœur. Parce qu’il veut les aider. Pourtant, une explosion survient sur la gauche, il l’a pas venu venir et c’est un bout de mur qui le projette contre la devanture de l’autre boutique. Baguette en main, il lâche un râle grave et puissant. Il va crever tellement il a mal. Pourtant, il voit que Rhiannon elle trébuche et tombe sur le dos. « RHI ! » hurle-t-il alors que Charles reprend son combat. Charles il l’aide Rhiannon et Pietro lui il est presque incapable de bouger. Jusqu’à ce que l’éclair vert il passe et touche de corps de papy Charles. « NOON » C’est tout ce qu’elle arrive à hurler mamie Gwen. C’est tout ce qu’elle arrive à dire alors que Charles il vient de tomber mort. Pietro, il est en rage, la bête elle prend le dessus. Il arrive à se relever. Titubant, il court comme il peut et les sorts de connard, il les connait par cœur. Lui aussi il lance un éclair vert sur le mangemort qui vient de tuer son grand-père alors que Viola et Gwen ils s’étaient attroupés autour du corps de Charles, mais que le combat il était pas fini pour Rhiannon. Des éclairs de toutes les couleurs, puis un mangemort qui transplane dans leur dos alors qu’ils arrivent à mettre hors combat celui qu’ils avaient en face d’eux. Un sort de mort qui touche Rhiannon, alors que Pietro il sait pas qui tue l’enculé dans leur dos. Mais il lâche sa baguette incapable de faire quoi que ce soit d’autre, sentant une partie de son cœur se briser. Mais il court vers elle et l’attrape avant que son corps touche le sol. Rhi’, elle tomberait pas au sol comme une vulgaire poupée, elle était belle Rhi, elle était brillante Rhi, ils avaient pas le droit, c’est lui qui aurait dû mourir, pas elle putain. Pi, il pleure Pietro, il pleure, alors que le calme semble revenir dans cette ruelle du chemin. Il pleure, il entend sa mère hurler aussi. Sa p’tite fille elle est morte. Et Pietro il l’a pas sauvé. Il l’a pas sauvé.

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« Rhiannon ? » Viola vient de parler, alors qu’un crack sonore a déchiré l’air quelques secondes plutôt. Pietro, il se relève aussitôt les yeux pour voir sa mère regarder une gamine. Une gamine qui a des airs de Rhiannon, mais c’est pas elle. Non Maman, c’est pas elle. C’est ce qu’il veut penser. Mais Marek, il est à côté de maman, et elle lui dit. « Va chercher ta sœur Marek. » C’est pas sa sœur. Pietro, lui, il tient toujours le corps tiède de sa vraie sœur dans ses bras, il pleure encore. Pourtant, il sait pas pourquoi Marek il va chercher la fille qui vient d’apparaitre, mais elle semble aussi choquée, elle semble pas savoir ce qu’elle fait là. Mais Marek il approche, alors que Pietro il tient Rhiannon dans ses bras. Sa vraie sœur, la troisième pièce de leur trio. Elle c’est qu’une usurpatrice, elle avait rien à foutre là. « Hey, ça va ? Moi c'est Marek » Pietro il est en rage, comment il peut écouter sa folle dingue de mère ? Elle divague Viola, elle croit voir Rhiannon, mais c’est pas elle. C’est pas elle Rhiannon, c’est lui qui l’a dans les bras. « Faut qu'tu viennes avec moi. J'vais t'mettre en sécurité » Il grogne Pietro. Il hurle. « On a pas b’ soin d’elle putain ! » Non, il avait que Rhi et Rhi elle était morte, dans ces bras là maintenant. Pourtant Viola elle explose, elle dit qu’il a pas à dire ça, qu’on n’abandonnera pas sa sœur. Et lui il hurle, il rage, alors que mamie Gwen elle comprend que c’est la folie de Viola. Puis elle pose une main sur l’épaule de Pietro alors que Marek il aide la p’tite nouvelle. Elle murmure mamie. « Ça lui fait du bien Pietro, laisse-lui le temps. » Et lui ? Pourquoi on lui laissait pas le temps bordel ?

ஐ ஐ ஐ

C’était déchirant, il arrivait pas à s’y faire. Assis sur la plage de la ville de leur enfance, il pleurait Pietro. Pas loin de la maison, sur la grande avenue devant la place. Il aimait bien venir là quand y avait Rhiannon et Marek. Mais aujourd’hui, c’était différent. Parce que Rhi elle était morte. Parce qu’avec la peine, il avait quitté sa tranquillité et que la bête, elle prenait le dessus. Parce que c’était un Lupin et que ça ne pleurait pas les Lupin. Il essuie ses yeux d’un revers de la main alors, qui sait que personne le voit. Mais il avait besoin d’être seul. Charles et Rhiannon, ils ont eu un enterrement digne d’eux dans leur petite ville. Et lui, il était là en costard, tout de noir vêtu. À pleurer sa sœur. Parce qu’elle reviendrait jamais et qu’une conasse avait pris sa place. Marek vient lui tapoter l’épaule, ils se connaissent. Ils sont pareils. Il a pris de M’man Pietro, alors que Marek avait toujours pris de P’pa. « T'sais bien qu'elle voudrait pas qu'tu pleures » Mais il lâche un long sanglot, un râle d’agonie.  Mais il continue, c’est un supplice putain, un supplice. « Mais j'te jure Pietro, j'te jure qu'elle s'ra pas morte pour rien. Qu'on les r'trouvera tous, les connards qui ont fait ça, et qu'on leur f'ra payer. » Il relève les yeux rouges, déterminés. «  On leur f’ra payer oué. À eux, leur famille. J’en ai rien à foutre d’être un meurtrier Mar’ on les envoie en enfer » Mais il se retient d’ajouter que l’usurpatrice, elle était sur cette liste.
Tu pensais que tout serait facile. Que tout serait inutile ! Et pourtant, rien ne semblait s’arranger. Tu avais mal. Au fond de toi, rien, rien ne semblait pouvoir apaiser cette peine indélébile. Non, tu l’avais perdue, un bout de ton cœur était perdu dans des limbes que tu ne pouvais parcourir, car de tous, tu n’étais pas Orphée qui allait chercher Eurydice aux enfers. Tu en étais tout bonnement incapable. Juste capable de dire que cette fille n’était que le mal dans vos relations. Viola l’aimait. Marek la défendait et Gwen devenait une veuve sans âme. Tu avais mal de voir ta famille perdue à cause de la mort de sa triplée et de son grand-père. Tu avais mal et le mal n’était pas que bénéfique. Il t’a rendu noir et méchant, la bête prenant le dessus sur toi parfois. Mais il n’y avait qu’un idéal dans tes yeux. Cette moldue et ton travail. Oui, avec les ans, avec la guerre, tu savais que Rosalie s’était mariée, qu’elle avait eu une petite fille. Qu’elle t’avait perdue de vue ! Et ça te faisait du mal, parce que dans le fond, cette moldue là, tu l’aimais bien. Peut-être un peu trop. Puis les années ont passé. Et l’eau a coulé sous les ponts sans pourtant que tu arrives à faire un deuil convenable. Quand tu n’étais pas en vadrouille chez X ou Y pour faire un tatouage avec du matos acheter à la sauvette, mais dans le respect de ton travail, tu étais au cimetière, à Brodstairs. Puis un jour, sans trop savoir pourquoi, Marek s’est mis en danger, malgré tout ce que tu as pu y faire, rien n’y a fait. La justice qu’ils t’ont dit. Mais ça n’empêchait pas que Marek a fait trois ans de prison, trois ans. C’est ton pour toi trois ans. Viola ne comprenait pas. Et cette sœur, cette fausse Rhiannon, elle t'insupportait, elle et ses grands airs, elle et ses blessures, parce que toi tu n’en avais pas des blessures ? Au si tu en avais. Rosalie, Rhiannon, la bête, la perte de ton grand-père, l’emprisonnement de ton frère. Elle n’avait pas le droit de se sentir égocentrique cette famine.

Puis, c’est deux ans après que tu sortis la tête de l’eau, Marek était revenu avec vous. Différent, mais revenu. Il y avait quelque chose en moins, mais il était là ce tiers de toi. Puis, il y a eu l’Ordre, l’enrôlement de plusieurs Lupins. Le tien également, mais tu ne t’aies jamais trop investi trouvant un salon de tatouage à Londres cette fois, Londres moldu. Camdem Town était un lieu idéal pour ce genre de profession. Deux ans où tu as trimé pour tout abandonner du jour au lendemain, parce qu’il fallait partir, parce que ce bal avait donné à l’Ordre un coup d’éclat. Et que désormais, c’était ton propre salon que t’avais ouvert à Pré-Au-Lard. Parce que c’était hors de question que tu dors à Poudlard avec les souvenirs d’un trio heureux, t’y arrivais tellement pas. Mais comme si c’était une évidence, Viola et Gwen, la fausse sœur, elles étaient avec vous. Parce qui fallait bien les protéger, elles aussi. Alors, tu te fous d’où elles dorment toutes. Mais toi t’es au-dessus de ta boutique, posé au calme, parce que le travail te plait, que tu vis ta vie. Bien que tu veilles à la sécurité du village de temps en temps, quand t’es pas de pleine lune. Sinon, t’es au plus bas du trou, mais ça te plait de continuer à creuser. Et tu voudrais bien la revoir la moldue, mais tu peux pas, t’es rechercher, comme tous ceux de ta branche de toute façon… Tous des traitres. Quasi tous des mordus. Mais tous unis jusqu’à la moelle putain !
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Re: Fiches WDWF (Odette - Desmond - Pietro - Leik - Zeke)

Message par Dezaia le Jeu 25 Oct - 12:56

Zekeriah Shafiq a écrit:
Zekeriah Shafiq
- I've been recruiting for the rebellion for a long time.  -

Nom: Tout ça, c'est un petit goût d'orient sur les terres pluvieuses de l'Angleterre, encore un résultat de l'impérialisme Victorien et de toutes ces conneries historiques. C'est un Shafig, l'un des derniers mâles de sa famille, si ce n'est le dernier finalement. Prénom(s): Il ne sait pas trop pourquoi il a un nom comme ça, parce que ça fait biblique ou exotique. Sans doute. Zekeriah, c'est le prénom que sa mère a voulu lui donner sans que son père ne soit le mot à dire, et pourtant, il aurait pu en avoir à la pelle des seconds prénoms, mais ce n'est pas de famille cette tradition. C'est simplement comme ça. Zekeriah, plus souvent Zeke en fait. Nature du Sang: Il y a bien des années que le registre des familles de sang pur a rayé le nom de sa famille, bien des années que le sang n'est plus que mêlé dans les veines des sorciers à l'origine orientale. Il pourrait en avoir honte, mais il est tout de même en pleine euphorie, il vaut bien plus que ces crétins au sang pur. Date & Lieu de naissance: Il est né au printemps, parce que c'est tout de même une belle saison qu'il apprécie. En 1959, il y a trente et un ans, un gamin bruyant venait au monde, dans la maison de vacances de ses parents en Écosse, et c'était, s'il se souvient bien, un 21 mars. Mais pour être certain, faudra lui donner une information en échange. Statut Matrimonial: Malgré tout ce qu'on pourra dire sur les cœurs qu'il brise, c'est peut-être qu'il a le coeur brisé ce con. C'est peut-être bien que le célibat, il le choisit plus qu'il le subit, il est loin d'être un abruti et les personnes qu'il considère comme chère, il se permet de les protéger de tout le monde, même de lui, alors en lui retirant cette part de lui en elle, il l'a protège, voilà tout. Profession: Un métier ? Il en a eu pas mal, autant dire qu'il a été doué en tant qu'Oubliator jusqu'à la Purge, un bon, il sait bien manipuler les souvenirs, les effacer jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien ou une vague impression. Après, il a eu un métier ingrat dans un magasin magique de feux d'artifice, pas grande chose, un simple concepteur de lumière colorée pour les grandes occasions dès ces saloperies de sang pur. Il a appris les bases des explosions les ingrédients, les mélanges et c'est comme ça que né une passion pour les explosifs en tout genre. Pourtant, la boutique à fermé et il a aussi bossé comme agent de sécurité pour les Blacks, ils les détestent, mais même le grand peuple a ses faiblesses et il le sait. Tout ça pour fuir au retour de l'Ordre. Sans faction, il a fait ses expériences dans son coin, devenu une sorte d'ingénieur en explosifs magiques, parfois pour des attentats, on peut faire appel à lui. Ancienne Maison: Quoi qu'on puisse en dire, c'était un salop, un rusé, un roublard. C'était certain qu'il finisse chez les Serpentard lors de sa scolarité, ça à fait pleuré sa mère et crier son père, mais il n’y pouvait rien, c'était comme ça, il était comme ça, et il est encore comme ça. Le courage en plus sans doute. Patronus: Il a formé des patronus pas mal de fois dans sa vie, mais si cette fumée blanche le protège parfois, il préfère les explosions pour se protéger. Il doute revoir un jour, sortir de sa baguette, une énorme mygale. Sans doute l'une des formes les plus venimeuses au monde. Epouvantard: Il n'a pas peur de grand-chose. Très bien, c'est mentir, son épouvantard prend la forme de sa tendre petite soeur, Moana Shafig, elle le pointe du doigt et lui dit qu'il a changé qu'il est devenu fou, mais n'est-ce pas la triste réalité finalement ? Baguette Magique: Faite dans un bois d'if, elle pourrait porter malheur, mais les cris de sombral qu'elle contient la rende effrayante, presque terrifiante. Elle n'est pas très grande, quelques vingt-cinq centimètres, mais elle lui ait fidèle, pour le meilleur, comme dans la pire de situations. Animal de Compagnie: Le seul animal qui veut bien le suivre, c'est ces putains de loup-garous de Lupin. Sinon, on peut dire qu'il n’a pas vraiment d'animaux bien à lui. Le néant est tout aussi agréable que la caresse d'un animal. Particularité(s): Aucune. Qualités & Défauts: sale con - borderline - protecteur - sang chaud - sarcastique - complètement barge - manipulateur - peut faire tout sans sentiments - bon espion - porteur de masques - briseur de coeur - maître dans la manière de se faire oublier - aime ce qui brille - bon chimiste - créatif - blagueur de mauvais goût - lunatique - pas du matin - rongé par la culpabilité - familial jusqu'à  un point - connait le mot romantique pour the one - salopard de première catégorie - aveugle sur les conséquences - buté - ne sait pas parler en public - franc à en dire vos quatre vérité - bon punshliner - opportuniste - amoureux de la vie. Groupe: Insurgent. Malgré qu'on l'a chassé une fois de l'Ordre en juin 1989, on est quand même revenu le voir, parce qu'il n'était pas si inconscient que cela. Il fallait des bras, mais le bal d'hiver a été la consécration, le retour du Phénix. Il fallait faire des dégâts dans les rangs des mangemorts ? Une goupille et c'était fini.

Prénom / Pseudo: spf - dite sarah aussi. Âge: 24 ans, faut croire je suis vieille. Pays / Région: Je vis à London en ce moment, mais je suis bien française. Présence: Régulière, bien qu'avec une heure de moins que vous 🅰 Avatar: Diego fucking sexy Luna Personnage: scénario (X), certes pas fini mais on me l'a bien vendu.  Comment as-tu connu le forum ?: Lexie m'a poussé, la traîtresse.  Crédits: Gallifreys pour l'avatar 🅰 Un dernier mot: L'espoir est la base de toute rébellion ?


Quel est votre sentiment quant aux conflits civils actuels ? (Pensez-vous qu'il s'agisse d'un mal pour un bien, que c'était inévitable, êtes-vous plutôt actif ou passif, etc?)
C’est un mauvais quart-heure qu’il faut passer. La victoire a toujours demandé des sacrifices. Sorciers ou moldus, dans diverses guerres sur les divers âges, tout le monde s’est battu. Il n’y a pas de gentils, ni de méchants dans la tête de Zeke, il n’y a que des idées à défendre et celle qui gagne fait qu’ils sont les gentils ou les méchants. Comparèrent aux Allemands, l’Angleterre magique libre, l’Ordre ne se laissera jamais mal mené par l’oppression des mangemorts. Il y aura toujours quelqu’un pour aller contre leur idée, car ils pensent différemment des grandes idées développées partout. Le monde a besoin d’égalité et de liberté, pas de brimade ni de réprimande.

Êtes-vous plutôt inquiet ou soulagé de la mort de Voldemort et de la ministre de la magie ? Que pensez-vous de la montée fulgurante de l'Ordre du Phénix et des dommages collatéraux qui s'opèrent ?
Soulagé est un grand mot, en vérité, il n’y a pas de répit dans la vie d’un fugitif, il y a eu l’aparté Poudlard, durant quelques mois où chacun a pu reprendre de ses forces, et la mort de Morgana Lestrange et Voldemort n’a finalement fait que jeter de l’huile sur le feu, en plus des autres morts lors des derniers évènements. Il n’est pas dupe Zeke, il sait bien que quelque chose se trame dans l’ombre, pour avoir travaillé avec les Blacks, il sait que tout peut arriver quand on ne s’y attend pas, alors il a dans son sac à dos une tente sans fond, une petite maison bien à lui, qu’il ira planter aux quatre coins du Royaume-Uni pour ne pas qu’on le trouve. Il n’aura de repos que lorsque cette guerre sera finie et que Moana pourra reposer en paix, en sachant que la vipère qui l’a tué sera morte de sa main.

La Main Noire a appauvri une large partie de la population magique... En avez-vous fait les frais, vous-même? Fréquentez-vous le marché parallèle pour subsister malgré tout ? Que pensez-vous de leurs pleins pouvoirs sur une partie du monde magique à présent ?
Il serait capable de rire si on lui disait que la main noire est terrifiante, elle l’est pour ceux qui ne sont jamais allés près des Blacks. Il a dû protéger quelque temps Astraea Black de plusieurs choses et des quatre enfants, c’est bien la plus faible, mais la plus fragile signifie la plus attachante. Il l’aime bien, autant qu’il déteste l’organisation qu’elle dirige. Cercle de jeux ou maison close, il veut les faire tomber. Comme tout le monde, il a dû payer des impôts, des taxes qui le faisait vivre dans la misère, mais la misère n’est rien comparé à la mort, alors il a préféré passé par là que de mourir tout simplement. Pour quelques explosifs, ou autres ingrédients, il a dû forcément se rendre sur le marché parallèle, cette cour des miracles, qui est en sursis. Mais qui restera un pilier de l’underground.

Si vous n'aviez qu'un rêve à concrétiser, quel serait ce rêve ?
Le rêve serait de reconstruire la famille aimante qu’il eut durant quelques années avant la naissance de Moana. Un père heureux et travailleur, une mère douce et pleine de sagesse. Zekeriah a eu la chance d’être baladé entre l’Angleterre et l’Inde dans sa plus tendre enfance. Dire qu’il parle les deux langues sur le bout des doigts n’est pas un mensonge. Son rêve sans doute, c’est de la prendre avec lui et de retourner dans le petit village touristique et natal de sa mère. Lui redonner des souvenirs, se refaire gifler, évidemment, mais qu’il puisse enfin être certain de ce qu’il veut lui dire, car aujourd’hui, s’il venait à dire à quelqu’un qu’il ne pense qu’à elle, ne serait-il pas considérez comme un agent double le Shafiq ? En tout cas, ne vous méprenez pas, il ne rêve en aucun cas de faire venir Moana, elle est sans doute bien plus paisible là où elle se trouve désormais.


Le soir du 15 mars 1990, un grand bal fut donné dans les serres du zoo de Scamander. Mais cette soirée vira au drame lorsque l'Ordre du Phénix tua Voldemort et la ministre de la magie. Depuis plus rien n'est pareil. Que faisiez-vous ce soir-là ?
Le sort raisonne encore dans son esprit comme une pendule. Tic-tac tic-tac. Il a osé passer la limite qu’il s’était imposée depuis des mois, comme une barrière à ne franchir qu’un cas d’urgence. Mais l’urgence de la voir partir loin n’était-elle pas suffisante ? Certainement pas. Il avait fait ça pour qu’elle ne parte pas, mais pour la protégée elle. L’oubliétté encore une fois était la meilleure solution pour que sa famille ne la recherche pas et ne la tue. Il avait eu besoin de le faire, pas pour lui… Pour elle. Peut-être pour le petit eux qu’ils étaient. Pourtant, on l’attrape par l’épaule, un membre de la section d’attaque qui était de pair avec l’artificier. Ce soir Zekeriah n’était qu’un serveur, mais à préparer la salle, il avait pu déposer quelques explosifs ici et là. Il attendait. « Arrête d’être dans la lune, si t’actives rien, on perds Shafiq. » Il hoche la tête. Il le sait Zeke que s’il n’est pas là pour les faire exploser magiquement, les petites bombes n’exploseraient pas, il ne transmettait pas son savoir. C’était bien trop précieux pour le faire faire à quelqu’un d’autre. Et c’était la seule façon de se rendre indispensable à l’Ordre. Il sourit un peu et va servir quelques messieurs, mesdames de coupe de champagne et autres amuse-bouche en cherchant des yeux si la Black n’était pas là, mais il ne la voyait. Pas le moins du monde. Pourtant, il croise, de dos, celui qui l’avait touché, celui qui l’avait blessé, ce frère qui ne méritait en rien d’avoir une sœur si merveilleuse, pourtant, on te retient par le bras. On a compris tes mauvaises attentions. On te calme, mais tu mens pour expliquer le problème. Puis la musique retentit. Il était l’heure, tu lances ton plateau plein du le visage de sang pur, avant d’enchainer les sorts avec les plus farouches. Quelques sorts viennent blesser son épaule, sa jambe, mais il tient debout, il est là pour voir les deux images du gouvernement tomber. Quand la retraite est sonnée, rien n’est encore joué, il n’a rien fait, explosez. Qu’il hurle pour insonoriser les oreilles de ses collègues. « Insonorus. » Un sort de son cru depuis qu’il était artificier ; puis il fait apparaitre ses mèches derrière quelques pots de décoration, un éclair violet sort de sa baguette, dans un sort informulé alors qu’il court vers la sortie comme les autres. Tout aurait sauté dans quelques minutes, pourtant, le souffle de l’explosion le fait tomber au sol, inconscient, alors que ses amis Phénix le prennent avec eux, il ne se réveillera qu’une semaine après l’incident, apprenant que dans la foulée : Isaac Glodstien était mort. Astraea était enfin libre.

CE MESSAGE EST PARFAITEMENT APPROUVÉ PAR LE MINISTÈRE DE LA MAGIE.

Zekeriah Shafiq a écrit:
how to live with a rebel
- so we can learn to pick ourselves up -
1977 - Les doigts croisés entre eux, il fallait dire qu’il n’y avait pas vraiment que du stress. Allongée dans son lit Moana était complètement blanche, presque mourante, pourtant les potions semblaient faire effets sur ses maux. Elle était en proie à des maux de crâne, de belles crises de colère, comme si la magie ne voulait pas sortir, cela faisait déjà dix ans qu’elle voulait voir quelque chose se produire, mais rien ne se passait. À dix-huit ans, il n’était pas l’exemple parfait du grand frère. Recalé au concours d’entrée pour les formations d’Auror, il s’était retrouvé dans les formations d’Oubliator. Chose qu’il aimait de pouvoir contrôler les souvenirs des gens en général, mais la passion ne viendrait que petit à petit. Quand le médicomage entre dans la pièce, il se lève, alors que sa mère tient encore la main de sa petite sœur. Son père ? Voilà bien des années qu’il est parti les laissant tous les trois démunis. L’homme de la maison c’était lui. « Alors ? » demanda-t-il presque impatient de savoir ce qu’avait la petite brune aux grands yeux verts. Il voudrait être certain de tout cela. « Monsieur Shafiq, je pense que vous devriez prendre un siège. » Il écarquille les yeux, tout cela n’avait rien de bon, jamais rien de bon, pourtant Moana était un petit rayon de soleil dans le ciel morose de Londres. Son sourire avait le don de faire sourire ce frère toujours trop accablé par les responsabilités héritées d’un père absent. Il ne sourit presque plus depuis que sa sœur est dans ce maudit hôpital. Déjà deux semaines que les examens ont commencées. Et rien toujours rien, sauf aujourd’hui. Pourtant, il tire le dossier d’une chaise et s’assoit avec nonchalance, il est impatient, terrifié de savoir ce qu’elle a, mais dans le fond il veut encore espérer que ce n’est rien. « Moana n’est pas une cracmole. » Un soupir de soulagement sort des lèvres de sa mère fatiguée par l’attente. « Pas à proprement parler, tout du moins. » « Expliquez-vous Docteur. Je déteste les devinettes. » Car si l’atmosphère avait été détendue quelques secondes, elle n’était pas moins oppressante désormais. « En vérité, le lien magique est bien présent en Moana, elle peut faire de la magie, mais… Elle est bloquée. » « Par quoi ? » Le médicomage se tait. Rien n’est pire qu’à ce moment, quand c’est la mère qui répond. « Vous ne le savez pas ? » Il signe négatif de la tête que Zekeriah se relève en trombe pour regarder par la fenêtre. « Et qu’est-ce qu’on fait ? On laisse ce blocage la tuer ? » Tenant un discours sur l’expérimentation et la réputation de potioniste à Sainte Mangouste, la mère de famille décida de laisser sa fille entre de bonne main, et un jour n‘a pas passé sans que le grand-frère, sans que la mère ne vienne tenir la main à la petite, lui apporter des livres ou des sucreries au miel de chez Honeyduck. On lui disait qu’il y avait du progrès, puis tout repartait en couille. Rien ne tenait, elle était instable Moana, certains on crut à un obscurs, d’autre juste à la folie… Mais lui, il savait que c’était encore une foutue maladie orpheline magique qui collait une étiquette de cracmole sur le front de sa sœur.

1979 - Rentrer de mission, c’était toujours le plus agréable. Poursuivre un sorcier jusqu’en Inde parce qu’il avait entendu une chose qu’il ne fallait pas entendre, c’était long, fatiguant. Chercher les gens qui se cachent ne sont en général pas son travail, mais en équipe avec un Auror, Zekeriah avait eu la chance de ne partir qu’une petite semaine. Malheureusement, depuis la maladie de Moana, la mère des deux enfants s’était épuisée à toujours soutenir sa fille et un matin, elle ne s’était pas relevé, laissant la charge d’une petite sœur malade, mais aimé,  à un grand frère prit par son travail, devenu une échappatoire, un exutoire à ses démons, à ses tourments. Quand il passe les portes de Sainte Mangouste, il demande des nouvelles du traitement de Moana au Médicomage qui s’en occupe. Du positif dit-il, Zekeriah fait la grimace, il fait toujours la grimace, il y a toujours un retour de bâton. Chambre quarante-six, c’est là qu’il se rend, de grandes enjambées, un éléphant protecteur ramené d’Inde. Quand il frappe à la porte, il entendait encore les rires de l’enfant, qui s’évanouissent dans l’attente de savoir qui passe la porte. Pourtant quand l’aventurier oubliator passe la porte, il se retrouve face à deux femmes. Moana et une employée de Sainte Mangouste. Sec, il ne peut s’empêcher de lâcher des mots assassins. « Vous êtes ? » Elle ne répond pas assez vite à sa question qu’il dépose son sac au pied du lit, la regardant. Pas vilaine la demoiselle, mais le regard fier, farouche. « Astraea, je suis potionniste dans ce service. » Il étouffe un ricanement, un sourire narquois s’étire sur ses lèvres. « Et vous êtes punie ? » répondit-il ironiquement. « Vous devriez faire des potions pas lire des livres. » Impatient, méchant, en colère contre ces médicomage qui ne trouvaient toujours pas de remède à la maladie qui clouait sa sœur ici, il en devait amer, mesquin. « J’ai fini mon service, j’essayais d’être gentille avec Moana. » Il ricane, laisse s’échapper un faible, gentille pour répercuter ses mots dans son crâne, être gentille n’avancerait pas le traitement de la Shafiq. Moana, elle regarde simplement l’échange verbal, presque amusée, presque inquiète, quand il lâche sans appel. « Être gentille ne la soignera pas. » Il pose sa veste en cuir brun sur le lit. « Je prends le relais, rentrez chez vous, Astraea. » Pourtant, elle reste droite, fière d’une très bonne éducation qu’il distingue dans ses mouvements, elle l’ignore un peu plus, quand elle lance, plus chaleureuse à l’adresse de la demoiselle hâlée. « Bonne soirée Moana, demain je t’apporterais le livre dont je t’ai parlé. » « Pas la peine de venir demain. » lâche-t-il du tac au tac en lui donnant un coup d’épaule, quand c’est la patiente qui les calme d’une exclamation. « Zeke, laisse la tranquille. » Zekeriah ne savait certainement pas qu’il  venait de faire la rencontre qui allait changer sa vie, mais il savait que la connaître ne serait pas bénéfique… Tout ça, ça causerait sa perte.

1981 - La panique était présente partout, il fallait dire qu’il avait fait des pieds et des mains pour sortir du Ministère et arriver ici avant les Mangemorts, il avait fait ce qu’il avait pu et assis sur une chaise face à la porte, il attendait, le lit de Moana derrière lui. Depuis quelques jours, elle était sous respirateur magique, elle avait encore fait cette crise de magique terrible. Il n’avait pas la notion du temps, aucune notion du temps pourtant, quand la porte tente de s’ouvrir, il se lève, la refermant d’un sortilège informulé aussitôt. Il fulmine, personne ne saurait s’en prendre à elle. Personne. « Baisse ta baguette Astra, tu vas t’éborgner. » Il ne connait pas la voix, mais le surnom, il lui semble familier, comme une caresse sur les lèvres de cette maudite femme de l’autre côté. Il se souvient de cette gentille fille, cette Black. Cordial avec elle, depuis que Moana l’avait sermonné, il était le plus agréable possible rangeant ses inquiétudes sur la maladie de sa soeur quand elle était là, étant le grand frère qu’on habille en prince charmant ou en pirate, il était toujours là quand il le pouvait. Travail puis hôpital, c’était sa vie depuis des années. Depuis quatre ans, quatre longues années à souffrir dans l’attente que le traitement porte ses fruits, mais rien, toujours rien. « Moana, elle n’a rien fait elle est malade elle… » Cette voix au contraire, il la reconnait, il la remercie presque de vouloir défendre la sorcière à l’étiquette de cracmole. Mais ce qu’il entend, c’est juste des cris, des cris de douleurs, alors qu’il tente de maintenir le sortilège pour fermer la porte. Il avait envie de l’aider, la jolie lieuse d’histoire, c’est ce que Moana aurait voulu, mais il est incapable de la mettre en danger la demoiselle. Pourtant, le sort lâche et la porte s’ouvre, une femme approchant dangereusement de la quarantaine malgré tout. En arrière-plan, le corps recroquevillé de la potioniste qui n’hurle plus. Il pourrait lui remercier d’avoir au moins essayé. « Écarte-toi ! Et laisse-moi tuer cette abomination ! » Dit la femme en face de lui baguette tendue. Il aurait presque envie de rire nerveusement, mais c’est d’un geste de baguette qui protège sa sœur d’un éventuel sortilège. « Plutôt crever que de te laisser la tuer pétasse. » Pourtant, il ne sent rien que le geste du poignet de la femme qui repointe sa baguette dans sa direction, son corps se tend de douleur, son corps se tend puis il tombe, à genoux, comme un damné qui devrait prier un quelconque Dieu. Il souffre, et il ne peut rien faire de bien convainquant, il ne peut plus la protéger, il est faible, trop faible. « Charmant. » Conclut-elle ironiquement, quand elle lève le sort, alors qu’il attelle au sol. Il ne peut rien faire endolorit au point de ne savoir bouger. L’éclair vert part, il voit qu’il éblouit la pièce, il pleure de rage, serrant les dents, il est incapable de bouger pour récupérer sa baguette qui a roulé plus loin. Pourtant, le pas n’est pas rapide pour sortir de la chambre, elle se baisse à sa hauteur, sa voix de vipère lui glissant. « La persévérance est une grande qualité, mais passé un stade, c’est de la stupidité. » Il voudrait la mordre, mais il n’y arrive pas, elle s’en va, fière d’un crime immonde. Elle venait de lui prendre, ce qu’il avait de plus précieux. Sa petite Moana. Quand il y arrive, entre les sanglots de désespoirs, les larmes de rages, il hurle, ce hurlement de désespoir qui raisonne dans les couloirs habités de cadavres. Il la vengerait, il la vengerait toujours.

1984 - Artificier magique, voilà tout ce qu’il avait trouvé comme métier après la Purge. Pour quelle obscure raison ? Un sang-mêlé qui avait perdu une sœur n’était plus digne de confiance au service des Oubliators, comme un renégat en qui on n’avait plus réellement confiance. Pourtant, il ne faisait pas que cela, il savait aller prendre quelques photos magiques pour des clients plus que douteux. Pour des gens qu’on ne devait pas fréquenter, même sous la domination mangemorte. La main Noire était une plaie et pourtant, il avait appris, il avait tant apprit en la croissant par la fenêtre de son bureau. Elle, la mère maquerelle. Elle était donc passée d’un job où sauver des vies comptait pour un job où la vie et le corps d’une femme n’avaient pas d’importance. Dans ce moment-là, il voulait croire que Moana serait d’accord avec lui. Elle les avait trompés. Et il était certain que c’était elle qui avait conclu cette femme dans la chambre de la jeune Shafiq. Dire qu’il la détestait était trop faible, il l’avait en horreur et malgré ses beaux yeux verts, Zekeriah l’avait en horreur, un démon dans une peau d’ange. Mais voilà tout ce qu’on put lui dire un beau matin, c’est que les taxes avaient contraint le commerçant à fermer son commerce, quand un matin, on venu frapper à sa porte. Un mec qu’il n’avait jamais vu ni d’Ève, ni d’Adam. « T’as besoin d’un job ? » Évidemment qu’il avait besoin d’un job, les gallions ne tombaient pas du ciel à ce qu’il sache. Mais la voix farineuse, encore peu réveillé de la mauvaise nouvelle tombée la veille. « T’es qui mec ? » Une pause, l’attente. « J’bosse pour la Main Noire, on recrute du personnel, ça t’intéresse morveux ? » Il hausse un sourcil. Comme interdit. Bosser pour eux ? Il met quelques minutes, accrochées à sa porte. « Ça paie ? » En vérité, il s’en fichait pas mal, il avait juste dans l’idée de trouver des informations, des choses compromettantes. Les faire tomber eux les Blacks. « Plutôt ouais. » Il hausse les épaules, son débardeur blanc encore poussiéreux d’explosif en tout genre, il ne lui tend pas la main. Il répond simplement. « Va leur dire que j’en suis. » Rien ne passe sur le visage de l’homme aux cheveux bruns bouclés et au teint moins hâlé que le sien. « Demain, huit heures. » Conclut-il sans se retourner, alors que Zeke ferme la porte. Il allait les niquer de l’intérieur ces connards. Et Moana aurait enfin sa vengeance, il les ferait tomber un par un s’il le devait Zekeriah. C’est ce qu’il pensait avant de se remettre sur son établi, quelques composants explosifs mélangés aux autres, il pourrait faire des merveilles.

1986 - Dans le bureau de la mère maquerelle et de son fidèle valet de cœur. Les deux enfants Black tenaient l’établissement depuis la Purge et autant dire que Zeke n’avait pas vraiment d’envie concernant cet endroit lugubre et fait de luxure. Pas qu’il n’aimait pas la vie, pas qu’une paire de seins ne l’intéressait pas, mais la missive codée concernant un retour de l’Ordre du Phénix l’avait accueilli ce matin avec le Golden Blood. Assis dans l’ombre, il regardait pourtant l’échange houleux entre une prostituée et sa patronne. Astraea ne bougeait presque pas alors que la pute, elle, faisait des pieds et des mains, littéralement pour se faire entendre. Elle était en colère, il n’y avait pas à dire. Et aux vues de l’emplacement des bleus sur son corps, elle avait dû passer une sale nuit en compagnie d’une personne peu digne de confiance. Abimée, c’est ce qu’elle était la belle poupée. Mais il n’avait que faire de cela, ce qui l’intéressait surtout, maintenant, c’était tout ce qu’il pourrait obtenir de la demoiselle, de ses conversations, de ses hiboux. Tout ça pour l’objectif Ordre, et pas pour autre chose. Pas qu’il n’était pas dégoutté au plus haut point par les pratiques de la main noire et la froideur qu’avaient déjà acquis de si jeunes enfants pour satisfaire les ambitions de leur paternels. Mais il ne voyait pas ça le Shafiq, il ne voyait que le résultat, des tonnes de filles emprisonnées ici, des vies brisées. Pourtant, le ton monte. Rapidement et la Black, elle, ne réponds rien. « Vous ne vous rendez pas compte vous Miss Black ?! Non hein ! Vous faites pas le sale boulot, mais c’est vous la sale putain ici ! Avec vos airs de poufiasse. » Hurle-t-elle dans le bureau la brunette jeune et pas sans répartie. Mais quand elle lève la main, Zeke arrive ne transplanant pour lui attraper le poignet. Juste avant le geste. Froid, calculateur, manipulateur. « Si tu tiens à ta vie de merde, je te conseille de faire demi-tour la putain. » Il manque de se la prendre la gifle, mais le visage de la prostituée, Zekeriah la colle contre les papiers que lisait Astraea avant qu’elle n’entre. « Essaie encore une fois, et si t’as vie est pas assez merdique, c’est moi qui te la retire, et je me ferais un malin plaisir de te baiser avant ta mort. Aussi bien que tu t’attendras pas au couteau qui viendra te trancher la gorge. » Conclut-il, en la lâchant, alors que désormais l’agresseur se transforme en victime, une nouvelle fois. Qu’il la pousse par la porte qu’il ouvre. « Dégage. » Il n’a pas besoin d’en dire plus Zekeriah pour la faire fuir. Il ne jette pas un regard à la Black, ajoutant avant de reprendre sa place dans l’ombre. « Pas la peine de dire merci. » Il ne voulait pas d’un merci de sa part à elle, elle qui avait sacrifié Moana sur l’autel de la pureté du sang. Mais il l’entend au loin, le merci. Et il frissonne, il ne doit pas craquer, plus maintenant.

(...)

Le soir même, le Shafiq, il se pointe là où il ne devrait pas vraiment. Mais il avance sur le chemin de traverse, en cherchant l’appartement minuscule de Skander Lupin. Quand il frappe, il attend la même tronche enfarinée qu’il avait deux ans plutôt, les rôles inversés. C’était lui qui avait l’information cette fois-ci. La porte s’ouvre. « T’as besoin d’un job ? » La tronche dans les choux, il articule de sa voix rauque les mêmes mots qu’il entend à longueur de journée. « Va chier, putain. » Il hausse les sourcils, les épaules et les yeux au ciel, pitié qu’il était con lui aussi. « Ok t'es comme ces cons là en fait, parce que j'avais un job, et ça paie bien. » Intrigué ou non, il lui lance encore une fois, comme toujours, le surnom officiel. « Balance le morveux. » Il sourit, il est en position de force, quand il lui tend sa lettre et son code pour la décrypter en ajoutant plus bas. « J’ai un passe-droit pour la liberté et je compte bien t’emmener avec moi Lupin. » Un plus un ça fait deux, et plus d’autres, cela ferait une armée.

1989 - La lettre dans les mains, il cherche encore la lettre dans le livre pour déchiffrer ce charabia, assis dans un recoin de la maison close, il semble seul, de toute façon, il est toujours seul. Des choses, il en a vu arriver ici, et pourtant, il continue encore et toujours d’y bosser parce que c’est comme ça qu’il a pu balancer de belles choses à l’Ordre. Mais rien qui ne retient réellement l’attention, il ne l’aimait pas vraiment, mais depuis qu’il l’avait défendu, elle semblait plus clémente face à lui, plus ouverte. Sincère et il avait mal au cœur de croire cela. Elle ne pouvait pas être ainsi, cette Astraea là était morte avec Moana lors de la Purge. « Il y a des façons plus… ingénieuses et discrètes d’envoyer un message codé. » Il sursaute faisant voler les parchemins, le livre et tout le reste, il se pensait seul, que sa baguette se pointe sur la Black. « Je crois pas t’avoir demandé tes lumières Black. » Répond-il froid alors qu’il pourrait lui lancer un oubliette ou un sortilège de mort, personne n’était aux alentours, hormis eux. Pourtant, elle reste taciturne, rien ne semble la faire flancher. « Pourtant, tu as visiblement besoin de lumière sinon tu serais plus futé que ça. » Il grogne dans sa barbe, a-t-il vraiment besoin de la garder en vie. Pourtant à chaque fois qu’il pose son regard sur elle, c’est comme si l’aura de Moana entourait cette personne d’une belle lumière blanche, elle était l’une des préférées de sa sœur, si ce n’est la préférée, il ne pouvait pas tuer ce dernier souvenir joyeux qu’avait eu Moana. « Ferme là » tente-il de conclure en rangeant ses affaires, alors qu’elle ne bouge pas toujours plus décidée que jamais. Elle avait ce petit air de Moana quand elle voulait savoir des choses sur l’extérieur. Les bonnes femmes étaient plus que têtue ma parole. « Seulement si tu me dis ce que tu mijotes. » Du chantage, purement et simplement, la baguette pointée de nouveau en sa direction, il ne ricane plus, le visage froid. Il ne mâche pas ses mots. « T’es prête à crever pour le savoir, Black ? » Mais elle joue plus qu’il ne la tient en geôle. « Peut-être bien. » Répond-elle simplement. Comme si ce n’était qu’un jeu, il a un petit sourire en coin, abaissant sa baguette. « Je t’assure que t’es pas conne Black, mais t’as pas à te fourrer la dedans, tu t’mets en danger pour rien. » Elle n’a pas besoin de savoir plus, elle ne doit pas savoir plus, il ne veut finalement pas lui faire de mal. « Merci pour le compliment. » Dit-elle en souriant, « Mais je crois pouvoir décider par moi-même du danger que je veux bien courir. » Il ricane. « J’espère que tu cours aussi vite que je vole. » « Je me débrouille. » « J'ai pas spécialement envie de te buter, alors sois tu gardes, sois tu courras pas loin. Hm ? » Il garde ses papiers près de lui, comme précieux. « Mais on renait toujours de ses cendres quand on vient pour la liberté. » « Je ne pensais pas que les Phénix étaient des poètes. » « Dit la maquerelle » Un point pour lui. « Je n’ai pas la prétention de dire de jolies phrases richement illustrées. » Il pourrait presque rire, mais il ne prend pas pour autant un air grave. « Dommage. Pour quand est prévue mon exécution du coup ? » Elle ne laisse rien paraître. Il attend la sentence. « Sois je garde, sois je cours. J’ai horreur de courir. » Un sourire. « D'accord. » « D'accord. »

(...)

L’attaque au Stade avait réussi, pourtant, il était fautif de quelques dégâts, quelques blessés graves. « Tu aurais pu nous tuer, chacun de nous Zekeriah ! Tu t’en rends bien compte ! » Oui, une bombe n’était pas une réelle bonne idée, mais il fallait faire des dégâts, de gros dégâts pour marquer le coup, mais il était plus comme un enfant en faute à attendre la punition. Il soupire voulant ajouter qu’il était désolé. Mais la sorcière le coupe d’une main qu’elle lève. « Je ne veux plus te voir ici, je n’ai pas demandé de kamikaze quand je t’ai contacté la première fois. » « Très bien. » Répond-il avant de tourner les talons, il se battrait de son côté désormais.

(...)

Il ouvre la porte du bureau rapidement, il en fait sortir avec violence la prostituée venue régler des affaires urgentes avec la partie comptable de l’institution. Mais l’amertume d’être exclu, il avait besoin de partir, de faire le vide. « Faut qu’on parle. » Annonce-t-il en fermant la porte d’un coup de baguette. « De quoi ? De votre brillante intervention qui a failli tuer des dizaines de personnes innocentes ? » Elle est sèche, énervée, comme quand rien ne va. Il prend un petit air fier. « Oh désolé Princesse, mais la bombe, c’était mon idée, navrée que ça t’ait pas plu. »  Il a ce petit sourire en coin, mais il ne le tient pas longtemps, toujours sur les nerfs. « Ne m’appelle pas Princesse. » Puis une pause, elle exprime et inspire pour se détendre, se calmer. « C’était stupide. » Il a un sourire mauvais. « Tout autant que le 1er septembre 1981 ma chère. » Mais il lance un sort de ligottement histoire de ne pas la faire bouger plus que possible. Se posant sur le bureau à quelques centimètres d’elle. « C’est dangereux pour moi que tu saches tout ça Astraea. Il serait préférable que tu m’oublies. » Mais elle panique, elle se débat. « Qu’est-ce que… arrête ça ! » Elle se débat la petite Black, « J’ai essayé de l’empêcher tu sais… » « Pas pour Moana. » Coupe-t-il froid, sec, presque sans émotions. Il n’a pas besoin d’en dire plus pour se souvenir du visage souriant de sa petite sœur, ses cheveux frisés et ses grands yeux verts. « Pas pour les enfants dans le train ou les autres. Des innocents » martèle-t-il. « J’ai essayé de l’en empêcher. Elle a consulté la liste des patients, je n’ai rien pu faire. Je peux te le jurer. » Elle a presque la larme à l’oeil, il pouvait la voir perler le coin de ses prunelles émeraude. « Pour les autres, je ne savais pas comment j’aurais su, comment je… » Puis les larmes coulent toutes, les unes après les autres. Coupable ? Non, il ne l’était pas, il devait être le pire. « Tu crois être le seul à avoir perdu quelqu’un ? » Il ricane. « J’ai perdu mon univers. La dernière personne qui me restait. » Il est désespéré, sa voix tranchante, mais déjà trop expressive d’une tristesse immense « Je n’ai pas perdu quelqu’un, j’ai perdu mon tout. » Mais dans un souffle, elle lâche. « Je suis désolée pour toi, pour elle, mais ce n’est pas ma faute. » « Je n’ai pas besoin de tes excuses, juste que tu oublies. » Conclut-il en posant sa baguette sur sa tempe. « Je ne veux pas oublier. » Il prend un petit air chagriné, faussement chagriné. « Au revoir Astraea. » Avant d’informulé son sort et de sélectionné méticuleusement les souvenirs le concernant.

1990 - Malgré tout, malgré son départ de l’Ordre, il avait fallu attendre le début de l’année 1990, un mariage pour la Miss Black devenu Mrs Goldstien, pour qu’il se rende compte du vide que cette petite peste avait laissé dans son âme. Il se mord la lèvre en entrant dans le bureau comme chaque matin depuis deux semaines qu’il la salue. « Mrs Goldstien, il y avait cela pour vous en bas. » Dit-il en tendant le paquet soigneusement emballé. « Je l’ai sondé, il n’y a rien de dangereux pour vous dedans. » Évidemment, il n’y avait que les souvenirs qu’il lui avait enlevés plus tôt. « Je n’ai pas besoin d’un coursier. » Il ricane, comme il l’aurait fait avec l’ancienne personne qu’il connaissait. « Vous direz ça à votre elfe trop occupé à changer les draps de vos putains. » Dit-il en allant se remettre à son poste. Le temps passant, la journée se déroulant, il n’y avait rien, puis il eut la marque rougeâtre sur sa joue, comme si elle venait de comprendre à nouveau qui il était, ce qu’il lui avait pris. Mais se rendait-elle compte de ce qu’elle avait pu prendre durant tout ce temps ? « Espèce de connard ! » Il se frotte encore le visage, quand il articule faiblement. « Merci du compliment, ça fait toujours plaisir. » Avait-il retrouvé la jeune femme ou bien n’avait-il fait qu’attiser un feu au risque de se brûler. Il ne ricane pas, il attend une réponse, le cœur en suspens. « Qu’est-ce que tu veux ? » Pas grand-chose en vérité, mais il trouverait bien un petit quelque chose. « Je suppose que ce ne sont pas des regrets. » Il croise les bras. « Tu supposerais presque bien. » Il n’était pas désolé, mais le regrettait-il ? Plus qu’il ne voulait se l’avouer ou le croire, être en proie à des regrets n’était jamais bénéfiques. Jamais. « Crache le morceau. » Il lève les yeux au ciel. « Tu es devenu plus direct ma parole. » Mais il retourne son regard sur elle. « Des informations, si t’es encore révoltée par ce que l’on vit, je veux des infos. » Il ne supplierait pas, mais il ferait bien d‘autres choses. « Quel genre d’info ? » « N’importe quelles infos qui peuvent nous aider. » Crache-t-il alors qu’il pense à la contrepartie, au toucher à l’allégresse, qu’il ne doit pas se permettre. Il y a cette foutue limite, et il ne la franchirait pas. « D'accord » il s'autorise à sourire, vaguement, mais un sourire.

(...)

Il ne savait pas trop comment il l’avait trouvé, mais une chose était certaine, il ne l’avait pas revu depuis le Stade, il avait coupé les ponts avec tout le monde. « Morveux, on a besoin de toi. On prépare une opération d’envergure où l’on aurait besoin de tes ‘talents’. » Il pourrait presque rire. Mais il ne rit pas, les mains dans les poches, il a déjà fait part au Lupin de tut ce qu’avait pu lui dire la Black sur les choses à venir. « La dernière fois on m’a blâmé pour mes talents comme vous dites si bien. » Si bien qu’il lâche. « Cora est morte. » Il se fige Zekeriah. « Alors grandit un peu morveux. » Il tape du pied au sol. « On a besoin de toi, ça t’intéresse, oui ou merde ? » Il le regarde, soutient le regard. Un petit sourire en coin naît sur son visage. « Quel type d’explosif ? » « Ce que tu as de plus fort. ». Il était de nouveau dans la course désormais.

(...)

« Ouvre la porte, Zekeriah, je t’en supplie. » Le grand soir n’était pourtant pas loin, les explosifs en paille sur la table, il soupire un peu, mais est alerté par les sanglots à répétition, il est comme attiré, plus il s’éloigne, plus il semble attiré, comme un aimant. Elle supplie d’ouvrir. « S’il te plait. » En quelques pas, il tourne la poigné de porte pour voir apparaitre une petite Miss Black bien amochée, un bleu de formant sur sa joue, le contact avait dû être rude, il la prend par l’épaule et la fait pénétrer à l’intérieur. « Qui t’a fait ça ? » questionne-t-il sans la moindre idée qu’il s’agit de son propre frère. « Viens là, je vais t’arranger ça comme je peux. » Dit-il en la tirant vers un fauteuil solitaire, sortant de la glace qu’il met dans un torchon avant de la poser délicatement sur la blessure. « Raconte Princesse. » Le nom tombe, comme un galet dans une mare, il n’y croit pas, il ne peut pas y croire. « Ar… Arsen. » Elle a tant de mal à prononcer le nom de celui qui aurait dû la protéger, il en rage, il en rage tellement qu’il ne peut pas comprendre ce comportement, il ne l’aurait jamais eu avec Moana. « Il… il me soupçonne de donner des informations à l’Ordre. Il se doute de quelque chose. » Et il n’avait pas totalement tort dans le fond, mais le contact de sa main se fait enivrant, presque électrique, qu’il ne réalise pas vraiment que c’est une Black qui est chez lui. Pour lui, c’est l’amie, la passion qui est en face de lui. « Je… je ne peux pas. Je ne plus supporter tout cela. Eux, lui, je n’y arrive plus. Je veux juste partir loin d’ici. » Mais elle ne pouvait pas, elle ne pouvait pas partir d’ici sans risquer la mort. Il lève son visage pour croiser son regard. « T’es plus forte que ça dit moi. Ce soir … Ce soir ce n’est pas le soir où je pourrais t’emmener en Inde pour les fuir. J’ai d’autres hiboux à fouetter. » Il pointe sa baguette dans un sort de soin pour atténuer la douleur. « Il paiera, c’est quelque chose que je peux au moins te promettre. » « Je te demande pas de… fuir avec moi. » Elle est troublée, il l’est tout autant. « Je m’en vais, c’est tout, je ne peux plus supporter cela. » Il comprend que sa caste la bloque, qu’elle ne supporte plus rien du tout. . « Merci. » Une pause. . « Merci. » Il la regarde presque interdit, presque muet parce cette force de caractère pourtant, il se surprend à murmurer. « Et qu’est-ce que tu comptes faire sans moi ? » Mais il avait envie de ravaler ses paroles, retirer la faiblesse de cette phrase, mais il ne pouvait décidément pas. Pourtant. « J’en ai parfaitement aucune idée. » Il eut cette envie de se mettre à sa hauteur de ne rien faire de plus. « Faire de mon mieux, je suppose. » Elle sourit faiblement, il lui répond également, quand il se met à sa hauteur, murmurant simplement. « Attends-moi, juste un peu. » Ce soir, tout allait tourner le plus mal possible, il le savait, il était l’un des principaux acteurs de l’idée, l’artificier un peu fou. Et il voulait lui donner un peu d’espoir pour la faire tenir le coup, pour que par la suite, elle se rende compte elle-même qu’il était le mal ou bien l’espoir, elle choisirait son camp. Mais il est incapable de penser sans qu’elle soit dans l’équation. « Pourquoi, tu comptes venir avec moi ? » finit-elle par demander. Il sourit un peu. « J’ai l’impression d’être, depuis bien trop longtemps avec toi, un peu plus de dix ans, comment le monde continuerait à tourner sans ça ? » Sans nous, sans toi. « Trop longtemps, ou pas assez ? » Il la voit sourire, qu’il retire le pain de glace de sa joue ne répondant dans un murmure, contre son oreille. « Pas assez. » Avant qu’il ne comprenne pourquoi il avait déjà enlacé sa taille d’une main, laissant la distance entre leurs lèvres se réduire, les laissant se trouver, se toucher maintes fois, comme un supplice, il avait franchi la ligne. Mais le rêve avait cette fin tragique. L’heure tourne, le temps efface les bons moments, il ne sait plus exactement comment il a fait pour qu’il se retrouve nu, elle également, pour que la passion l’emporte, mais allongé à ses côtés, il pose une dernière fois la baguette sur sa tempe, la dernière fois se jure-t-il. « Oubliette. » 
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Re: Fiches WDWF (Odette - Desmond - Pietro - Leik - Zeke)

Message par Dezaia le Jeu 25 Oct - 12:56

Leik Avery a écrit:
Leik Avery
- show must go on -
carte d'identité
Nom -  Dans un monde où les puissants dominent, il n'est le descendant que de cette famille qui les divertit. Puissant dans leurs domaines, les Avery sont au divertissement ce que les Blacks sont à la mafia qui courent dans les rues du Londres Magiques. Ainsi, il est l'aîné du second frère Avery : Albert. Et de sa femme : Tatiana.

Prénom - Choix de sa mère, son prénom est aussi scandinave que ses origines. Leik est un prénom comme un autre quand on occulte son second prénom, Aleksandr, totalement banal. Mais ce qui choque sans doute, c'est sa couleur de peau. Savant alliage entre la Russie, l'Angleterre et les origines gitanes de sa famille, ce teint hâlé lui a souvent donné le surnom de bâtard, alors qu'il sait profondément qu'il est le fils de son père et de sa mère.

Date de naissance - Né durant l'été, Leik est né à Sainte Mangouste comme beaucoup d'enfants sorciers, il n'est pas particulièrement attaché à sa date de naissance, mais c'est bien le 11 août 1964 qu'il est venu au monde. Déjà vingt-sept ans qu'il parcourt la vie avec plus ou moins de facilité faut-il avouer.

Sang - Des années durant, on a remis en cause son sang. Mais grâce à des potions plus ou moins élaborées et grâce à son désir de savoir, Leik a obtenu la confirmation à l'âge de dix ans qu'il était bien de sang pur, sans jamais en avoir douté, mais les paroles sont toujours lourdes sur les épaules du jeune Avery. De fait, il a bien ce stout de bâtard collé à sa peau, sans en être un en réalité.

Statut matrimonial - Pas pressé à se marier, Leik a pourtant subi quelques pressions de la part sa mère pour épouser une jeune fille de sang pur. C'est pourquoi il a épousé Roisin Meadowes, le 7 décembre 1990, il a donc épousé la jeune fille devant l'intégralité de sa famille et de sa belle-famille. Une cérémonie discrète loin des affres de la société magique et de l'ancienne vie de Roisin. L'amour s'est vite installé entre les nouveaux époux. Et de cette union est née une petite fille : Ashlynn. Leik sait pertinemment que la petite est une bâtarde de sang mêlée, mais il ne fera jamais la différence entre elle et d'autres enfants de son sang, il a mis cette petite au monde et c'est la personne la plus précieuse à ces yeux désormais.

Défauts/qualités - Oiseau de nuit • Lourd • Drôle • Courageux • Fidèle • Fier • Droit • Gros dormeur • Passionné • Légèrement hyperactif • Forte tête • Sang Chaud • Romantique • A cheval sur la mode • Prend soin des autres • Altruiste • Neutre • Diplomate • Joueur • Stressé • Envieux • Perfectionniste • Familial • Secret • Menteur • Manipulateur • Rancunier • Boudeur • Musicien • Amoureux des bêtes

Occupation/travail - De sa jeunesse jusqu'à l'accident de Nina, Leik était destinée à reprendre les règnes des soins au Cirque, cependant, il n'a pas eu cette force et à choisi une autre voie, celle de l'écriture et de l'astronomie. Choix étonnant, mais pas moins atypique comme lui. Il écrit beaucoup d'essais astronomiques, mais se laisse parfois aller à quelques romans arlequin qui plaisent aux dames. Cependant, il reste toujours actif au sein du Cirque ou du théâtre pour donner un coup de main quand cela est nécessaire. Parfois aux caisses pour vendre les billets ou pour détendre un intermittent avant une représentation.

Ancienne Maison- Poudlard est de loin la pire expérience de Leik. Première véritable socialisation, il n'a pas eu la chance d'aller dans la maison de son père et de sa mère, détonnant par l'attribution de la maison Gryffondor. Ses parents, comme lui-même, étaient loin de se douter du courage que possédait leur fils. Mais qui dit courage, dit actions stupides.

Patronus - Sans doute que cela est complètement ironique, mais le patronus de Leik prend la forme d'un majestueux dragon, particulièrement celui d'un jeune suédois à museau court, pas plus grand qu'un chien adulte, il ne déteint donc pas en taille avec d'autres patronus. Cependant, il se demande encore pourquoi ce dragon précis est son animal protecteur après tout le mal qu'il lui a fait.

Epouvantard - Son épouventard prend la forme de silhouette féminine, autant dire que cette silhouette peut représenter bien du monde. La première fois qu'il l'a vu, Leik était persuadé de revoir le visage de sa petite soeur Nina, puis une autre fois celui de Tina, finalement il se plait à croire qu'il peut désormais s'agir de sa femme Roisin. Ou encore du visage de sa fille bâtarde : Ashlynn, quand elle serait bien plus grande.

Composition de votre baguette - La baguette de ce sorcier ne bénéficie d'aucun chichi. Simplicité est le maître mot devant le bois de houx taillé à même la branche de l'arbre. D'une rare grandeur, elle est de trente-six centimètres et contiens une puissante plume de phénix. Il faut dire que si Leik était plus doué avec cette dernière, il deviendrait un puissant mage.

Particularité -Aucune particularité, Leik est dépourvu de don magique, il n'en ressent absolument pas le besion alors qu'il pourrait sans doute apprendre la maitrisse d'un don.

le moldu derrière l'écran
PSEUDO - Dezaia, comme de juste,
je suis plus inconnue ici !

Âge- 23 as et pas toutes mes dents !

Avatar -Luke Pasqualino,
le gitan des prés et des montagnes !

Présence - Putôt du genre au chômage pour le moment, mais pas mal occupée IRL

Comment as-tu connu le forum ? - A son ouverture on peut dire désormais, #vieuxdelavieille

Crédit - ultraviolence pour le vava, tumblr pour les gifs

"Que la force soit avec vous!"
interrogatoire
Quel est votre sentiment quant aux conflits civils actuels ?  
Leik se fiche de la guerre, il n’est pas dans l’obligation de choisir un camp pour le moment, bien qu’il a toujours été éduqué dans le schéma de la suprématie du sang. Dire qu’il n’a pas peur pour sa peau serait un mensonge, mais il n’a pas peur que pour la sienne, il y ait sa grande famille et sa propre famille à lui. Leik a peur pour sa femme, sa fille, son père et sa mère. C’est ce qui lui reste de plus précieux au monde s’il ne compte pas sa cousine Tina. À vrai dire, il donnerait tout pour les protéger tous, mais il n’est pas l’enfant prodigue du cirque ou du théâtre, ce n’est qu’un enfant recyclé dans la littérature qui lui va bien au teint. Café au lait, c’est exactement son sentiment face aux conflits actuels dans le monde des sorciers.

Êtes-vous plutôt inquiet ou soulagé de la mort de Voldemort et de la ministre de la magie ? Que pensez-vous de la montée fulgurante de l'Ordre du Phénix et des dommages collatéraux qui s'opèrent ?
Leik tente simplement de ne pas y penser à cette guerre. Ce n’est pas la sienne, malgré tout ce qui se trame autour de lui, il reste persuader que les Avery devraient être neutres aux conflits, divertissant les uns et les autres grâce à leurs talents. Se cloisonner dans un camp, c’est faire de la propagande gratuite selon son avis. Alors, il fait en sorte de toujours rester ici et là, évitant les ennuis, c’est d’ailleurs plutôt rare de me croiser à Londres depuis qu’il a investi dans cette petite maison dans le hameau des Avery dans le Yorkshire, mais il n’aurait rien contre le fait de tendre la main à un phénix dans le besoin. La guerre monte les hommes les uns contre les autres, même ceux qui au départ n’avaient pas cette envie de se battre et il les plaint, sincèrement.

La Main Noire a appauvri une large partie de la population magique... En avez-vous fait les frais, vous-même? Fréquentez-vous le marché parallèle pour subsister malgré tout ? Que pensez-vous de leurs pleins pouvoirs sur une partie du monde magique à présent ?
Le désavantage de Leik est qu’il gagne trop ne peu de temps, les ventes d’un livre lui sont reversées tous les trois mois environ quand ce dernier marche bien – et Merlin sait qu’ils marchent tous relativement bien – de ce fait, la main noire a très vite vu en lui un potentiel de gains. Des taxes chaque mois qu’il doit payer le jour même. Le tout sans parler de la dégringolade du Cirque ou du Théâtre à cause de cette guerre sans fin. Leik n’est pas naturellement haineux, mais c’est plus fort que lui quand on parle des Blacks. Il les déteste comme bons nombres d’Avery et cela n’est pas prêt de changer pour tout avouer.

Si vous n'aviez qu'un rêve à concrétiser, quel serait ce rêve ?
Le rêve de Leik serait sans doute de remonter dans le temps. Alors qu’il avait onze ans, revenir en arrière et garder Nina près de lui, ne pas la laisser aller vers le Suédois à museau court. Jamais offensé par la petite, Leik avait eu tellement confiance en l’animal qu’il en avait oublié la bêtise humaine. Il se souvient encore du souffle du dragon qui a réduit en cendres cette petite fille aux cheveux d’or. Du cri de sa mère, des larmes de son père. Leik rêve d’une époque où Nina serait encore avec eux. Leik rêve, vengeur, de voir cet idiot de sorcier, qui a offensé le dragon, mort de sa main. En oubliant la guerre, en oubliant le reste, il aimerait bien entendre à nouveau le rire de Nina et voir ses beaux yeux noisette. Cependant, il ne lui reste rien que des photos, des souvenirs, donc il n’arrive pas à occulter le petit tas de cendres qui reposait au pied de l’animal après l’accident. Des cendres, c’est tout ce qui restait de sa petite sœur…

Je suis un
divergent


retour dans le passé

1. À la rentrée de 1981, la grande purge frappa. Les uns et les autres vaquaient à leurs occupations habituelles. Puis, tout le monde magique sombra dans le chaos. Où étiez-vous ?
La matinée venait de poindre un peu plus, alors que le soleil était déjà haut dans le ciel. Chose que tu aimais particulièrement. Mais tu étais déjà bien debout, aujourd’hui, c’était un jour où tu n’avais pas à te préparer pour te rendre sur le quai et montrer dans le Poudlard Express pour faire une énième année de scolarité. Ton regard flotte sur les vitres de la fenêtre de ta chambre, un sourire sur ton visage, si tu emmenais ta cousine ce matin sur les quais, tu y retrouverais aussi Asphodèle. Une élève de ta promotion à Poudlard, dix-huit ans tout comme toi, de beaux yeux verts et un sourire enjôleur sur les lèvres. La fille d’un couple de moldus. Autant dire que ce n’était pas vraiment un parti convenable, mais vous aviez décidé de choisir le même parcours après études : l’astronomie. Une matière où vous pouviez travailler à deux, car tout le monde avait l’habitude de dormir durant les cours du professeur à Poudlard. Tu souris en regardant une dernière fois sur le parc du manoir, cherchant à mettre correctement ce t-shirt à l’effigie d’un groupe de rock moldu et des chaussures de ville surement neuves. Tes yeux reflétant la fatigue d’une nuit où tu cherchais à comprendre pourquoi le ciel n’était pas si dégagé qu’à son habitude, tu sors de ta chambre en hurlant dans le couloir. « Dépêche Tina, sinon, tu vas louper le train ! » Bien que l’heure soit plus matinale que prévu, tu devais la faire se bouger un peu, qu’importe si elle ne parlait que peu ou bien n’exprimait pas ce qu’elle ressentait, tu étais sans doute le sens inverse, toujours à parler, à plaisanter, bouger dans tous les sens, sauf quand tu observais le ciel nocturne. C’était la seule chose que tu arrivais à faire tranquillement et ça cassait un peu cette vie de famille parfaite, toi tu vivais la nuit et eux le jour, mais tu t’en accommodais. Ta passion se vivait la nuit.

Pourtant, tu ne pensais pas que l’horreur qui allait se produire serait de la même noirceur que ce ciel sans étoiles de la veille. Tu souris à ta tante quand il fallut transplaner avec Tina, pour la gare de Kingcross. Un instant d’égarement, tu lâchais sa main pour trouver un chariot où poser sa grosse valise, ajoutant à son adresse. « Laisse Princesse, je vais le pousser le chariot. » Pourtant, tu ne te doutais pas vraiment, de quelques choses, quelques paroles, la fumée qui sortait de la locomotive, le Poudlard Express fut bien vite parti quand tu te retrouvais seul avec Asphodèle qui vous avez rejoint. Peu de monde arrivait à considérer la demoiselle et pourtant, tu étais l’un des rares à pouvoir le faire pour la simple et bonne raison qu’il y avait cette particularité. Même si ses parents étaient des cracmoles, que son aînée était une semi-cracmole, Asphodèle était une sorcière qu’on ne respectait pas à cause de son ascendance. Tu lui souris en attrapant sa main alors qu’un faisceau de lumière jaillit dans votre dos pour toucher une première victime. Un cri d’horreur d’une femme né-moldue pour son mari moldu lui tombé au champ de bataille. Tout venait de commencer. Tu tires la sorcière dans ton dos, ses grands cheveux roux volants derrière elle. Baguette au poing, tu commences à lancer quelques sorts peu complexes, on ne toucherait pas à Asphodèle. Vous deviez simplement sortir d’ici. C’était vital. Pourtant, un sort vient te désarmer, alors qu’on te reconnait d’un simple. « Le bâtard Avery. » Cette insulte, tu l’as déjà entendu bon nombre de fois, pourtant, tu ne peux rien faire, baguette sous la gorge, on te fait, comprendre que tu entraves les idées du Lord Noir. Et tu ne bronches pas, ajoutant simplement. « Je m’en fous de vos idéaux, je ne me bats pour personne. » On te promit la mort, mais elle ne venu pas. Simplement, parce qu’Asphodèle, sorcière trop douée pour qu’elle ne meure tout de suite. Mais les sorts allaient et venaient sans que tu ne puisses ramasser ta baguette. Sans que tu ne voies le sortilège de mort qui allait droit sur ta poitrine, tu ne vu que le corps frêle de la demoiselle se mettre en bouclier devant toi. « ASPHODÈLE ! » avais-tu juste le temps de crier et de te lancer assez rapidement pour rattraper son corps qui allait toucher terre. Un rire gras. Et tes mains qui encadraient déjà le visage de cette femme qui tu aimais sans aucun doute. Ton front contre le sien, alors que le tumulte s’amoindrissait, alors que les morts encombraient le sol et que les survivants pansaient leurs blessures en faisant un deuil amer. « Asphodèle. Je t’en prie. Je t’en supplie. » Murmurais-tu à un corps déjà sans vie. « S’il te plait, tu ne peux pas mourir. » Ton front contre le sien, tes larmes n’arrivaient pas à franchir la barrière de tes yeux, car tu savais que c’était à cause de toi qu’elle était morte, parce qu’elle voulait te protéger, parce que… parce qu’elle t’aimait sans doute également. « Ne me quitte pas, je t’en supplie Asphodèle. Je… Pitié, ouvre les yeux, regarde-moi. » Mais ils étaient définitivement clos ses grands yeux verts. Définitivement. Un cri de rage s’échappe de tes lèvres alors qu’un vieux Monsieur vient poser une main réconfortante sur ton épaule. Tu ne demandais rien, tu ne demandais qu’elle.

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Leik Avery a écrit:
La Bohème
- so we can learn to pick ourselves up -
Mon Histoire

Finalement, Ashlynn était née. Et revoir une tête de bébé dans ses bras, c’était lui rappeler Nina. Oh qu’il s’en souvenait de sa petite sœur, c’était sans doute pour cela que le second prénom de la demoiselle était celui de sa sœur disparue tragiquement. Alors qu’il s’y rendait pour la voir, Leik avait un bouquet de marguerite. Elle les aimait Nina les marguerites. C’est sans doute pour cela qu’il allait trop souvent dans le caveau de famille, quelque chose qui leur faisait honneur depuis des générations. Et bon nombre de générations d’Avery étaient enterrées ici. Alors, il pousse le portail en fer, laissant de la rouille sur ses doigts, mais une aura lugubre sortant de son âme. Il détestait venir ici, comme il s’y sentait inexplicablement attiré. Alors, il cherche des yeux la plaque de sa petite sœur, la plaque de marbre rose. Et il se souvient Leik de leur jeunesse, il se souvient qu’elle était trop petite, mais jolie, des joues roses, la peau blanche et de belles boucles blondes comme leur mère. Contrairement à lui qu’on traitait de bâtard, car il avait pris de ses ancêtres gitans. La généalogie révélant bien des surprises vis-à-vis des générations. Alors il, se pose, là, en face de la bière. Il sait pertinemment que derrière, il n’y a qu’une urne contenant des cendres. Son cœur se pince. S’il l’avait empêché d’aller voir le dragon, elle serait encore de ce monde Nina. Pourtant, ce n’était pas ce qui s’était passé. Rentré de Poudlard pour l’été, il allait avoir douze ans, il était fatigué du voyage et n’avait pas résisté au regard noisette de sa cadette pour aller voir ce dragon qui les avait vus venir au monde. Oui, leurs parents savaient très bien qu’un dragon n’était pas un flaireur ou encore un chat, mais c’était comme cela que Leik était venue au monde en même temps que l’éclosion de ce suédois à museau court.

Ce dragon et eux avaient grandi ensemble, toujours fourrés dans les jambes de leurs parents, toujours à jouer avec les créatures, les connaissant bien. Ce Dragon était un compagnon de jeu puissant, mais protecteur. Jamais il ne s’en serait pris à elle naturellement. C’est juste à cause de ce sorcier qui l’a provoqué après un spectacle, traitant l’animal de toqué et de faux. Leik revoit encore les deux jets de flammes bleus, dont l’un qui se dirigeait sur la petite Avery. Oh, l’infortuné n’a jamais présenté d’excuses et ne s’est jamais dénoncé, mais sa famille avait perdu une fille de six ans dans cet accident. Et il se souvient encore du râle du suédois quand il a compris ce qui était advenu à cause de sa colère. Sans nul doute serait-il à même de retrouver le malheureux qui l’avait provoqué s’il le recroisait.

Pourtant, depuis cette année-là, Leik n’a pas changé énormément, troquant les créatures magiques qui le fascinent par les étoiles et la littérature. Devenant sans doute un Avery qui avait du succès dans autre chose que le cirque. Ou le théâtre, il avait ouvert une nouvelle voie à sa famille, sans doute d’autres enfants s’engouffreraient dedans. Puis il avait eu besoin d’indépendance, d’un appartement à Londres, d’une petite amie qu’il a perdue lors de la purge alors qu’elle le protégeait. Il était entouré de sa famille, mais perdait tellement à côté de cela. Alors, il avait continué tant bien que mal sa vie d’Avery, écrivant la nuit, aidant en début de soirée ou l’après-midi au Crique ou au théâtre à Londres. Il n’était pas multitâche, mais bon avec les calculs, ce pour quoi vendre des billets n’a jamais été un problème pour lui. Pourtant, il regarde de nouveau les lettres dorées qui précisent bien que la perte n’est pas un rêve. Déjà seize ans qu’il pensait que cela n’était qu’un rêve. Mais il avait eu cette piqure de rappel. La vie continuait. Et sa mère l’avait poussé vers le mariage. Un sang pur, une amie d’Augustine à priori. Elle était jolie Roisin avec ses longs cheveux et son regard azur, alors il l’avait épousé en comité restreint. Un mois après l’annonce de leurs fiançailles. Il avait réussi à lui faire confiance à la Meadowes devenue Avery, mais il y a eu ce petit être sous son ventre, cette petite fille qu’il devinait ne pas être la sienne. Ses pensées confirmées, il avait fait en sorte d’oublier ce détail, de se dire que le bébé serait avant tout son enfant, sans en toucher un mot à qui que ce soit. Qu’importe qu’il soit de sang pur ou de sang-mêlé, pour Leik cela ne faisait pas grande différence, puisque la vie pouvait s’éteindre aussi rapidement pour des purs ou des impures. Et puis, le mariage avait suivi son cours, sans grandes marques d’affection, il avait si peur de faire du mal à leur bébé. Emportant avec elle tous les doutes de Leik, cette fille qu’il avait lui-même mise au monde était un cadeau précieux. Un cadeau aussi précieux que Nina lors de sa courte vie. Il la protégerait, payant sans doute le prix fort, mais ce n’était pas grâce, car finalement, Ashlynn était née.

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Re: Fiches WDWF (Odette - Desmond - Pietro - Leik - Zeke)

Message par Dezaia le Dim 28 Oct - 12:18

Saoirse Rackharrow a écrit:
Présentation:
Nom - Un nom qui ne dit rien à personne, sauf peut-être à la génération qui avait entre douze et dix-sept ans avant la purge. Evans, c'est le nom qu'on ne veut pas porter en ce jour sombre et pourtant, c'est un étendard, sa raison et sa bataille. Son nom, c'est son identité. Même si durant des années, elle voulait porter un autre nom, oublier ce que cette enfance lui avait fait subir, oublier les insultes et les humiliations, oublier qu'elle avait été la fille de Mr & Mrs Evans.
Prénom -  Il n'y avait que ses professeurs qui l'appelaient par son prénom entier, ou encore Gideon quand il cherchait à la provoquer. Isabella, c'est comme cela qu'on l'a nommé et comme ça qu'on l'appelait avant qu'elle devienne le monstre. Mais naturellement, les enfants de son âge l'ont appelé Bella sans se soucier de ce que pouvait dire sa vipère de mère. Et aujourd'hui, c'est souvent comme cela qu'on la présente et qu'elle se présente elle-même.
Date de naissance - Elle est née dans une maternité moldue de Londres, rien de bien exceptionnel. Elle a toujours pensé qu'elle était banale pour naître un jour de canicule, mais en ce 5 juillet 1955, Bella a fait le bonheur de ses parents, pour quelques années seulement, avant que tout ne bascule, avant que cette naissance ne soit amèrement regrettée par la mère biologique de cette dernière.
Sang - Elle est une souillure, une honte, un insecte qu'on voudrait voir écrasé par sa chaussure. Elle est née de personnes totalement banales. De personnes qui avaient même une peur bleue de la magie, des personnes qui l'ont rejeté, alors qu'elle se pensait acceptée dans un monde, cette née-moldue a également été rejetée par la magie. Une immondice qui a tenté de survivre, qui a disparu des écrans radars, et que l'on traque comme une chasse une biche.
Statut matrimonial -  Longtemps, elle a cru que sa magie la laisserait sur le pavé, jusqu'à ses dix-sept ans, où finalement, elle a pensé aimé quelqu'un, la mauvaise personne en quelques mots. Elle aurait pu aimer quelqu'un du même sang qu'elle et ne pas avoir de regrets, ni remords. Pourtant, c'est à lui qu'elle a donné son coeur, une idylle discrète, platonique au possible. Elle n'est pas très physique, lui non plus, mais il a suffi d'un baiser échangé pour savoir que c'était lui et seulement lui. Gideon était l'amant parfait, mais la vie lui a arraché, elle lui a prit et depuis, elle le cherche... Depuis presque dix ans.
Défauts/qualités - Agréable ♦️ Gourmande ♦️ Intelligente ♦️ Maladroite ♦️ Tolérante ♦️ Complexée  ♦️ Simple ♦️ Sensible ♦️ Méthodique ♦️ Autoritaire ♦️ Responsable ♦️ Solitaire ♦️ Pacifique ♦️ Envieuse ♦️ Débrouillarde ♦️ Bornée ♦️ Adorable ♦️ Nostalgique
Occupation/travail - Elle a vagabondé longtemps. Jetée dehors à ses dix-sept ans. Bella a vécu de petits boulots en petits boulots. Elle pouvait bien faire le ménage chez de riches sorciers, comme vendre des journaux. Longtemps, elle s'est posée comme secrétaire chez un praticien magique, puis a ses 25 ans, elle a postulée pour le poste de professeur de sortilèges. Poste obtenu, elle a fait un an à Poudlard. Depuis la Purge, Isabella est au chômage, usant de sortilège pour subvenir à ses besoins et ceux de Daisy, sa petite soeur. Mais elle apprends encore quelques sorts à ceux qui en ont besoin à l'Ordre.
Ancienne Maison-  Loyale à l'extrême, c'était une évidence pour le Choixpeau que la demoiselle rejoignent les Poufsouffle à ses onze ans. Lors de sa scolarité, cette maison a été une véritable famille. Chaque coup dur de ses parents, Bella les encaissait avec ses camarades. C'est grâce à eux, quand elle a été mise à la porte peu de temps après les ASPICS, qu'elle a trouvé avec une de ses amies un toit avec un loyer vraiment réduit. Grâce à ces mêmes gens qu'elle a pu subvenir à ses besoins les premiers mois après sa sortie de l'école. Bella leur doit tout.
Patronus - Douée de ses sorts, la Evans n'a jamais eu de mal à former un patronus. C'est une insupportable personne qui a toujours eu des facilités dans cette matière, alors quand le sortilège a dû être appris, elle a été la première à voir une forme argentée sortir de sa baguette. Un mammifère assez imposant pour tournoyer dans une salle de classe. C'est bien un dauphin qui s'est formé autour de la née-moldue.
Epouvantard -La peur, elle la ressent chaque jour Bella, elle a peur de beaucoup de choses, elle n'a pas vraiment d'épouventard évolutif. Daisy a toujours été dans cette vision de la peur bleue. Mais elle a rajouté quelque temps après la Purge une nouvelle silhouette aux boucles de jais dans ses rêves. Dos à un mur, elle les voit tomber sous l'assaut des éclairs verts. Ce dont elle a peur Bella, c'est de voir Daisy et Gideon mourir par sa faute. Si elle ne peut rien pour Gideon, elle peut protéger Daisy, du mieux qu'elle le peut

Composition de votre baguette -  Taillée dans un bois rougeâtre, la baguette de Bella est faite d'acajou. Simplement décorée, elle ne mesure que vingt centimètres ce qui est fort pratique pour la ranger, mais elle manque un poil de flexibilité. Cependant, la plume de phénix en son sein rend les sorts de l'ex-professeur puissants et efficaces.
Particularité - Aucune, elle est banale et elle s'en revendique de cette banalité !
Questions:
Quel est votre sentiment quant aux conflits civils actuels ?  
La née-moldue n’a aucun sentiment vis-à-vis de ce conflit, elle l’a fui durant des années pour protéger Daisy et la préserver des mangemorts. Isabella est avant tout une lionne qui veille sur son lionceau dans cette guerre. Daisy n’est pas sa chaire, mais elle est son sang. Sa petite sœur aussi mal née qu’elle. Alors Bella, elle a toujours fui la guerre, perdue dans un village moldue, pauvre en Irlande du Nord. Elle a changé de nom, elle a changé sa vie pour être en sécurité et mettre en sécurité sa sœur. Oubliant d’où elle venait, faisant passer Daisy pour une enfant hors mariage. Mère célibataire pour le voisinage, elle n’est pas encore décidée à joindre l’Ordre dans des missions de grandes ampleurs, mais elle tient à donner une éducation aux jeunes qui en ont le plus besoin. Voilà ce qu’elle pense de la guerre : elle ne souhaite pas la faire, mais elle souhaite donner une chance aux nés-moldus qui n’ont pas eu la sienne.
Êtes-vous plutôt inquiet ou soulagé de la mort de Voldemort et de la ministre de la magie ? Que pensez-vous de la montée fulgurante de l'Ordre du Phénix et des dommages collatéraux qui s'opèrent ?
Bella était en train de s’assoupir près d’une radio magique pirate, un livre à la main quand elle a appris la nouvelle. À vrai dire, elle ne s’y attendait pas. Elle ne s’attendait à rien de tout cela. Qui aurait pu tuer Voldemort si facilement ? Elle l’experte des sortilèges avait bien du mal à croire que cela soit si facile. Pourtant, une pierre s’était soulevée dans sa poitrine. Comme une sorte de libération, un premier pas vers la lumière, avant que son pessimiste ne reprenne le dessus. Il faut croire que Bella n’est pas si utopiste qu’elle ne le prêtant par moment. Mais elle a vite été faire part de la nouvelle à Daisy qui s’entraînait à préparer une potion de niveau de seconde année. La joie les a vraiment prises cette nuit-là. Jusqu’à ce que le lendemain, on fasse le bilan des morts côté phénix, puis côté mangemorts. C’était une victoire avec un goût amer, qui avait plus de morts que de vivants. À quoi bon défendre un monde si à la fin il n’y a plus personne pour y vivre ? Lui a demandé Daisy à ce moment-là. Bella n’a même pas su quoi lui répondre en vérité, la petite née-moldue avait tant raison.
La Main Noire a appauvri une large partie de la population magique... En avez-vous fait les frais, vous-même? Fréquentez-vous le marché parallèle pour subsister malgré tout ? Que pensez-vous de leurs pleins pouvoirs sur une partie du monde magique à présent ?
Aussi surprenant soit-il, Bella n’a jamais eu à faire face à la main noire. Elle en a entendu parler. Pour quelle raison n’en a-t-elle jamais fait les frais ? Parce que depuis la Grande Purge, Bella et Daisy vivent chez les moldus, car depuis ce temps, elles paient en livres sterling et ne mettent plus un pied dans ce qu’on appelle le monde magique. Ce sont des moldus lambda désormais depuis dix ans. Du moins jusqu’à ce qu’un phénix, un ancien camarade de classe la reconnaisse, jusqu’à ce qu’il lui dise : on a besoin de tes compétences. Depuis, elle use du marché parallèle pour trouver des baguettes sans propriétaires ou encore des ingrédients pour les potions. De fait, si elle n’est pas commerçante, elle n’a pas de taxes à donner, mais sans nul doute les galions qu’elle donne aux personnes du marché noir doivent sans doute payer des taxes aux Blacks. Système monétaire qu’elle trouve répugnant. Mais elle ne peut rien y faire après tout. Elle n’en a ni l’envie, ni la force.
Si vous n'aviez qu'un rêve à concrétiser, quel serait ce rêve ?
Bella aimerait voir Daisy heureuse et en phase avec la magie. Elle regrette tellement Bella, que sa sœur est arrivée dans le monde magique avec une déclaration de guerre. Elle regrette finalement de l’avoir obligée à accepter cette magie pour que le monde magique la rejette la semaine suivante. Tout cela a été très dur à accepter avec Daisy. Même pour elle. Basiquement, on pourrait dire qu’elle rêve d’un monde en paix Bella. Mais dans le fond, elle rêve surtout que Daisy fasse sa vie avec qui elle le souhaite, qu’elle avance et qu’elle lui dise simplement merci pour l’attention qu’elle a eu à son égard. Bella s’est toujours considéré comme une mère pour Daisy. Alors, la voir s’épanouir dans le monde magique après la guerre serait une récompense bien meilleure que celle de tuer un à un des mangemorts. Sans doute après cela, Bella chercherait à refaire sa vie, à oublier ses amours, avoir une maison en bord de mer et produire un produit local, peut-être même changé de pays. Qui sait après tout, la guerre gâche tant de possibilités.

retour dans le passé
1. À la rentrée de 1981, la grande purge frappa. Les uns et les autres vaquaient à leurs occupations habituelles. Puis, tout le monde magique sombra dans le chaos. Où étiez-vous ?
Le visage sur le sol, Bella tient la main de Daisy dans la sienne, leurs maigres bagages à main déversés sur le sol verdoyant sur lequel elles ont atterri. La question est simplement. Comment se sont-elles retrouvées ici en un seul morceau alors que Bella avait un bien du mal à la retrouver dans le Poudlard Express. C’était à croire qu’elle n’avait eu que de la chance ce jour-là. Pourtant, elle sent le filet de sang passé de ses tempes à son cou. Chaud, si ce n’est brûlant par l’adrénaline. « Daisy ! » dit-elle en secouant sa sœur par l’épaule, un peu violemment, car elle s’en voulait énormément de l’avoir trainée dans ce monde magique, alors qu’une sorte de guerre venait d’éclater. « Daisy ! Lève-toi bon Dieu ! » Des ordres, une sorte de supplication de la part de la professeure de sortilèges. Du moins l’ancienne professeure à croire. Quand elle relève les yeux sur la végétation environnante, Bella se rend enfin compte d’où elle est. Dans une forêt moldue non loin de Manchester, là où elle avait passé des vacances à répétition avec ses amies sorcières, peu de temps après Poudlard. C’était sans doute la seule destination dont elle se souvenait avec la panique de la bataille dans le train. Elle est toujours assise dans la bruyère verdoyante pour ce début du mois de septembre, mais n’en croit pas ses souvenirs. Elle n’arrive pas à croire qu’elle ait pu prendre la fuite de son plein gré. « Bella ? » La petite voix de sa sœur de onze ans la fait sortir de ses pensées. « Dieu, tu n’as rien Daisy ? » dît Bella en regardant sa sœur assise sous tous les angles de vues possible. Elle était si inquiète la grande sœur. Mais ne le faisaient pas trop savoir, autrement que par sa voix, son regard et ses gestes. Bella et Daisy avaient étaient séparée durant des années, c’était à croire que jamais Daisy n’avait su qu’elle avait une sœur à vraie dire. « Et le garçon ? » demande Daisy à sa sœur. « Le garçon ? » « Mais si, tu sais celui qui t’as dit de filer rapidement ! Avant le compartiment ! » Comme si Bella faisait un blocage, la petite rousse se sentit obligée d’ajouter. « Le grand brun avec les boucles ! » Elle ouvre la bouche d’un grand ah de surprise. Mais oui, ce garçon comment avait-elle pu oublier ce garçon malgré son méchant coup sur la tête. Elle peinait à croire Bella que Gideon les aient aidé et pourtant, elles étaient bien là. Je vais m’en charger, avait-il dit en fermant la porte du compartiment derrière leur trio étrange. Elle avait eu réellement peur Bella, mais elle avait eu le temps de prendre va main de Daisy et de transplaner dans la panique sans lâcher un amer : Menteur ! à cet ami, à cet amant. « Bella, tu saignes ! Ça te fait mal ? » Elle ne dit rien et essuie le sang sur son visage d’un coup de manche. « Ça va Daisy, aller, n y va, on ne doit pas rester au même endroit longtemps. » Sa petite sœur se remet tant bien que mal sur ses pieds et Bella use de sortilèges pour refaire l’ensemble du peu de bagages sauvés. « Et on va où ? » Elle sourit, elle se veut rassurante Bella. « Loin du monde magique. » C’était la chose la plus sure à faire selon la demoiselle.
Histoire:
Septembre 1961, Bella 6 ans ▬ « Mais ce n’est pas moi Maman ! » Le nez retroussé de Mrs Evans ne laissait rien présager de bon pour la petite Isabella, six ans, à vrai dire, très énervée par un reproche de sa mère sur la barrette de tante Agathe, Bella avait fini seule dans la salle à manger pour se calmer. La solitude emportant les moyens de la disculper, un vase de Chine s’était écrasé au sol alors que l’enfant était à l’autre bout de la pièce. « Je suis sûre que c’est toi ! Il n’est pas tombé tout seul ce vase Isabella Margot Evans ! » Les bras croisés sous sa poitrine, l’attitude de la mère de famille avait toujours été sévère. Chez les Evans, on était parfait de père en fils. Et cela valait également pour la maîtresse de maison. « Mais si je te dis que j’étais là et qu’il est tombé tout seul. » « Tu as tiré sur le tapis Isabella, c’est certain ! Arrête de mentir, tu sais à quel point le mensonge m’horrifie et qu’il horrifie Dieu ! » « Mais je m’en fiche de Dieu ! » La gifle raisonna dans la pièce dépourvue de son, claquant sur la joue de l’enfant. Bella avait sans doute comprit que Dieu avait une place importante pour sa mère, mais elle, elle n’en avait rien à faire de Dieu puisqu’il ne l’aidait pas à faire comprendre qu’elle n’avait rien fait. « Monte dans ta chambre. Sans un mot. » Lèvres pincées, les yeux vers le sol, la petite brune remontât aussi rapidement dans sa chambre, que la colère prit de nouveau possession d’elle. D’où le fait que le miroir du salon se brise également en quelques milliers de morceaux ce jour-là.

Juillet à Septembre 1966, Bella 11 ans ▬ Bella avait eu onze ans au début du mois. À vrai dire, ce n’était pas quelque chose d’important comme ses dix ans. L’année prochaine, elle irait juste dans une autre école pour passer à un niveau supérieur, bien de bien compliqué. En plus, Mr et Mrs Evans pensaient à la mettre dans un internat religieux et la brune détestait déjà cette idée ! C’était clair et net qu’elle ne souhaitait pas aller étudier chez les sœurs. Bien que Sœur Anne était d’une infinie bonté et d’une rare patience avec Bella lors de ses cours de catéchisme. Pourtant, ce jour-là, c’est elle qui était allée ouvrir la porte à cet étrange homme d’une quarantaine d’années. Il n’était pas vraiment habillé convenablement. « C’est toi la petite Miss Isabelle Evans ?» « Juste Bella si vous voulez. C’est plus pratique. » « C’est très gentil, tes parents sont ici ? J’aimerais leur parler. » Elle tourne le dos Bella, mais déjà sa mère et son père regardent l’homme étrangement habillé d’un regard qui ne plait guère à la petite fille. On ne traite pas les gens de la sorte, lui disait souvent sa mère. Et elle le faisait elle.

∞∞∞

« Vous devriez sortir de chez moi Monsieur ! Je ne comprends pas un mot de vos sornettes ! » Mrs Evans étaient bien plus que déboussolés, alors que Bella était un peu surprise, mais pas tant que cela finalement, il avait demandé si des choses étranges se passaient sous le coup de la joie, de la colère. La petite avait reconnu beaucoup de situations où elle avait été accusée à tort. « Il y a sans doute une erreur, ne prenez pas pour argent comptant ce que dit ma femme, elle est fortement effrayée par vos propos. » Continua Mr Evans à l’adresse du sorcier assis dans leur fauteuil bleu nuit, alors que la mère de famille avait pris congés. « Il n’y a pas d’erreur Mr Evans, le nom d’Isabella est écrit dans nos registres depuis 1966 » le père était tout aussi fatigué que la mère à écouter cet homme, cependant sa fermeture d’esprit à la religion le préservait de bien des crises. « Écoutez… » « Papa, si ce Monsieur nous a trouvés, il a sans doute raison. » Martèle Bella dans un siège. Le regard noir de Mr Evans ne laissait pas plus de liberté à Bella de parler pourtant. « Nous ne l’avions pas vu avant, et notre nom est courant, il fallait bien chercher pour me trouver moi ! » Elle marquait un point, et bon nombre d’heures après l’arrivée du sorcier, c’est le père qui céda. La petite irait à Poudlard à la rentrée, cependant, si c’était une erreur, elle irait comme le voulaient ses parents, dans cet internat catholique de la ville voisine.

∞∞∞

Elle n’avait pas trouvé de place avant de montrer dans le train Bella. À croire que c’était un manque de chance, cependant, elle avait quitté ses parents une semaine avant la rentrée afin d’aller dans une famille sorcière qui pourrait l’aider à faire des courses. Mrs Evans n’y tenait pas et avait pris des distances avec sa fille depuis la découverte de sa vraie nature. Un monstre, voire plus que cela un démon envoyé par le diable. Quand elle frappa à la porte d’un wagon, elle ouvrit sous le manque de réponse. Un garçon, le nez dans un livre, qui ne lève pas les yeux quand elle demande. « Je peux m’asseoir, il n’y a pas de place ailleurs. » Pas un mot, juste un faible hochement de tête. Qu’importe si c’était un toc, elle avait mal aux jambes.

Mars 1970, Bella 15 ans ▬ Parie de chez elle depuis le mois de septembre, Bella n’avait pas vraiment d’autres nouvelles de ses parents depuis son départ. Juste le strict minimum. Les Evans ne supportaient pas de recevoir des hiboux dans leur pavillon en cité ouvrière de Londres. C’est sans doute pour cela que Bella reste dubitative devant le courrier qu’elle tient au-dessus de son assiette dans la grande salle. La table des Poufsouffle est calme, mais enjouée en cette fin mars. Cependant, la jeune femme ne sait pas de quoi il s’agit. Elle qui allait sur ses seize ans, elle était totalement perdue parce qu’elle pourrait recevoir de la part de ses deux parents réunis. « Tu ne l’ouvres pas Bella ? » lui souffle sa camarade de chambre. Elle a une petite moue Bella, ne sachant pas si elle voulait l’ouvrir. « Allez, ça va pas te mordre, ça ressemble pas à une beuglante. » « En fait, mes parents ignorent totalement l’existence des beuglantes, et la mienne par extension. » Elles pouffent de rire à l’écoute du ton sombre qu’avait pris la née-moldue, sans ajouter que cela était une parfaite vérité. Mais bon, elle se saisit de l’enveloppe pour l’ouvrir rapidement et presque tomber de son banc, tant la surprise est grande à vrai dire. « Bella ! T’es blanche comme un inferi ! » Elle tremble presque, d’excitation de joie ? Ou encore de jalousie et de haine. « Je… J’ai… » « Accouche ! » « Justement ! J’y viens ! » Elle sort finalement le faire-part rose de l’enveloppe. « J’ai une petite sœur… Elle s’appelle Daisy ! » C’est entre l’excitation et la joie qu’elles se prennent dans les bras les deux amies de dortoir. Soixante-six centimètres pour trois kilos dix grammes. Un petit bout de femme, mais désormais, elle ne serait plus toute seule face à ses parents, c’était ça l’important.

Juillet 1972, Bella 17 ans ▬ La lettre était sans appel. À croire qu’elle n’avait pas vraiment mérité ce qui lui arrivait, elle était arrivée peu de temps après les ASPCIS. De ce fait, Bella n’avait pas été dans de beaux draps à mélanger ça et ses chances de réussite pour son diplôme magique… Cependant, elle était là, prostrée sur son lit, dans le dortoir des poufsouffles jusqu’à ce que Sally vienne la sortir de là pour la trainer jusqu’au lac où le reste de la bande prenait du bon temps au soleil. Elle n’avait pas envie d’en parler Bella. Et personne ne savait pourquoi deux grosses valises étaient arrivées l’autre jour au château. Ni comment elles étaient arrivées là d’ailleurs. Quand Rowan lui tape l’épaule, doucement du poing. « Eh Bella sourit, on en a fini avec l’école. » Elle garde sa tête dans ses genoux en marmonnant. « J’ai pas envie de sourire Rowan, fiche moi la paix. » Bella était une grande sœur, et la petite Daisy n’avait qu’un an et demi et jamais plus elle ne pourrait la revoir, c’était vraiment trop injuste … « Bella… C’était quoi dans la lettre pour que ça te foute dans un état pareil ? Ta sœur est morte ? » La née-moldue a vite fait de jeter du sable dans la tronche de cette sang pur qui ne pouvait pas la blairer, mais qui restait pour draguer Rowan, évidemment. « Ferme là toi ! Tu sais rien de ce qui se passe et tu parles pas de ma sœur comme ça, sinon je te fais bouffer ta robe de petite Miss-Parfaite ! » Des rires, mais surtout de l’inquiétude dans les yeux de ses véritables amis. Bella n’était pas du genre à se laisser abattre en général. Mais là, c’était un peu trop sur ses épaules. Comment allait-elle faire l’année prochaine ? Voire dans les deux semaines à venir si elle n’avait ni argent, ni toit pour vivre.

∞∞∞

Allongée dans leurs lits, c’est encore Sally qui s’allonge à côté de Bella pour revenir à la charge la nuit est tombée et beaucoup d’autres filles du dortoir sont parties pour profiter des fêtes clandestines de Poudlard. « Bella, qu’est-ce qui ne va pas sérieusement ? On dirait encore un inferi… » Elle renifle une nouvelle fois la née-moldue, tendant finalement la lettre de ce qui lui servait de parents. C’était affreux et elle ne saurait dire par combien d’émotions est passé le visage de Sally en lisant les mots des Evans. Un démon qui n’avait plus de place dans leur maison, maintenant qu’il était majeur dans son monde de perfidie et de péchés. « C’est dégelasse ! Comment ils peuvent te faire ça Bella ? Toi qui es si brillante ! » « Je sais pas… » Finalement, il ne fallut que quelques jours, ceux avant de reprendre le Poudlard Express, afin de trouver à Bella une chambre dans une collocation et envoyer quelques courriers pistonnés afin de trouver un petit boulot. Finalement, elle ne serait pas à la rue avec ses trois valises…

Janvier 1980, Bella 25 ans ▬ Un soupir d’exaspération sort des lèvres du sang pur en face d’elle. Isabella relève les yeux de ses parchemins pour les poser sur les boucles brunes de Gideon. C’est à croire qu’elle aurait pu les observer des heures durant, mais elle pose sa joue sur son poing en le regardant soupirer une nouvelle fois. « Qu’est-ce qui se passe, Mr Peverell ? Encore des incapables ? » « Sans doute le roi des crétins même. » Dit-il plutôt sèchement en barrant un paragraphe entier à l’aide sa plume. Professeur d’histoire de la magie, Bella avait décroché celui de professeur de sortilèges lorsque l’ancien professeur eut envie de profiter du peu de membres de sa famille qui lui restait. Toujours douée, Bella avait pu être recommandée par ce professeur qu’elle avait elle-même bien connu. « Ah… C’est à ce point-là. » « Et on n’est même pas à la moitié de l’année, tu te rends compte ? Irrécupérable se gosse. » Elle rit un peu, et pourtant c’est quelque chose d’assez fréquent chez les enfants de douze ans, ce n’était pas la matière de Gideon la plus facile à rendre intéressante, celle de Bella avait quelques facilités, quoi que ce n’était pas la joie à chaque cours, mais elle avait assez d’autorité pour se faire entendre et respecté par des élèves parfois condescendants… « Ton frère ? » demande-t-elle le connaissant malgré tout par cœur. C’était certain qu’il s’agisse du dernier de la famille, Bella l’avait elle-même en cours, assez dissipé, mais pas moins appliqué en sortilèges néanmoins. Finalement, Gideon change de parchemin retrouvant un semblant de sérénité avec des phrases bien tournées et cohérentes. À croire qu’il en fallait peut pour le sortir de ses moments de colère, mais ce n’était pas le tout. Bella change à son tour de parchemin, quand elle se met à pouffer sous le regard médusé du Peverell, qui lui demande ce qui la fait tant rire. Elle annonce en montrant l’entête de la copie. « Tu me l’as refilé ton boulet de frère. » Il n’en fallait pas plus pour alléger cette soirée de correction.

Décembre 1985 Bella 30 ans ▬ C’était finalement, la bonne maison. Quelques choses de petit et de bien perdu, loin de tout. Bella et Daisy se satisfaisaient de l’huile de coude qu’elles avaient mise pour rendre cette bicoque de quatre pièces potables. Il n’y avait pas grand-chose, deux chambres, un salon-salle à manger, une cuisine, une salle de bain et une dernière pièce pour aider Daisy à maitriser sa magie. Le tout de plain-pied. Il n’y avait que quelques personnes dans ce village pauvre d’Irlande du Nord, mais si les deux filles devaient apprendre à vivre comme des moldues à nouveau, c’était un premier pas vers la réussite. « Bon, tu la choisis ta chambre Daisy ? » « Tu pensais quoi ? Que j’allais te laisser celle qui donnait sur la mer ? » Dit-elle en courant vers la chambre avec la plus jolie vue, pas forcément la plus grande, mais la mieux placée. Enfin, il n’y avait rien d’autre à dire, l’autre chambre donnait aussi sur la mer, si on retirait le massif de végétation qui en cachait une grande partie. Elle soupire sortant sa baguette pour ajouter de la décoration, des meubles rétrécis dans un sac sans fond que Bella gardait depuis leur fuite. Prendre des meubles n’était pas si difficile quand on était douée en sortilèges comme elle. Si bien qu’en quatre ans, Bella et Daisy avaient réussi à réunir le nécessaire, bien que sans harmonie réelle, pour vivre confortablement toutes les deux. « Je peux avoir mes meubles moi aussi ? » dit la rouquine en passant sa tête par la porte. « J’arrive Daisy, réfléchit où tu veux les mettre déjà. » « Oh, mais c’est déjà tout décidé ! » conclut-elle en rangeant sa tête et en retournant dans sa chambre. Décidément, il faisait bon avoir un véritable chez soi…

Avril 1991 Bella 35 ans ▬ Simplement en train de redonner vie à des roses devant sa façade de brique blanche, Bella pouvait couler des jours heureux, voilà déjà cinq ans que Daisy et elle avaient posé leur valise en n’usant que de peu de magie pour cacher leurs traces magiques, en plus des divers sorts de protections lancés par la professeure autour de leur maison. Mais si elles étaient là bien assises tranquillement devant les fleurs qu’il fallait sauver, quand un homme s’arrêtât net devant elles. La question se posa des lèvres de Daisy elle-même. « Il y a un problème, Monsieur ? » Mais c’était certain qu’il regardait Bella, les mains pleines de terres, puis s’écriait en la pointant du doigt, l’air joyeux. « Bella Evans ! Merlin ! C’est une sacrée surprise ! » D’un coup d’un seul, Bella sortit sa baguette de la poche de son jeans pour la pointer vers l’inconnu. « Rentres Daisy. » Aucune question n’avait à être posée de la part de la rouquine de vingt-et-un ans. Et de toute façon, ça faisait des années qu’on ne l’appelait plus Bella, mais bien Margot Evans, tout comme on appelait Liberty Evans sa petite sœur. La baguette était toujours pointée vers l’homme, les mains levées vers le ciel. « Bella… Tu ne te souviens pas ? C’est moi ! » « Il y a plein de “moi” que j’aimerais revoir, mais le vôtre m’est inconnu après dix ans voire plus ! » Fit-elle sur ses gardes. Si bien que le sorcier jeta sa propre baguette aux pieds de la sorcière, qui ne basait pas la sienne pour autant. « Rowan, le copain de Sally à Poudlard. » De ce fait, elle lance un sort informulé pour retirer toute chose montrée magiquement sur l’homme face à elle, mais rien ne changeait. Rien du tout. « Pense bien que j’aimerais te croire, mais qu’avec ma condition et celle de ma sœur, c’est difficile. Donne-moi un détail que je peux connaitre comme toi. » « Hm, laisse-moi y réfléchir… Mais si ! Il y a le jour où tu as reçu le faire-part de ta sœur, je crois que le faire part était vert d’eau, c’est pas une couleur typique pour la naissance d’une petite fille ! » Cet argument était à la limite des choses. Mais elle baissa sa baguette, juste un peu, la gardant aux poings. « Tu ne m’en voudras pas de ne pas te faire entrer, la maison est protégée, et si j’avais été plus experte, je t’aurais oublietté avant que tu ne repartes d’ici. » Mais elle ne pouvait pas le faire. Il rit simplement. « J’imagine que des gens à l’Ordre pourraient le faire sans problème, écris moi juste un mot. » « L’Ordre ? Tu fais partie de l’Ordre ? » C’était une question évidente, s’il en parlait. Cependant, la sorcière lui tendit de nouveau sa baguette magique, alors que la discussion s’enclenchait sur les dix ans passés, sur Sally et ses obligations de sang pur, les ponts coupés la mort de beaucoup. Si bien qu’il ne fallut que deux visites de Rowan et des demandes de Daisy pour que Bella se retrouve à être interrogé par un membre de l’Ordre, puis une autre semaine afin de rentrer dans l’organisation. À croire que ses compétences et son passif de professeur pouvaient être utiles pour les jeunes comme Daisy, qui n’avait pas eu la chance d’apprendre la magie avant la Purge, ou même aujourd’hui.
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Re: Fiches WDWF (Odette - Desmond - Pietro - Leik - Zeke)

Message par Dezaia le Dim 28 Oct - 12:18

Saoirse Rackharrow a écrit:
Présentation:
Nom: Elle aurait dû ignorer ce nom, elle n'aurait pas dû se sentir concernée par ce genre de futilité, elle qui n'a eu qu'un prénom durant son enfance. C'est une Dalwish. (Dale-oui-che). elle aurait du être la fille de cette famille d'astronome gallois dont deux fils aînés se sont éloignés pour officier dans des églises catholiques. Douce illusion, mais elle espère un jour découvrir la faute qu'elle a faite pour que ces parents l'abandonnent à la naissance. Mais est-ce véritablement sa faute ? Probablement pas.

Prénom(s): La rouquine se nomme simplement Antoinette. Un prénom qu'elle n'aime pas forcément, mais que l'on ne connait pas forcément non plus. Peu sont les personnes qui lui tiennent à coeur et donc peu sont ceux qui la nomment Antoinette. Souvent, elle se présente comme étant Antie, la Galloise. Ayant posé bagage à Londres depuis quelques années déjà. Elle aime le bout de terre d'où elle vient, mais ce n'est pas par un prénom gallois qu'on l'appelle dans son travail... Plus comme dans une mythologie que peu apprécient. On l'appelle Idunn, là où elle travaille, car avouons qu'Antoinette ne vante pas forcément vos charmes.

Nature du Sang:  Elle n'a pas honte de ce qu'elle est et de ce qu'elle aurait pu être. Antie a peur d'être ce qu'elle est et elle aurait préféré ne pas être née dans une famille magique. Pourtant, quand on est de sang mêlé, on est plutôt protégée de la peur, mais si elle n'avait pas cherché d'où elle venait. Antie serait terrorisée à l'idée de sortir dans la rue.

Date & Lieu de naissance: Elle est née l'hiver, en fait, elle est presque née au mauvais moment. Un vingt-six décembre dix-neuf cent soixante-cinq. autant dire que sa venue le matin n'a pas réjouit le couple qui cachait cette grossesse depuis des mois. D'autant plus que le duvet de leur « enfant » était d'une couleur rousse qui n'avait jamais été vue dans les deux familles... Mais cette naissance dans l'hôpital moldue de Cardiff fut le dernier contact qu'elle eut avec sa mère biologique.

Statut Matrimonial: La rouquine maudite est célibataire, mais probablement amoureuse comme de juste. Hommes ou femmes, elle évite de s'approcher sauf si ce n'est pour travailler, elle a peur de s'attacher et d'être encore blessée par un abandon. Pourtant, elle ne se doute pas que les avances d'une personne envers elle sont plus sérieuses et pas du tout faites pour l'humilier si un jour elle répondait par l'affirmative à ce dernier.

Profession: Fleur des macadams, gourgandine. La liste des appellations pour nommer le métier ingrat qu'elle pratique est longue. Mais si certaines sont bien plus fréquentables par les porcs qu'une maison close... Antoinette vous dira si vous ne la connaissez pas qu'elle travaille dans une maison close. Et certainement la meilleure et la seule, celle de la famille Black. Mais si finalement, elle le pouvait, cette prostituée aimerait retrouver un semblant de liberté, mais l'inconnu, derrière les chambres-feutrés pleines d'odeurs désormais familières, fait terriblement peur à Antoinette. Elle a peur de finir dans la rue une nouvelle fois. Peur de revivre la situation de ces seize ans alors qu'elle a vécu sous les ponts avant que sa maquerelle ne la recueille.  

Ancienne Maison: Bien qu'elle ne soit pas arrivée jusqu'à sa dernière année. Qu'Antie n'est remplie sa scolarité jusqu'à sa sixième année... Elle était dans la maison des blaireaux. Malgré toute la loyauté dont elle peut faire preuve et de la patience qu'elle a accumulée. Cette Poufsouffle n'a obtenu, de toute sa vie, que ses BUSES avec de bons résultats en sortilèges et en soins aux créatures magiques. Doutez vous qu'elle n'a pas non plus son permis pour transplaner...

Patronus: Elle n'est pas du genre à avoir de beaux souvenirs, pas de beaux souvenirs à Poudlard. C'était une ratée pour certains, un souffre-douleur pour d'autres. Et encore aujourd'hui, elle n'a jamais formé de patronus. Une mince fumée blanche à l'identique des mangemorts, quand elle s'y essaie.

Epouvantard: Antie n'est pas forcément de ces femmes qui ont peur. Sa grande peur vient de son enfance, elle vient de là où tout a commencé. Dans une relation. Elle a peur de devenir mère. Elle peur d'être aussi mauvaise que sa propre génitrice et de ne pas pouvoir s'en sortir malgré l'aide qu'elle obtiendrait. Elle peur Antie et c'est tout ce qui la fait frémir profondément.

Baguette Magique: Brûlant d'une force qui lui vient du ventricule de dragon en son sein. La baguette de cette rouquine ne reflète pas le tempérament de feu qu'elle pourrait avoir sans ses peurs profondes. Longue de vingt-deux centimètres, elle lui rappelle aussi les senteurs du Sud, l'endroit d'où son père vient, car elle est fait en bois d'olivier, aux nœuds vieux comme les vins les plus goûteux.

Animal de Compagnie: Elle n'a jamais eu d'animal de compagnie. Elle n'aurait pu avoir que des photos si elle n'était pas allergique à tout ce qu'il y a des poils. Autant dire que depuis quelque temps, quelques contes, quelques histoires. Antoinette rêve d'avoir un bébé magyar...

Particularité(s): Elle n'est ni spéciale, ni douée d'un talent profondément magique. Elle est déjà à elle seule la honte de sa mère, la preuve de l'adultère, mais elle est au moins quelqu'un de cher aux yeux de ses frères et sœurs de l'orphelinat.

Qualités & Défauts: Elle n’est pas foncièrement méchante, Antoinette est une personne dotée d’une grande humilité, mais elle est aussi pleine de honte. Elle a profondément honte de ce qu’elle est alors qu’elle sait très bien que ce n’est pas de sa faute. Antoinette est gentille, mais elle est un peu têtue sur les bords. Durant son enfance, elle n’était pas des plus joyeuses, mais aujourd’hui, elle tente de sourire, même si ce sont d’autres chaînes qui se sont entourées autour de son cou. Elle sourit, fait bonne figure, tout en cachant tant bien que mal la douleur de sa condition. Être ce qu’elle est et faire ce qu’elle fait n’est pas des plus plaisant, mais elle a vécu dans un orphelinat et elle sait ce que ça fait de se sentir misérable, Antoinette. Elle est d’ailleurs très croyante, venant d’un milieu assez peu instruit du pays de Galles, elle a eu une stricte éducation et malgré qu’elle ait été reniée par ses parents, abandonnée car elle n'était qu'une erreur, elle prie parfois encore pour l’âme de sa mère et le pardon de Dieu a son égard. Elle ne sait pas être profondément méchante et noire, elle est pleines de regrets et dans le fond, elle est fortement humble, elle n’aime pas tant que ça les compliments ou les cadeaux qui clinque comme l’or au soleil. Il ne lui faut pas grand-chose pour être heureuse. Un petit mot la ravira bien plus qu’une bague en diamant. Elle aime le fait main, elle aurait aimé dessiner, elle aurait aimé faire de la danse classique, mais l'orphelinat n'a pas de moyens, elle était pauvre. Elle le savait. Ce traumatisme l’a rendue quelque peu névrosée, mais surtout très craintive envers les autres. Envers les gens en général. Antoinette, c’est une introvertie de première, mais elle aime bien le contact humain quand elle se sent en confiance. Elle est soumise et souvent ça plait aux hommes dans son milieu d’activité. Elle aimerait être plus forte, mais ce ne sont que des rêves d’enfant. Elle aimerait voyager et voir le monde, l’Italie surtout, démarrer une vie meilleure, mais dans le fond… Si elle ne fuit pas de sa maison close, c’est parce qu’elle est très sentimentale et attachée à cet endroit. Si au début, elle était un peu contrainte, Antoinette a la faculté de vite s’adapter aux diverses situations et à voir le meilleur que l’on peut en tirer, c’est pour ça, elle n’est pas franchement rancunière et elle a la fâcheuse manie de tout garder pour elle. Et parfois ça en énerve certain, mais elle n’aime pas être mise sous pression, elle supporte mal très ça et elle a même ce petit côté facile à vivre, car elle sera toujours franche et qu’elle tentera le moins possible de dénoncer les autres, elle aime protéger les autres et même ceux qui lui font du mal, mais dans le fond, c’est parce qu’elle a toujours gardé pour elle qu'on l'avait abandonné à la naissance, elle ne peut pas aller à l’encontre de ce genre de sentiment de solitude et honte, quand on la quitte, elle a peur, c’est vrai, elle est craintive, mais elle pense toujours que c’est sa faute qu’elle a mal fait. Jamais Antoinette ne remettrait la faute sur l’autre, elle est fautive depuis sa naissance et elle ne se demande pas pourquoi cela aurait changé avec les années.  

Groupe: Elle suit ce qu'elle doit suivre pour survivre. En vérité, elle ne pense rien de tout ce qui se passe. La politique lui passe au dessus de la tête et si elle doit faire quelque chose pour le mage noir, elle le fera en reniant ce qu'elle pense profondément... C'est plutôt une décadent, car Antoinette n'oserait jamais s'affirmer pour elle et pour protéger les rares personnes qu'elle aime.
Questions:
Dans un monde où les sangs purs dominent, quelle est votre place ?

La nuit venait de tomber. Le premier client nocturne devait arriver et autant dire que la fin d'après-midi n'avait pas été des plus clémentes, en vérité, Antoinette avait bien du mal à tenir correctement sur ses jambes. Mais elle devait faire avec. C'était ça le travail. Pourtant, dans sa robe de soie quasi transparente, elle laissa son regard vagabonder par la fenêtre de la pièce. Qui ça allait être aujourd'hui ? Un vieux corrompu ou bien un sang pur violent ? Elle ne savait pas. Pourtant, la porte grinça lourdement indiquant une arrivée. Puis le silence. Et une main sur son épaule et une voix tremblante. « Antie ? » La rouquine écarquilla les yeux. Cette voix. « Aby ? » Son ami se tenait face à elle, un manteau de cuir noir sur le dos, alors qu'elle était trop peu vêtue à son goût. Ses maigres mains cachaient son corps. Comment pouvait-il être ici ? « Comment ? » articulait-elle. Abigaël eut un petit sourire moqueur. « J'ai été malin, c'est tout. » Elle avait de la peine pour organiser ses pensées. « Alors, tu es du côté de ces gens ? » Il hocha la tête. « Et toi apparemment, tu es leur créature. » « On n’a pas tous la même chance. Un sexe, ça change tout. » Elle avait de la rancoeur dans la voix. Ils se jugeaient du regard. Alors qu'elle demanda. « Alors qu'est ce qu'on fait. » Il eut un petit sourire carnassier. « On va faire ce pour quoi j'ai payé. » Il avait changé... Trop pour elle. La société l'avait changé. Mais pas leur amitié dans le coeur d'Antoinette.
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Antoinette n'avait et n'a toujours pas de place dans le monde magique, en fait, elle a beaucoup hésité sur la nature de son sang jusqu'à la rentrée de sa cinquième année. Elle était incapable de dire si elle était de sang mêlée ou née-moldue. Mais la directrice de l'orphelinat a pu lui donner des informations sur ses géniteurs et la rouquine a enfin pu porter le mélange de son sang. Elle n'était pas un heureux cas de la nature. Et autant dire aujourd'hui qu'être né-moldu n'est plus un don aujourd'hui. Tuée et traquée pour ce qu'ils sont, elle a eu de la chance d'être d'une famille que l'on connait grâce à des écrits sur l'astronomie magique. Sinon, Antoinette aurait été tuée comme les autres il y a huit ans. Mais aujourd'hui, elle n'est qu'une prostituée et a-t-elle vraiment une place plus honorable qu'un né-moldu ? Peut-être pas, mais au moins, elle l'a importante pour certaines personnes de son entourage et ça la réconforte dans temps à autre.

Soutenez-vous Voldemort ? À moins que vous ne luttiez au côté de l'Ordre. D'autres préfèrent se tenir à l'écart des conflits... A qui va votre allégeance ?

Elle posa son regard sur la marque noire, plutôt grisâtre, tel un tatouage sur le bras de cet amant d'un soir. Passant une main dans la crinière brun clair de l'homme encore assoupie malgré l'argent qu'il mettait pour pouvoir rester dans le même lit qu'elle. Antoinette voulut y toucher, du bout des doigts, mais elle avait peur de le réveiller. Pour une fois, il ne parlait pas, il était calme, plus tranquille. Elle eut un petit sourire, mais posa le bout de ses doigts sur ce tatouage qu'elle jugeait comme maudit... Il en était donc un ? Et alors ? Elle le trouvait tellement... différent de ce que les autres filles avaient pu dire de lui. Un être violent et barbare ? Certes les ébats n'étaient pas les plus calmes, mais dans son métier, elle savait que la passion ne pouvait pas exister, c'était un peu... comme un commandement à ne pas franchir... Pourtant, elle riait de bon coeur à ses idioties, elle écoutait patiemment tout ce qu'il avait à dire sur son métier, même si pour cela, il ne la touchait pas vraiment de la nuit. Qu'importe qu'il soit la marque des ténèbres ou pas, il était quelqu'un d'autre que ce qu'on lui disait quand il était avec elle et c'était tant mieux. « Qu'est-ce que tu fais ? » Antoinette retira aussi vite sa main de son bras en tournant le dos, cachant correctement sa poitrine dans les draps, mais laissant bien la courbe de son dos à vue, désirable et torride. « Rien du tout... » dit-elle gênée. Mais avait-elle besoin de se sentir gênée avec quelqu'un comme lui ?
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Antoinette n'est pas follement rassurée par le pouvoir de Voldemort, mais elle n'irait pas contre l'idée de le faire sauter de son trône gagner avec le sang de certains de ses amis. En fait, elle évite de faire des vagues, elle fait ce qu'on lui demande de faire et tente d'avoir le moins possible à faire pour eux. Elle les craint c'est quelque chose de certain. L'Ordre ? Elle n'y songe même pas, advienne que pourra, mais elle n'est ni une traitre, ni une révolutionnaire, elle aspire juste à vivre une vie paisible, vivre simplement et si l'envie, si la fidélité lui prend. Par conviction, par amour, par n'importe quoi, si elle se sent basculer pour un cas ou pour un autre, elle fera le choix qu'elle estime le plus juste. Mais aujourd'hui, elle se plie au choix du gouvernement en place sans rechigner.

La Main Noire a appauvri une large partie de la population magique... En avez-vous fait les frais, vous-même? Fréquentez-vous le marché parallèle pour subsister malgré tout ?

« Tu ne penses pas que t'aurais pu trouver autre chose que de te prostituer pour vivre ? » Antie posa son regard sur Rose, une autre fille de la maison des Blacks. C'était peut-être trop rare pour la rouquine de parler, mais avec Rose, ça lui semblait plus facile... Peut-être parce qu'elle ressemblait à son amie né-moldue tuée à la purge ? Peut-être bien, pourtant, la demoiselle sourit faiblement devenant on miroir. Qu'aurait-elle pu faire d'autre ? Et que pouvait-elle dire ? « Tes parents sont morts pour que tu sois à la rue en fait ? » Antie se mordit l'intérieur de la joue. « En fait, Rose, je n'ai pas forcément envie d'en parler...» lâchât-elle en nouant ses cheveux dans une tresse épi de blé avant de se lever et d'entrer dans l'eau chaude des bains communs. « Ca te ferait du bien j'en suis certaines, Idunn, t'sais, c'est pas humain de ne jamais parler de sa famille. » Antoinette leva les yeux au ciel en soupirant ajoutant d'un ton faussement enjoué, presque triste : « Je suis orpheline et je n'ai jamais été adoptée ça te va comme réponse.» Rose se tut cette fois, bien que cette affirmation ne soit que la vérité vraie, l'autre catin s'en contenta avant de venir à son tour dans les bains. Et dire que depuis bientôt huit ans, Antoinette était le jouet des hommes pour le compte des Blacks...
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Elle était la poupée de porcelaine de son wagon dans le poudlard express et depuis, la Main noire ne l'a pas lâchée. Non, elle était jeune et assez jolie pour assouvir les besoins de quelques hommes, de quelques femmes. Antie n'est pas des plus à l'aise, mais elle est au fait de l'appauvrissement de la population magique, ne touchant que très peu d'argent sur les services qu'elle alloue pour les Blacks. Cependant, les gens qui veulent vraiment la gâter avant qu'elle ne le fasse savent que les bijoux et les vêtements se gardent plus pour elle que l'argent qu'ils donnent. Cependant, oui, elle aurait pu faire autre chose pour s'en sortir plutôt que la prostitution, des enfants encore vivants de son âge s'en sont surement bien sorti. Elle pense souvent à ses deux compères Abigaël et Steyrn, mais ne les a pas encore revus depuis. Pourtant, Antie n'est pas avare en sortie quand elle peut aller se procurer quelques huiles ou parfums pour arranger ses prestations. Mais elle n'est pas de ceux qui utilisent le marché parallèle. Trop peur d'être punie par ceux qui la possèdent s'ils l'apprennent.

Si vous n'aviez qu'un rêve à concrétiser, quel serait ce rêve ?

Elle se prit à rêver dans ce bain d'eau chaude, remplie de quelques essences d'orange. En fait, elle n'avait pas vraiment envie de penser à autre chose qu'à ce qu'elle pourrait avoir en dehors de ces murs joliment fait... En fait, elle n'avait pas vraiment honte de vendre son corps, elle le savait engageant pour certains... Assez beau pour que certains veuillent le battre. Mais elle regrettait la mort de certains de ses clients... Tout ça parce qu'il était un peu possessif, mais c'était une bonne chose, elle ne pensait pas à mal en vérité. Elle l'aimait bien, elle aimait le respect avec lequel cet homme si particulier la traite. Et peut-être qu'un jour, elle répondrait à l'affirmative à ses nombreuses demandes qui étaient pourtant identiques d'une fois sur l'autre. Il aimait la couvrir de cadeaux dans l'espoir qu'elle réponde oui... Qu'elle lui dise : oui, achète-moi et je te suis. Mais ce n'était pas aussi simple. « Idunn bouge toi, sale traînée ! Il y a un client pour dans ta chambre. » Elle se relava en ajoutant à l'adresse de sa maquerelle. « Savez-vous de qui il s'agit ? » Un rire hautain venu de la femme et Antie sues avant qu'elle ne lui réponde de qui il s'agissait. « C'est le bizarre, allez bouge ton joli petit cul. » Antoinette savait au moins qu'elle n'allait pas passer cette nuit à soupir le martyr et que cette personne serait au moins douce envers elle. À vrai dire, elle l'aimait bien.
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Depuis son entrée dans la maison close, il faut dire qu'Antie n'a pas vraiment de rêve, en général, elle s'est contentée de survivre. Il faut dire que dans le fond, elle ne prend que les rêves qu'on lui implante dans le cerveau. Et le dernier en date parle de plaines, de liberté et peut-être d'amour ? Si finalement, Antoinette ne croit que peu à l'amour, elle espère qu'elle l'entrevoit dans les yeux de cette personne qui lui a glissé au creux de l'oreille qu'il la sauverait de ces conditions si lamentables et pourtant, elle ne se résout pas à accepter, car elle sait que sa maquerelle ne lâcherait pas la prostituée qu'elle est. Non, Antie sait très bien que cette femme pleine d'envie de faire du profit ne se passerait pas de l'argent de cet homme qui lui parle plus qu'il ne la baise. Autant dire que c'est une aubaine puisque parfois, elle ressort presque intacte, mais dans le fond, c'est cette douceur et cette affection qu'aime Antie et c'et pour ça que la liberté d'une vie calme — ou pas — aux côtés de ce client là fond rêver.

À la rentrée de 1981, la grande purge frappa. Les uns et les autres vaquaient à leurs occupations habituelles. Puis, tout le monde magique sombra dans le chaos. Où étiez-vous?

Côté fenêtre, Antoinette regardait le paysage défiler, aller et venir dans des plaines qu’elle connaissait depuis des années déjà. C’était sa sixième année. Bientôt Poudlard serait un lointain souvenir et elle le regretterait. Que ferait-elle ? Elle retournerait à l’orphelinat pour trouver un travail à Cardiff ou bien irait-elle vivre dans le monde magique de Londres ? Dans le fond, Antie s’en fichait un peu, elle n’avait pas vraiment de passion, elle était juste devenue jolie avec le temps. Plus la petite rouquine aux cheveux hirsutes dont on se moquait dans les couloirs, car elle était souvent seule. Maintenant, c’était une demoiselle relativement jolie, le visage fin et de longs cheveux roux qu’on pouvait la confondre avec une cousine Weasley. Le train commençât à ralentir, et les autres filles dans le wagon froncèrent les sourcils alors Antie se levait pour aller voir ce qui se passait. Comme beaucoup de personnes, des têtes curieuses sortaient des compartiments pour voir ce qui se passait avant de voir les hommes aux masques noirs et aux capes de cette même couleur morbide, allaient dans l’unique couloir du Poudlard Express. L’orpheline retourna vite contre la vitre, laissant la porte du compartiment ouverte dans la panique. Elle serra contre son cœur la petite croix en argent qu’on avait laissé dans ses langes à la naissance. Les yeux se fermèrent, elle priait, elle avait peur des hurlements et des pleurs qui sortaient des compartiments autour du sien. Elle avait peur pour sa vie. Vraiment peur. Un homme entra accompagné de son sinistre collège. Antoinette n’arrivait pas à ouvrir les yeux. Et pourtant, les cris des autres filles du wagon semblaient être infiniment forts et finalement, il ne resta plus que ses sanglots à elle. « Sang Mêlée ou Née Moldue ? » hurla l’un des mangemorts en lui tirant sur sa tignasse la forçant à déboucher ses oreilles. Antie avait peur, elle sanglotait sans vergogne. Qu’ils ne la tuent pas. « Mêlée ! Je vous en prie. Je suis de Sang mêlé. » Ils riaient, ils n’avaient aucune pitié à la faire souffrir. Aucun. « Et qu’est-ce qui le prouve ? Hein sale mioche ? Pourquoi on doit te croire. » Antie tremblait de tout son corps, ses jambes la firent tomber au sol, mais son crâne était bien levé vers les deux sadiques. Elle était ignoble, pourtant, l’autre lui prit le menton entre ses doigts répugnants. « Les Blacks, leur maison close, elle est pas mal cette gamine. On aura des avantages. Garde-la en vie. » Ses cheveux furent lâchés alors que l’autre lui aboya de ne pas bouger et qu’ils reviendraient. Elle s’exécuta. Elle avait trop peur de désobéir. Trop peur de mourir.
Histoire:
Cardiff - Summer 1979

Les allées pavées du port de Cardiff respiraient l’été et l’iode gallois. Antoinette avait près d’elle le vent frais et ses pensées. Autant dire qu’elle avait demandé l’autorisation de se rendre n ville pour sortir des murs humides et anciens de l’orphelinat. Elle n’avait que quelques idées en tête. Poudlard, Steryn, Abigaël, Poudlard, les moqueries sur son abandon, la rousseur de ses cheveux, leur longueur, ses amours, ses amis, ses emmerdes. En général, l’été des quatorze ans d’Antoinette n’était pas les plus joyeux, mais elle faisait avec. D’autant plus que le soleil n’était que très rare et que cette fin du mois de juillet avait été pluvieuse et elle avait de la chance de pouvoir être en robe et sandales ouvertes sur le port de plaisance de Cardiff. La rouquine soupira, elle est ses cheveux ondulés dans le bas du dos. La directrice de l’orphelinat lui avait remis le petit mot que sa mère biologique avait laissé dans ses langes quand elle l’avait laissé là. Un simple mot et un couteau qu’on remuait dans la plaie. Antoinette avait été une erreur et elle ne doutait pas un instant que ses géniteurs auraient préféré se débarrasser d’elle alors qu’elle n’était qu’un embryon. Elle soupira en serrant le tissu de sa robe. Et puis, elle l’enquiquine cette génitrice. Au moins, Antoinette vivait sans qu’elle ne l’ait sur le dos et vivre dans un orphelinat ne la dérangeait pas, au moins, elle avait une famille de substitution qui comprenait ce qu’elle ressentait. Pas besoin de faire semblant avec eux. « Antie ! » L’adolescente se retourna sur le jeune à la peau hâlée et à l’autre qui courrait à ses côtés. Quand on parlait du loup, il fallait bien en voir à la queue n’est-ce pas ? Antoinette stoppa sa marche pour leur faire un signe de la main, alors qu’Abigaël la rejoignait en courant, suivit d’un Steryn bien plus posé et calme. Quand le jeune aux cheveux noirs se stoppa près d’elle, il lui sourit. « T’es sortie sans nous. » Elle sourit « Ca ne t’effleure pas l’esprit que j’ai besoin d’être loin de tes blagues lourdes de temps en temps Aby ? » Le trio se reforma près d’un petit bateau de pêche qui allait lever l’ancre quand un marin demanda aux deux garçons s’ils pouvaient lui lancer la corde restée sur le quai. Ils étaient tous bien élevés et dans des manières bien moldues. Ce qui fait que c’est à trois qu’ils saluèrent le pêcheur et son équipage avant de reprendre leur route sur le port aux pavés rouges. « En fait, t’es pas stressé pas pour tes BUSES, Stey ? » « Pourquoi tu veux qu’il le soit, ce n’est pas lui le cancre » raillât Antoinette à l’égard d’Abigaël. Steyrn ne put que rire, le trio était toujours dans ce genre d’optique, quand ils ne devaient pas s’occuper des plus jeunes arrivants dans l’orphelinat. Elle aimait beaucoup, Antoinette, avoir été élevée par une sphère catholique, des nones qui dédiaient leurs vies à l’éducation de jeunes enfants. Mais quelle ne fut pas leur surprise quand elles ont appris que trois enfants étaient des sorciers. Antie se mit à rire sous le regard intrigué d’Abigaël et le rire complice de Steryn. L’islandais de naissance savait lire dans les pensées de la rouquine depuis toujours. « Tu penses à la lettre », demandât-il. Antie lui lança un regard complice. « Oué, le bond qu’elles ont fait en voyant le vieux décrépit nous apporter nos lettres. » « Elles auraient pu faire une crise cardiaque ! » s’indigna Antoinette. Elle ne pouvait pas penser que les personnes qui les avaient élevés puissent mourir à cause de ce qu’ils étaient.  Steyrn haussa les épaules, Aby soupira. Oui c’est vrai, ils leur devaient tout à ces femmes de Dieu. « Tu as eu des nouvelles de tes recherches ? » demanda la rouquine à Steyrn. Il baissa les yeux. « Rien de bien concluant en fait. » Antoinette tapota une main réconfortante sur son épaule et Abigaël lui tapa dans le dos pour le réconforter. Parler des parents de l’un et de l’autre, c’était compliqué. « J’ai encore fait fuir des parents potentiels », avoua Abigaël d’un ton las. « Encore, c’est déjà le sixième couple ! Aby qu’est-ce que t’es con. » Il minauda en ajoutant tout bas. « Ça serait pas pareil sans vous, crétine. » Antie lui prit la main et comme toujours, rien n’était ambigu, il n’y avait qu’avec Steryn que c’était toujours à double sens. Jamais avec Abigaël. Elle sourit. « On va boire un verre ? Il fait chaud pour une fois. » Elle avait toujours le mot pour leur faire oublier leurs problèmes, mais elle ne parlait jamais des siens. Toujours comme ça et parfois c’était pesant. Steryn le sentait, Abigaël le savait. Antoinette n’était jamais trop bien quand elle partait seule. Et c’est pour ça que le groupe se retrouva à la terrasse d’un petit café où ils avaient leurs habitudes. Elle savait bien que l’un d’eux allait demander pourquoi elle était partie seule et elle redoutait la question. Elle, sa famille biologique qui avait enfin un nom… C’était compliqué à accepter. Surtout le fait qu’ils vivent eux aussi à Cardiff et qu’ils aient d’autres enfants. Des garçons. Elle baissa les yeux sur son diabolo violette en laissant une brise soulever une mèche de cheveux d’un côté, alors que de l’autre c’était Abigaël qui lui soulevait sa chevelure rousse. « Qu’est-ce qui y a ? » Antoinette releva les yeux. Elle n’avait pas envie d’en parler pourtant. « Dalwish… » Steyrn releva les yeux de sa consommation et Abigaël prit un air intrigué. « Dalwish ? » « J’aurais dû m’appeler Mélody Dalwish. » Avoua-t-elle. Steryn se risqua à poser sa main sur la sienne. « C’est la directrice qui t’as remis ce qu’elle avait de toi c’est ça ? » Elle acquiesça d’un petit signe de la tête. « Tu vas aller les chercher ? » Antie prit un petit air outré et retira sa main de celle de l’islandais. « Et puis quoi encore, ils se permettent de vivre à deux pas de mois et d’avoir d’autres enfants. Non, non, non, qu’ils aillent se faire foutre, ils avaient qu’à vouloir de moi avant de m’abandonner. Tout ça parce que je suis une fille. » Elle le savait, parce qu’avoir un nom de famille, c’était savoir des choses sur les autres. Et les deux petits Dalwish de six ans n’avaient rien demandé, mais c’était des mâles, alors on les avait acceptés… Eux. « Et pourquoi les sœurs ne t’ont pas laissé ton vrai prénom. » Elle haussa un sourcil « Parce que ma mère ne voulait pas pouvoir me rencontrer un jour, alors elles ont choisi un autre prénom… C’est tout, et je préfère Antoinette pour tout dire. » Abigaël sourira avant de lâcher un rire. Antoinette se vexa un peu, car elle détestait tout ce qu’on pouvait dire sur ce prénom, elle l’aimait bien. Elle. Ce prénom ancien qui avait eu… une ancêtre à la fin tragique, mais à la vie royale. Elle lui tapa sur l’arrière du front. « Ferme là ! » Elle était vexée et ça se sentait dans le fond de sa voix. Mais elle avait l’habitude avec lui. « Moi au moins, c’est pas religieux comme prénom. » « Moi je me ferais pas décapiter. » « Cesse ! » Elle était en train de rire, mais elle ne pouvait lui en vouloir. Ni à lui, ni à Steyrn.

 
London - Summer 1989

L’après-midi avait surement était la plus longue de toute sa vie, très franchement, Antoinette arrivait à n point de saturation, elle avait besoin de calme… De vacances… Pourtant, elle était encore là, dans cette même chambre où une autre fille avait débarrassé les draps sales pour les remplacé par des propres, mettre quelque touche parfumée ici et là pour faire disparaître les quelques taches de sang présent sur le coin d’un meuble. Oui, Antoinette mettait encore de la poudre sur sa joue. Elle avait souffert, mais ce n’était qu’un homme, elle ne le rêverait peut-être jamais… Jamais plus et elle priait pour cela. Même s’il avait pris plaisir à lui mettre des coups, elle n’avait pas pu aller contre, elle n’était qu’une putain, une simple putain. Pourtant, d’un vague geste dans ses cheveux roux, elle réussit à sourire un peu malgré la douleur. Douleur qu’elle effaça d’un sort, malgré les diverses marques sur son corps, elle devait faire bonne figure, elle était une marchandise depuis huit ans déjà, elle n’avait pas d’autre choix que de sourire et d’être heureuse du traitement qu’on lui infligeait… Dans son corset mauve aux rubans de soie, dans cette ambiance qui puait le luxe et la luxure, elle posa sur ses paupières un trait d’eye-liner, remis un peu de rouge sur sa lèvre fendue. Elle prenait grand soin de cacher toutes les blessures présentes sur son visage… Toutes sans exception, c’était aussi ça qui lui apportait de l’argent, des clients et tout le reste. Elle n’était pas futile, ni avare d’argent, à l’époque, elle voulait juste un toit, peu importe le métier qu’elle devait exercer pour l’avoir. Et aujourd’hui, elle aurait voulu partir d’un claquement de doigts, tout en restant dans ce lieu qui lui était divinement familier… Elle attendait le client suivant dans un sofa de velours pourpre. On frappa à la porte, elle eut un petit sourire en posant le livre qu’elle lisait sur une pile non loin. Remis en place ses bas, et laissait claquer ses talons contre le plancher vieillit par les pas. La poudre blanchâtre qu’elle avait mise sur son visage ne faisait qu’accentuer la rousseur de ses cheveux, la rendant presque fantomatique, irréelle. Mais en ouvrant la porte, c’est sur une tempête qu’elle appréciait qu’elle posât les yeux, inclinant la tête pour le laisser rentrer dans son antre. « C'était une bonne journée aujourd'hui, le jeune magyar est rétabli et le pain a bien levé, alors ça me semblait logique de terminer la soirée avec toi. Agréablement. » Antoinette referma la porte derrière lui, il avait cette aura qu’elle ne pouvait pas vraiment distinguer, mais qui lui semblait agréable quand elle répondit souriante, prenant le manteau qu’il retirait : « M’en as-tu apporté ? Du pain ? » La jeune fille savait très bien que ce n’était pas le genre de cadeau qu’il lui faisait habituellement, mais elle vu très bien une boîte se poser sur la coiffeuse et à ses côtés, une bourse de galions bien trop remplis pour ses simples services. Son cœur se serra… Elle n’avait pas besoin de tout cela, il ne s’imaginait certainement pas ce que ça serait d’avoir un morceau de pain qu’il avait lui-même pétri… Pourtant quand il prit place sur le sofa qu’elle occupait quelques minutes plutôt, Antoinette se posta juste devant lui, donnât sa main pour qu’il la prenne comme il en avait l’habitude. Si la peau sur la sienne avait arrêté de la faire frissonner d’angoisse, elle frissonna, car elle était heureuse… Pourtant. « Je peux t'apporter plus qu'un ridicule morceau de pain. Plus que cet ancien miroir. Viens avec moi et tu auras tout ce que tu veux. Tu ne seras pas mon thrall, juste libre. Pourquoi tu refuses ça ? C'est complètement stupide... » Antoinette détourna les yeux, chaque fois c’était la même, chose, il lui demandait de venir avec lui… « Je te l’ai déjà dit plus d’une fois… Ce n’est pas si simple de partir d’ici. Et puis… C’est bien plus compliqué qu’un oui ou qu’un non. » Et c’est comme à son habitude que ce petit air déçu et plein de dédain qu’il ajoutât à son n’adresse, lâchant sa main : « Rien qu'un ou deux meurtres ne sauraient arranger. » Elle ne répondit rien, Antoinette avait vu dans toute sa vie, assez de morts, assez de sang, assez de violence, elle ne voulait plus de ça… « Je ne suis pas con par Odin, tu dois voir d'autres hommes plus jeunes te le proposer chaque jour. La différence entre eux et moi c'est que je suis sincère, si le sang peut te libérer... » Elle recula d’un pas, le visage plus fermé qu’à son habitude. Non, on ne lui proposait pas, non elle déclinerait si on lui proposait. Elle n’avait pas envie de partir avec une personne plus jeune qui la prendrait pour une poire. Si elle devait partir, forcément ça serait avec lui. « Faite comme bon vous semble, finalement qui suis-je pour donner des conseils ? Ne suis-je pas le jouet ou le fantasme des uns et des autres ? » Elle avait coupé leur proximité d’un pas et d’un changement de ton. Non, il ne se salirait pas les mains pour elle, elle ne pourrait pas le supporter, sincèrement, elle ne voulait pas avoir peur de lui. Jamais. Mais malgré cela, le visage de cet homme prit un air noir, mécontent, elle se rapprocha doucement en ajoutant plus calme : « Pardonne-moi si j’ai été désobligeante. » Elle posa ses deux mains sur ses épaules, alors qu’il posait sa tête sur sa poitrine. Il était différent, si bien qu’avec lui, elle se risquait de passer une main dans ses cheveux pour effacer cette colère entre eux. Déposant un baiser sur le sommet de son crâne. Elle ne fut que plus touchée quand il ajoutât après un soupir plus que contrarié. « Je ne veux pas que tu sois aux autres. Sous mon toit tu ne seras même pas à moi. Sauf si tu le veux, comme moi je le veux. » De belles promesses qu’elle voudrait interpréter autrement… Se dire qu’un jour, elle pourrait peut-être partir d’ici. Pourtant, c’était le début d’une tout autre parade bien plus charnelle qui se profilait à l’instant. Mais l’instant était quelque chose de trop éphémère, alors qu’elle avait préféré se mettre sur lui, à califourchon, il se redressa aussi vite qu’il l’avait pu et elle se rattrapa comme elle le put pour ne pas tomber. Presque outré d’un tel changement d’attitude. C’était bien le seul qui la faisait vibrer pour de vrai, elle aimait ses étreintes, ses baisers et ses caresses. Qu’est-ce qu’il y avait cette fois encore ? Pourtant, c’est avec un ton bien colérique qu’il reprit la parole alors qu’elle passait une main dans ses cheveux, seule sur le sofa désormais. « Mais d'abord, dis-moi qui t'a fait ça ? Et si tu te tais, cela ne changera rien, il y aura quand même les cadavres de chaque personne qui passe cette porte après moi qui finiront en festin pour mes dragons. Alors ? » Antoinette se leva, outrée, véritablement. Comment pouvait-il arrêter ça pour ceci ? Elle croisa les bras sous sa poitrine, la rendant bien plus généreuse dans son corset, levant les yeux au ciel. « Trop de monde me fait ça… Qu’est-ce que ça va t’apporter ? Hormis de gros ennuis, je ne suis pas du genre à me soucier de tout le monde, mais je ne veux pas t’apporter des oranges à Noël quand tu seras en prison ! » La putain avait la voix sifflante, elle était très sérieuse, tout aussi remontrée que lui finalement. « Pour Noël ce qui serait parfait ce serait la liste avec le nom de ces enflures. »  Pourtant, il avait cet air déterminé, cette envie dans les yeux, mais la rage également, Antoinette leva les yeux au ciel, dans un ultime espoir de le convaincre. « Pourquoi, tu irais le tuer maintenant ? C’est inutile. Vraiment. » Elle levait les yeux au ciel, vraiment hors d’elle, mais assez courtoise pour ne pas élever le ton, elle n’avait pas l’habitude d’aller contre les hommes, c’était trop rare pour ce que lui arrive. Mais Antoinette ne voulait pas qu’il soit blessé, non pas du tout, elle voudrait le retrouver entier, sans bleus, sans blessures et surtout pas en prison. « J'irai oui. À moins que tu me demandes plutôt de rester ici. J'irai leur rendre visite plus tard, un autre genre de rendez-vous que celui-ci, tu vois ? » Antoinette montra la porte de la main, le ton trop ironique pour que cela passât aperçu en beuglant : « Eh bien non, vas-y tout de suite, j’ai besoin d’un nouveau cœur pour ma boite en argent. » Cette scène était ridicule vraiment ridicule. Il n’allait pas le faire alors qu’il venait de la payer. Alors pourtant, il sortit sa baguette et s’arrangeait en peu marmonnant qu’elle aurait aussi la tête de cet homme qui l’avait blessé plutôt. Devant cet air sérieux, Antoinette prit peur, par pour son bourreau, pour celui qu’elle appréciait. Jusqu’à se précipiter entre lui et la porte l’air paniqué, complètement au bord des larmes : « ARRÊTE PAR TOUT LES SAINTS ! » Elle hurlait, elle ne pouvait pas le laisser passer, pas du tout. « Combien de fois vais-je devoir te calmer, je n’y peux rien, arrête de te mettre sur sang sur les mains, je t’en prie, je t’en supplie, arrête. Reste avec moi, juste avec moi. Combien de temps as-tu demandé ? Une heure ? Reste toute la nuit avec moi, je t’ai tellement attendu, pitié, ne pars pas, pas maintenant. » Antoinette lâcha la poigné de la porte, tenu jusqu’à lors pour qu’il ne l’action ne pas, se pendant à sa chemise à moitié déboutonnée, elle tira si fort dessus que la quadragénaire fut obligée de se pencher vers elle. Elle voulait vraiment qu’il reste. Absolument comme le disaient les pulsions de son bas ventre et d’un cœur qu’elle aurait voulu faire taire. Mais il était si proche que c’est presque tout
naturellement qu’elle l’embrassa. Sa vie en dépendait peut-être peu, celle d’un autre homme très certainement. Elle se fichait du rythme, de la sueur ou de l’envie. Elle voulait qu’il reste, même s’il avait envie de tuer cet homme. Quand elle rompait le contact, c’est suppliante, soufflante qu’elle ajouta : « Fais-le pour moi… Pitié ne part plus. » Alors que finalement, elle souleva son dos de la porte, pour s’accrocher à son cou, sentir l’odeur de ses cheveux, toucher sa peau. Des choses qu’elle savait faire avec tant d’autres hommes. Mais ce genre de chose qu’elle appréciait faire avec lui seulement. Car dans le fond, elle n’était plus indifférente envers lui depuis des lustres.
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Re: Fiches WDWF (Odette - Desmond - Pietro - Leik - Zeke)

Message par Dezaia le Dim 28 Oct - 12:18

Saoirse Rackharrow a écrit:
Présentation:
Nom: La famille est une merveilleuse entité, il ne cache jamais son nom étant très fier de le porter. Le jeune homme n'est autre qu'un Diggory et il est de ceux qu'on qualifie de profiteurs et d'hypocrites. Mais prendre le vent du changement en marche est pour lui une preuve d'intelligence et c'est aussi la qualité principale d'un fin stratège. Prénom(s): Il est le héros de son propre roman, mais sa mère a choisi de l'appeler Shill, personnage d'un livre qu'elle avait fort apprécié durant sa grossesse, la douce femme n'était pas en reste de choisir, car son mari et le père de l'enfant pu avec habilité lui donner comme second prénom celui du Chevalier Gawain (Gauvain), connu par tous durant la recherche du Graal dans les légendes arthuriennes comme étant l'un des plus forts chevaliers qui aurait servi le roi Arthur. Ce pour quoi le brun porte fièrement ses prénoms, l'un étant synonyme de puissance et de bravoure, l'autre étant un reliquat, une délicate empreinte laisser par feu sa mère. Nature du Sang: La pureté fait partie de sa vie, cette même pureté qui revendique ses droits depuis quelque temps. Mais cette pureté qu'il juge parfois, il ne la trouve pas suffisante pour mettre à feu et à sang le monde magique. Il est Sang pur et l'assume, Shill ne pourrait renier cette racine, car c'est ce qu'il est c'est ce qui le relie au reste de sa famille, néanmoins, il ne pense pas que ce même sang peut faire de lui quelqu'un. Ce Sang ne pourra jamais remplacer fièrement l'homme, pour lui le Sang n'est qu'un prétexte pour prendre le pouvoir. Date & Lieu de naissance: Le cri de sa naissance est celui qui a percé la maison familiale des Diggory, il y a trente-trois ans de cela. Venant au monde dans un confort certain, il est aussi venu au monde le vingt-trois mai dix-neuf cent cinquante-trois, alors que le pendule indiquait clairement et calmement une heure et trois minutes du matin. Statut Matrimonial: Si durant une partie de sa vie, le beau Shill a été fiancé à une belle femme de son rang, il n'en a pas fallu moins qu'un autre bien plus riche et bien plus réputé que lui pour qu'elle le quitte, le torturant, torturant son coeur au point qu'il ne fait plus confiance aux femmes, ce pourquoi c'est depuis des années déjà un célibataire endurci, voir un célibâtard dès lors qu'une femme lui plait et qu'il sait qu'il lui fait son petit effet. Mais il n'arrive à la sortir de sa tête qu'avec une seule femme. Profession: Il est dur et souvent exigent avec ceux qu'il forme, il est le professeur tyrannique que personne ne souhaite avoir et pourtant, son premier métier, sa vocation est celle d'être un grand Auror. Néanmoins, il n'était pas soucieux de transmettre les bases du métier aux nouvelles recrues, néanmoins, il reste satisfait de sa progression au sein du nouveau ministère.   Ancienne Maison: Si sa famille est une famille que l'on qualifie d'opportuniste, nous ne pourrons nier que Shill en est un. Mais cela ne fait pas l'homme qu'il soit bien plus loyal à sa famille et honnête envers les autres et lui-même. Ces vertus l'on dès lors conduit dans la maison des bonzes et ors durant ses années scolaires Shill était un Poufsouffle exemplaire et on ne peut tarir d'éloges sur sa patience ou sur son implication dans les événements qui touche le monde magique. Patronus: Parmi tous ceux de son rang qui servent le mage noir ne voyant qu'une faible fumée blanche après l'incantation, Shill resté lui même malgré tout ce qu'il a du cacher à lui-même ou à sa famille pour les protéger de son ressenti envers, c'est pour cela qu'il est capable de former son patronus qui prend la forme d'un centaure. Fort et fier comme il souhaite être. Epouvantard: Son épouvantard, une chose dont il n'aime pas parler, une chose connue de tous, mais la seule chose dont il a peur, c'est d'elle au bras de son nouveau fiancé de son nouveau mari. Shill sait que passer à autre chose l'aiderait à revoir le feu d'autre fois. Mais dans le fond, il ne saurait s'y résoudre, car l'autre lui fait penser par moment à elle, alors comment l'oublier. Baguette Magique: Le bois de la baguette de Shill est celui de la mort, celui qu'on sent quand on voit la fin venir. Faite de Sapin, cette baguette teintée d'un vernis brun mesure exactement trente-deux centimètres de long et reste relativement inflexible, elle est fidèle à son maître grâce au cheveu de vélane qu'elle contient. C'est sa plus fidèle amie durant ses missions, celle qui devra servir à tuer si le Ministère lui demande. Animal de Compagnie: Fan est la petite femelle corgi que Shill a recueillit chez lui il y a deux ans déjà, si elle reste petite et turbulente comme chienne, il n'en reste pas moins attaché à cette petite boule de poil blanche et dorée qu'il affectionne plus que tout. Il possède également une petite chouette noire du doux nom de Lazuli. Particularité(s): Il est dénudé de particularités magiques, la voyance ou autre chose innée n'étant pas pour lui, il n'est pas non plus de ceux qui on désiré apprendre une capacité, il préfère compter sur lui-même et sur sa personne. Mais dans le futur si le besoin s'en fait ressentir, il se donnerait à l'étude de certaines particularités. Qualités & Défauts: Jovial • Bavard • Moqueur • Pas du tout matinal • Séducteur • Courageux • Loyal • Ironique • Fière • Jaloux • Exubérant • Souriant • Rêveur • Opiniâtre • Rebelle • Joueur • Fort • Aventureux ♦️ Familial ♦️ Protecteur ♦️ De mauvaise foi ♦️ Patient ♦️ Colérique quand on le pousse à bout ♦️ Bagarreur Groupe: Divergeant
Questions:
Dans un monde où les sangs purs dominent, quelle est votre place ?
À la place de ceux qui font presque partie de l'élite, contrairement au Sang mêlé, les futurs petits Diggory pourront jouïr d'une éducation. Je suis Sang Pur et je suis de ceux qu'on dit d'en haut. Mais depuis la grande purge, depuis que les sbires du Lord Noir se sont révélés au grand jour avec cette cruauté envers des personnes qui n'avaient rien demandé d'autre que de pouvoir vivre leur vie, je m'interroge sur la supériorité du sang. Ne sachant pas si nous pouvons en être si fières que cela, fière d'être les soldats et les marionnettes d'une démonstration d'idéaux que beaucoup ne soutiennent pas. J'ai la place que je mérite, je suis bien plus libre que certain, mais je ne m'amuse que sur certains de ma domination, pour des choses relativement futiles, je n'ai pas l'ambition de mes frères, j'aspire à une vie tranquille loin de tout ennui, mais peut-on réellement vivre ce genre de vie, si c'est une idéologie oligarchique qui se met en place dans le monde magique. Je n'ai pas peur de cette oligarchie des Sangs Pur, mais je la remets en cause, car des enfants n'auraient jamais dû mourir dans une bataille d'adultes.

Soutenez-vous Voldemort ? À moins que vous ne luttiez au côté de l'Ordre. D'autres préfèrent se tenir à l'écart des conflits... A qui va votre allégeance ?
Comme tous les membres de ma famille, ma première allégeance va vers ma famille et nul autre. Je n'ai pas besoin d'autres choses que de les protéger. Si mon père a été touché par la mort de notre mère à la naissance du petit dernier, je me suis résolu à protéger ma famille. Peu importe qui je dois servir, peu importe, je dois soutenir, il n'y a pas de noir ou de blanc dans les actions des mouvements politiques. Que ce soit le gouvernement de Voldemort ou alors les envies révolutionnaires de l'Ordre du Phénix, je ne soutiens ni l'un ni l'autre en comparaison de mes deux plus jeunes frères qui pensent que Voldemort a raison sur toute la ligne. Moi je pense juste que c'est déjà incroyable qu'on puisse encore être en vie. L'époque dans laquelle nous vivons est dangereuse et finalement, nous n'avons pas besoin de savoir qui est méchant, qui est gentil, on a juste besoin de ce tenir à carreaux, mais j'offrirais mes servies aux camps qui protégera le mieux mon père Harry, et mes deux frères Olympe et Wendell. Bien qu'évidemment, aucune de ses trois personnes n'est au courant de ma façon de pensée, car premièrement, elle leur déplairait et deuxièmement elle pourrait s'ébruiter et je perdrais le peu de liberté que je détiens encore.

La Main Noire a appauvri une large partie de la population magique... En avez-vous fait les frais, vous-même? Fréquentez-vous le marché parallèle pour subsister malgré tout ?
Ma famille a bien plus que fait les frais de cette main noire, menée par la famille Black, il n'y a pas à dire, je comprends bien plus que les autres Sangs Purs ce que c'est la haine envers les Blacks. Bien qu'en soit, je ne travaille pas avec le reste de ma famille dans la boutique du chemin de traverse, mais j'ai été témoin de l'interdiction à la vente de nombreuses potions coûteuses, témoin des resterions et des impôts, ce pourquoi aujourd'hui, je ne peux me permettre de quitter le Ministère pour aller travailler avec eux dans le domaine de prédilection de ma famille, car payer un homme de plus ferait couler notre dernière boutique sur le territoire britannique. Pour ce qui relève du marché parallèle, je n'y ai pas encore eu recours, mais si le besoin s'en fait sentir d'un moyen comme d'un autre, je me ferais le plus discret possible pour obtenir ce dont j'ai besoin ou ce dont ma famille à besoin.

Si vous n'aviez qu'un rêve à concrétiser, quel serait ce rêve ?
Je voudrais revoir ma mère, lui parler, savoir ce qu'elle pourrait penser de ce que je fais, ce que l'on vit avec les autres, comment elle envisagerait le futur pour Wendell qui vient de se fiancer, savoir si elle apprécie la femme d'Olympe. Savoir comment elle m'aurait consolé quand l'autre m'a quitté. Savoir comment elle nous perçoit, savoir si nous, ses trois enfants faisons sa fierté là où elle est. Qu'elle me donne les conseils dont j'ai besoin pour croire de nouveau en l'amour, me dire comment me comporter et savoir si elle sait de quelle façon je peux rendre la vie plus facile pour notre famille. Je voudrais tellement qu'elle me guide sur les routes difficiles que nous prenons, qu'elle me dise que j'ai grandi, que j'ai mûri et qu'elle est fière de ce que je suis devenu. En vérité, je donnerais tout, même mon âme pour pouvoir parler à ma mère une dernière fois. On pourrait croire que c'est le rêve d'un enfant abandonné, mais je n'ai pas eu le temps de lui faire des adieux convenables et c'est sur une dispute que je l'ai quitté malgré qu'elle donnait la vie.

À la rentrée de 1981, la grande purge frappa. Les uns et les autres vaquaient à leurs occupations habituelles. Puis, tout le monde magique sombra dans le chaos. Où étiez-vous?
La journée touchait à sa fin, le soleil vermeil dans ses dernières lueurs allait vers sa triste agonie, si bien que finalement, l’Auror titulaire depuis quelques mois avait bien du mal à tenir la distance qui le séparait de son binôme. Axel et lui revenaient d’une triste et ennuyante mission perdue au fin fond du pays de Galles qui avait duré quelques jours. Jamais le Diggory n’avait trouvé le temps si long, la conversation de son « ami » l’ennuyant fortement, mais il était d’une nature trop patiente pour lui dire directement que l’ennui atteignait son paroxysme quand le Sang pur était à ses côtés. Pour passer ce temps horriblement long en sa compagnie, il pensait que son dernier frère Wendell entrait en cinquième année à Poudlard ce jour. Bien que le brun ait rendu ses couleurs il y a déjà cinq ans de cela, Shill se souvenait encore de ses belles années dans le parc du collège. Il aimait vraiment la regarder se promener sur les bords du Lac noir avec ses amies. Mais la simple pensée qu’il eut envers cette femme eut le don de lui miner le moral, coupant vite court à toutes les conversations qu’Axel pourrait avoir. Le reste du voyage se fit donc de nuit, nuit assez fraiche, mais le retour des deux Aurors ne semblât pas faire grand bruit, l’administration concentrée à toute autre chose. Mais est-ce quelque chose qui aurait dû inquiéter le brun ? Peut-être, mais il était trop fatigué par une route interminable… Car, Axel était de ceux qui n’aimait pas transplaner, pourquoi il ne le savait pas vraiment… Pourtant alors qu’il se dirigeait vers les cheminés pour retourner dans le domaine familial, il se retourna en même temps que son comparse pour entendre : « Diggory, Keynes attendez moi ! » Au loin, la petite frimousse rousse d’une collègue Auror, Cythère Exaurie, une Sang-mêlée venue de l’Est. Elle semblait à la fois heureuse de les voir, mais tout aussi choquée par une information encore inconnue des deux hommes. Elle les prit par les bras en avançant d’un pas vif, vers les cheminées, entrainant Shill et Axel avec elle dans un lieu que le Sang pur ne connaissait pas.

Elle se retourna sur le blond en lui collant une gifle digne de lui : « T’es complètement fou mon pauvre ! » Hébété, Axel ne releva pas ce qu’il venait de se pendre, mais Shill les regarda tous les deux retenant la seconde gifle qui aurait pu partir. « Oh ! Cythère, explique-lui plutôt que de l’abrutir de gifles. » Le regard que la rousse lança au brun lui brisa le cœur. Elle semblait avoir souffert pendant des années. Alors qu’il l’avait vu il y a de ça quatre jours… C’était fou… Le Sang pur passa une main sur son visage et tendit une main pour aider Axel à se relever. C’est de là que la rouquine commença à pleurer, expliquant ce qui s’était passé dans la journée… Et le tout choqua Shill autant qu’il le dégoûta des mangemorts pour des mois. « Tous les nés-moldus ? » Arriva à articuler Axel à la fin du récit. Cythère n’eut qu’un faible mouvement de la tête pour affirmer ce que les deux hommes redoutaient. Un génocide à grande échelle… Un picotement remonta la nuque du Diggory… Wendell ! D’un vif mouvement, il enlaça son amie et l’aida à convaincre Axel de fuir maintenant, en laissant tout derrière lui. Et il transplana chez son père.

Dans le fond, il se fichait bien qu’Axel fuit ou non l’Angleterre, il ne se souciait que de son petit frère, présent dans le Poudlard Express ce jour-là. Autant dire qu’il était terrifié. Il ne trouva ni Olympe, ni son père, peut-être coincée quelques parts… Mais à presque minuit, Shill  se doutait d’où ils pouvaient être. Ou bien avaient-ils pris peur en le prenant pour un mangemort venu les tuer ? « Olympe ! Père ! » Vociféra-t-il dans la demeure qui l’avait vu grandir alors que certains portraits animés se plaignaient des lumières qui s’allumaient les unes après les autres ? Il se fichait des complaintes des personnes déjà mortes retenues par quelques coups de pinceau, que ce soit de l’huile ou de l’acrylique, il n’eut de répit à ouvrir toutes les pièces qu’en sentant la poigne de son père sur son bras, mais dans le doute, c’est le regard sombre et la baguette pointée sur le torse de son géniteur que Shill l’accueillit, mais il se détendit aussi vite qu’il l’avait menacé par instinct en le serrant contre lui. « Par Merlin et Morgane,  il ne t’ait rien arrivé, et Olympe ? Tu as des nouvelles de Wendell ? » Le supplia-t-il à la fin de sa phrase. Mais il n’eut qu’une réponse négative et un regard inquiet de la part de son géniteur. L’attente serait longue jusqu’à recevoir un hibou le lendemain matin pour savoir si le dernier frère Diggory avait survécu… Mais étant un Diggory et un Sang pur, il n’y avait rien à craindre… Pourtant, l’aîné ne ferma pas l’œil attendant en faisant les cent pas devant un portrait de leur défunte mère, surement inquiète malgré qu’elle ne soit plus que toile et peinture à l’huile.
Histoire:
Part One ♦️ Brotherhood

Il y a de cela trente-trois ans, finalement quand le monde des sorciers tournait encore rond et quand la main de Voldemort n’abattait pas encore ses cartes sur un pays et une race tout entière, deux personnes célébraient ce jour faste. À la fois heureux et épuisés. Les mois d’avant, cette venue au monde avait été épuisante comme toutes les premières grossesses d’une femme. Personne n’était préparé à donner la vie, même avec les bons soins de médicomages expérimentés, on ne savait jamais trop quand on était prêts. Pourtant, cette naissance venait à la fois de consolider leur mariage et de leur donner un héritier. Si Harry Diggorry et sa femme Rose ne s’attendaient pas à avoir un petit garçon comme premier enfant, ils en furent cependant sûrs à ce moment-là, chaque enfant qu’ils auraient ne serait qu’une cristallisation de l’amour qu’ils commençaient à éprouver l’un pour l’autre. C’était un matin de mai, sans savoir comment ni pourquoi, on avait envoyé un hibou à l’homme aux cheveux bruns qui avaient ouvert sa boutique de Londres il y a quelques heures à peine. Sa femme avait ses premières contractions, fortes et douloureuses comme elles devaient l’être pour chacune des filles d’Ève. Mais les heures de ce dur travail avaient beau sembler interminable, c'est une médicomage qui trouva le patriarche de la famille Diggory en lui annonçant fièrement et joyeusement : « C'est un petit garçon, votre femme se porte très bien Monsieur. » C'était un jour faste pour la seule branche restante de cette famille de Sang pur, la lignée serait sauvegardée pour au moins une génération. Le prénom et le second prénom furent rapidement donnés à l'enfant, le couple étant dans une optique semblable sur l'appellation de l'enfant. On le nomma Shill, comme le héros preux chevalier d'un livre à l'eau de rose de sa mère, mais aussi Gawain ce valeureux chevalier du roi Arthur. Il n'était pas en âge de comprendre entre sa naissance et ses trois ans de quoi il pouvait s'agir, mais il savait que c'était le chevalier de cette maison, un petit bambin serviable qui s'amusait à aider les femmes de maisons et autres serviteurs des Diggory en leur apportant son horrible limonade... Mais personne n'osait dire quoi que ce soit et elle était bue alors qu'elle avait un goût purement immonde...

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« Père !? Qu'est-ce que c'est que cette chose ! » demandait le garçonnet interloqué par les nombreuses couches de tissus immaculés que le Diggory tenait dans ses mains. D'ailleurs, Shill se rappelle encore de son sourire, il était tendre et paternel comme quand il lui lisait une histoire le soir. Mais il était nettement bien plus joyeux. « C'est ton petit frère, Olympe. » L'adulte se pencha pour que l'enfant de quatre ans puisse voir la petite chose fripée qui dormait là lové dans les bras de son père. Leur mère étant surement en train de se reposer de cet accouchement tout aussi facile que celui de son aîné. « C'est une fille ou un garçon, parce que là ce n’est pas grand-chose. » Un petit rire émana de la pièce alors que le paternel renseigna l'enfant sur le sexe du bébé. Un autre petit garçon, un futur compagnon de jeu... Tant mieux, celui illumina le regard brun du jeune Diggory et il se permit d'embrasser sur la joue le tout nouveau membre de la famille.

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Alors qu'il venait d'avoir six ans, et Olympe trois ans, Shill savait ce que c'était d'être un grand frère, même si grâce à son père il s'était amélioré dans la fabrication primaire de potions, Shill n'aimait pas ça, il n'aimait pas passer des heures devant un chaudron. Mais un jour, Olympe eut une forte fière, il était alité quelque temps, mais d'après les médicomages pas besoin de nourrir de grandes inquiétudes. Pourtant, la vile maladie dura plus d'une semaine, laissant Shill sans compagnon de jeu... Il fallait tout de même qu'il trouve le moyen de se divertir et de divertir son malade de frère. C'était quelque peu compliqué, mais pour un enfant rien n'était impossible, surtout quand on est un Diggory et que la famille est ce que vous avez de plus précieux au monde. Alors, l'enfant demanda à son père de lui apprendre à faire une potion pour faire des bulles de savon qui ne saliraient pas les meubles. À force d'acharnement, le père et le fils purent mettre au point ce petit miracle, mais Olympe était déjà sorti de sa torpeur et commençait à aller mieux. Ce qui ne détournait pas l'enfant d'aller jusqu'au bout, car finalement cette potion était aussi un peu pour lui. Pourtant, c'était quelques mois après cet épisode où les Diggory avaient montré la force de leurs liens que c'est une Rose Diggory merveilleusement bien qui s'approcha de ses fils en train de jouer dans le petit salon. Elle semblait bien heureuse. Olympe plus proche d'elle, que Shill à l'époque, courra sans doute dans ses jupons, mais Shill releva les yeux à l'entente de son prénom. Il n'avait pas de mal à se relever laissant choir ses petits soldats de plomb alors que leur père les rejoignait. Mais ce fût Shill qui se démarqua encore des autres en hoquetant de surprise : « Encore un petit frère ?! » Oui, Rose et Harry Diggory avaient la chance de pouvoir mettre au monde un nouvel enfant... Mais le futur leur réservait une funeste surprise.

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Il y avait déjà une semaine que c'était arrivé, si dans le fond, Olympe était encore trop jeune pour s'en rendre compte tout de suite, il verrait dans quelques semaines qu'elle n'était plus là. Vêtu de noir, Shill tenait la main de son père, alors qu'Olympe se pendait à l'autre. Wendell le dernier né dans les bras de la gouvernante fraîchement nommé. « [...] Donne-lui la paix et le bonheur que tu promets à tous tes enfants. Que son amour né sur cette terre grandisse auprès de toi pour mieux nous consoler et nous redonner goût à la vie. Que son amour uni à ton propre amour soit pour nous source de force et de courage jusqu’à ce que nous le retrouvions enfin pour partager ton amour dans la lumière de ta maison. » Les tremblements du Patriarche eurent vite fait de contaminer la main de ses deux plus grands fils... Il était temps. La messe touchait à sa fin. Il était temps. Mais personne ne voulait y croire. Il était temps. Temps d'emmener Rose Diggory dans sa dernière demeure. Plusieurs larmes amères de Shill se mêlèrent à celle de son père dans une étreinte, devant la toute fraîche sépulture, les autres sorciers indignes et mauvaises langues avaient fait leur temps, les laissant seuls. De toute façon, elle n'était plus et la famille venait de perdre la femme et la mère. Elle n'était plus.

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Stoppant une autre pichenette de son frère sur le petit dernier Shill s'exclama : « Qu'est-ce qui te prend Oly ? T'es complètement fou ! Maintenant qu'il a réussi à dormir, laisse-le tranquille ! » Les sourcils froncés, Wendell avait deux ans, Olympe six et Shill venait d'avoir dix ans. Olympe avait peu à peu compris pourquoi leur mère était morte et en voulait au petit dernier des Diggory, mais c'était toujours sous les querelles de ses deux premiers enfants qu'Harry Diggory s'était enfoncé dans le travail, laissant la garde de ses trois enfants à une gouvernante la semaine, passant du temps avec eux le week-end. Mais Shill ne supportait plus les humeurs de son frère. Il semblait accepter Wendell dans la famille, mais à la fois le renier. Il avait beau faire la moue et pleurer qu'il avait tué leur mère, Shill avait toujours le même discours. « Tu sais que ça aurait pu être n'importe lequel de nous deux avant que Wendell arrive ! Par Merlin, arrête d'être buté ! On ne décide pas de tuer qui que ce soit alors qu'on est pas encore né ! T'es bête Olympe ! » Et souvent par la colère et par magie, Shill cassait un vase et forçait son cadet à quitter la chambre du petit dernier. C'était ça être grand frère, s'occuper du plus faible et le protéger du plus fou, mais dans le fond l'aîné les aimait tous les deux et il priait pour que sa mère les protège de la discorde de là où elle était. Que le Seigneur soit bon avec elle et avec eux, que son père retrouve le bonheur... Et c'est ce même jour pourtant qu'il put montrer fièrement au diner sa lettre d'admission à Poudlard. Redonnat un peu de joie à cette famille meurtrie.

Part Two ♦️ Hogwarts

Poudlard n’était peut-être pas l’endroit préféré du jeune Diggory, mais c’est sans vraiment connaître de vue l’endroit qu’il arriva par le lac noir, l’année de ses onze ans. Bien que son père lui avait parlé de cet endroit où tous les sorciers recevaient une éducation magique, il n’imaginait pas le lieu tel qu’il était, un énorme château comme on en trouvait partout en Irlande. Mais ses compagnons de barques semblaient bien plus émerveillés que lui. Mais c’était surement à cause des mots de son père sur le quai du Poudlard Express que Shill n'était pas plus que ça enthousiasme... Son père lui avait confié que son aîné allait lui manquer. Et Shill ne serait pas en reste de lui donner de ses nouvelles le plus souvent qu'il pourrait. Bien qu'écrire des lettres ne soit pas sa spécialité pure. Il ferait comme il le pouvait en jonglant avec les cours, les copains et les saisons. LA soirée de la répartition pourtant fut très rapide pour le jeune homme aux cheveux bruns, comme son nom était de ceux présents sur le haut de la liste. Il était très anxieux, il s'en souvient très bien. Les mains moites et la gorge sèche, Shill s'était avancé par petit pas pour rejoindre le Chhoipeau et le professeur qui le poserait sur sa tête. Pourtant, la décision fut rapide et sans contestation possible. « POUFSOUFFLE ! » La table des jaunes et bronzes se leva pour applaudir le nouvel arrivant et le premier de la soirée à les rejoindre. Acceuillit par les préfets, il se fit une place au centre de la table. En souriant, regardant le reste des gens aller et venir selon la décision de ce vieux morceau de tissu. Mais il était heureux.

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La quatrième année était tout aussi vite arrivée qu'un cognard dans la figure du batteur des Poufsouffles, entré dans l'équipe l'année précédente. Il regardait de sa table Olympe prendre place sur le tabouret et attendit le jugement du choipeau et siffla entre ses dents quand son frère fut envoyé chez les Serpend. Leur père allait surement être contente, quelqu'un d'ambitieux et de rusé dans cette famille, alors que son aîné n'était qu'un pauvre blaireau loyal et patient... Qu'elle veine. Axel son amie lui donné un coup. « T'es jaloux Shill ? » « Ferme là Axel ! » Le blond était un né-moldu venu d'Irlande, de Cork plus précisément et il était entré en même temps que lui au collège. Tout comme l'Écossaise à la chevelure rousse... Cythère. Les trois étaient inséparables, de plus ils avaient chacun leur poste dans l'équipe de leur maison, Axel faisant de nombreux progrès pour devenir bientôt le prochain capitaine. Mais al rouquine en ria durant le repas. Ce qui eut le don d'énerver le jeune homme, Shill, lui s'esclaffant à son tour. « Puis moi au moins, je ne m'appelle pas comme une île ! » La rousse lui lança un regard noir et Shill se délecta de leur petite dispute. Cythère détestait son prénom, donné par sa mère moldue qui était archéologue... Elle avait rencontré, sur cette même île où se trouvait un temple grec assez ancien, le père sorcier de cette dernière et voilà fin de l'histoire. Mais c'était souvent la cause de leur dispute. Shill quant à lui avait appris durant les vacances d'été qu'il avait été promis à une fille Malefoy, d'un an de moins que lui. C'est d'une oeillade discrète qu'il l'observa alors qu'elle semblait en grande conversation avec une de ses paires serpent. Pour sur, il ne pouvait l'aimer réellement

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« Shill, je crois finalement que tu tombes amoureux de la Malefoy » il réprima une moue bien contenue, voilà déjà deux ans que lui et cette fille aux sublimes cheveux blonds étaient fiancés de force pour la grandeur de leur famille. Quelque chose de complètement absurde pour Axel, mais de tout à fait normal pour Cythère qui s'intéressait de près au uses et coutumes des Sangs purs. À seize ans, il faut dire que ce lien le freinait dans bien des choses, surtout avec les filles, ou il fallait qu'il fasse ses petites affaires seul sans que les préfets ne le prennent sur le fait. « Ché pas, elle est étrange cette fille... » Et en effet, le courant avait beau ne presque pas passer entre eux, il y avait ce genre de filon électrique qui flottait dans l'air quand ils se trouvaient tous les deux dans la même pièce encore heureux qu'ils ne fussent pas de la même année, sinon cela aurait été difficile de se concentrer sur les cours et sur les bêtises de son frère. D'écrire des lettres à son père et à Wendell. Enfin, vivre serait compliqué en outre ... Shill ferma les yeux quelques instants avant que Cythère ne se penche vers lui pour le secouer, en les ouvrant, c'est hébété qu'il découvre sa fiancée devant lui, une main tendue vers lui et l'autre sur la hanche, comme pour lui dire qu'il fallait qu'il la suive. Ce qui dans le fond ne le dérangeait pas l'entraînement était dans deux heures, il avait bien le temps. Les couloirs frais du château eurent le don de le faire réfléchir à tête reposée, malgré la tension. Elle s'arrêta au beau milieu d'un couloir vide de monde en argumentant le fait que leurs fiançailles n'étaient qu'un jeu et qu'elle ne voulait pas de ça... Il la regarda en haussant un sourcil avant de répondre machinalement : « Quoi tu veux qu'on tente de s'aimer ? » La jeune fille haussa un sourcil et eut un petit sourire en coin en répondant près de ses lèvres : « Exactement. » Puis ils eurent leur premier baiser à ce moment précis.

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Une tape dans le dos et quelques rires, c'était ce qui se passait à ce moment là, le dernier week-end avant le passage des ASPICS. Les trois balais n'avait jamais autant accueillit de monde, mais avec le soleil estival, la table des bronzes et or était très certainement la plus joyeuse. Chacun trinquait pour tout et n'importe quoi. Mais l'après-midi défilant, il ne resta bientôt plus que Shill et Axel pour tenir leur choppe et discuté de tout et de rien : « Et la fille Malefoy, tu l'épouses quand finalement ? » Shill regarda la bière brune dans le fond du gobelet en le tournant quelques fois avant de lui répondre le plus naturellement du monde : « Quand on ne sera plus stagiaire et que nous serons titulaires dans nos emplois respectifs, c'est mieux ainsi. » Il y avait déjà un an que la relation entre le Diggory et la fille Malefoy faisait couler de belles paroles et de belles injures de la part de n'importe qui, mais dans le fond, Shill s'en fichait, il l'aimait et elle l'aimait en retour, c'était tout ce qui comptait. Il trinqua une nouvelle fois avec son meilleur ami, dont la conversation était depuis toujours la plus ennuyante qu'il connaisse en demandant : « Et toi avec Cythère ? » Le blond avala de travers en toussant brillamment, le rouge aux joues, apparemment, il ne s'était pas déclaré à la belle rouquine... Mais tout finit sur une bonne note, car tous les trois, ils eurent de bonnes notes à leurs ASPICS, laissant Shill et Axel partir pour leur formation d'Auror et Cythère se dirigeait plus vers le bureau international des lois magiques.

Part Three ♦️ Work and Heartbroken

Le premier septembre était vite arrivé, Shill venait d'avoir dix-huit ans et c'était le temps à Wendell de faire son entré à Poudlard et finalement quelque soi la décision du copeau, l'aîné des Diggory serait faire la part des choses. Finalement, il n'avait pas vu grandir son petit frère quand il était à Poudlard, ne le voyant que durant les vacances d'été et de Noël. Ce qui en soi était très peu. Et dire que dans le fond, il s'était finalement concentré sur son idylle avec la jeune blonde de Malefoy, se disant que dans peu de temps, ils s'épouseraient pour le meilleur et pour le pire. Finissant de malmener le mannequin d'entraînement, Axel lui apporta une bouteille d'eau et le Sang pur en avait bien besoin. C'était comme ça, même si son ami était des plus bavards et des plus ennuyant, il ne pouvait pas se passer de ses bons soins. D'ailleurs, la semaine promettait d'être intéressante : « C'est samedi que tu emménages ? » Oui le premier Diggory prenait son envol alors qu'il avait tout juste dix-huit ans depuis mai dernier. Soit depuis trois mois. « Faut bien, je ne vais pas rester vivre chez mon père quand je serais marié. » Shill souria en coin ... Marié ? Lui vraiment ? C'était un peu étrange de s'imaginer ça, mais bon... Axel le ramena vite sur terre. « Avant t'as encore deux ans de formation ! Arrête de rêvasser et remettons-nous au travail ! » Le né-moldu avait une dévotion de fer à son métier, c'était quelque chose que Shill admirait, alors que lui préférait bouquiner que de s'entraîner sans avoir appris le théorique. Mais bon, c'était le petit effet d'Axel, toujours stimulant quand il s'agissait de faire pipi plus loin que l'autre ... Mais c'était déjà cette personne qu'il avait côtoyée durant sept ans et apparemment ce n'était pas près de changer.

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« Je crois qu'on devrait s'arrêter là. » Les mots étaient tombés, et il n'arrivait pas à accuser le choc, mais il refusait de pleurer, c'était un homme, le dur. Il ne pouvait pas fondre comme une fillette de douze ans qui venait de perdre son premier amoureux, là c'était sa fiancée qu'il venait de perdre. Alors que le mariage devait avoir lieu dans six mois et que tous les deux avaient fini leurs formations respectives. Shill était devenu Auror et elle une Oubliator reconnue de ses paires pour son acharnement. Il parvint juste à articuler dans un rictus mauvais. « Il y a quelqu'un d'autre c'est ça ? » Elle avait ricané comme une vipère dans son espèce pouvait le faire à ce moment-là. « Quelqu'un d'autre ? Bien sûr, plus riche, plus important, plus tout comparé à toi Diggory. Tu n'arriverais même pas à sa cheville. » Il eut un petit rire, rire forcé, jaune et plein de malheur dans la voix, les yeux de pliaient pas, pas une larme de verserait devant-elle. C'était certain, il avait eu raison dès sa quatrième année, il ne pouvait l'aimé réellement. Pourtant quand elle transplana avec le reste de ses affaires en main, Shill se laissa aller contre le mur, ses jambes ne soutenant plus son poids, il n'arrivait pas à faire la part des choses, car finalement comme Cythère là dite à plusieurs reprises. Il en était tombé follement amoureux et il ne pouvait rien faire d'autre contre ça. Une main sur son front, un hoquet provoqua le début de ses larmes amères, il s'en voulait d'avoir été aussi idiot, d'avoir cru à quoi que ce soit avec cette trainée. Il le savait, mais il avait toujours fait en sorte de ne rien montrer, passant certainement pour l'abruti de ce triangle amoureux... « Maman... Qu'est ce que je fous maintenant ? » dit-il bas en cachant son visage dans ses mains.

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La Grande Purge avait eu lieu il y  a de cela une semaine et le cercle d'ami de Shill s'était encore rétréci... Axel avait dû fuir, échappant aux mailles du filet tendu par Voldemort. Si Shill se fichait de ce qui avait pu se passer au gouvernement durant sa mission au pays de Galles, le génocide du Poudlard Express l'avait affecté alors qu'il sortait d'une dépression chronique après avoir pénétré dans Sainte Mangouste... Apèrs l'avoir vue une fois de plus. Mais c' était quelques choses de moins en moins fort, cette fois, il n'était resté que trois jours à l'hôpital magique. Désormais il devait suivre le mouvement et son père avait été un premier à se mettre du côté de Voldemort. Si Shill s'en fichait, il ne se prononçait pas à ce sujet, il vivait pour lui et sa famille pas pour faire beau aux côtés de quelqu'un qui avait donné l'ordre de tuer des enfants. Depuis cette semaine, Shill envoyait quasi quotidiennement des lettres à son plus jeune frère encore à Poudlard pour lui demander ce qu'il pensait de tout cela, pour savoir comment il accusait le coup. Bien qu'à Serpentard, il avait peut-être perdu des amis dans ce train ce jour-là. Mais au-delà du frère poule, l'Auror prenait les missions qu'on lui donnait, mais faisait du mieux qu'il pouvait quand il s'agissait de traquer des gens, acceptant les punitions et autres remontrances... Ce n'était pas un meurtrier.

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« Diggory dans mon bureau ! » aboyait le Chef du département des Auror à l'homme aux cheveux bruns lui arrivant dans la nuque, il venait de fêter son vingt-cinquième anniversaire et ça ne promettait rien de bon ce qui s'annonçait, c'est donc le pas traînant que Shill rejoignit son supérieur dans son bureau pour prendre un savon certainement, mais depuis la fuite d'Axel il y a trois ans, Shill ne pouvait plus travailler en équipe, donnant donc du fil à retordre à sa hiérarchie, alors que Cythère était devenue plus terne que jamais... Il jeta donc un regard dénué d'expression à l'homme devant lui. Petit rond, cheveux poivre et sel, sans doute un sbire du mage noir, mais peu importe. « Vous allez arrêter les missions de terrain et vous allez former les petits jeunes méritant pour les postes d'Auror, nous avons besoin de nouveaux comptants, vos connaissances théoriques et du terrain seront très utile pour tout ça. » Shill haussa un sourcil de surpris. Il était promu ou rétrogradé ? Il ne savait pas trop et pourtant : « Formateur donc ? Je suppose que j'aurais quelques consignes à respecter pour faire correctement mon travail. » Il regarda le journal posé sur le coin du bureau mettant en avant le fait que Voldemort avait sauvé la nation de la gangrène... « Vous aurez une classe et vos rapports devront être hebdomadaire avec des objectifs fixés chaque semaine, c'es tout. Vous commencez lundi, voici vos premières instructions. » Le Diggory tendit le bras pour prendre le maigre dossier d'instructions, apparemment, il devrait y faire à sa sauce pour rendre les jeunes opérationnels en peu de temps. Tant pis s'il devenait tyrannique à la fin... Ce n'était pas son souci, il faisait son boulot.

Part Four ♦️ Today, but not in the dark side

Encore le jour des impôts, ce jour-là Shill avait du répit et était parti aider à la boutique de son paternel pour ranger les potions compromettantes et les ingrédients de grande valeur pour que les Blacks ne mettent pas la main dessus. Et pour tout dire, il n'avait jamais vu son père dans un état de colère comme celui-ci. Très franchement, il était loin du père poule qui l'avait élevé. D'ailleurs, c'était aussi en compagnie d'Olympe et de Wendell qu'il se trouvait ce jour-là. Mais travaillant pour le Ministère, le formateur des nouveaux petits Auror se faisait discret, il n'avait pas envie de s'attirer des problèmes à seulement vingt-neuf ans. C'était loin d'être son terrain de jeu en plus les affaires. Et les potions aussi, enfin, c'était un Diggory qui ressemblait plus à sa mère et à sa bienveillance qu'à son père capitaliste et féru d'argent. La seule notion qui rassemblait ce petit monde semblait être la famille. Alors que dans le bureau, les discussions allaient bon train pour récupérer le premier impôt d'une longue liste, Shill se demanda si l'un ou l'autre des protagonistes ne mourait pas à force de noms d'oiseaux et d'insultes. Mais finalement, Harry Diggory dut céder et payer... Ce qui en plus que quelques mois revint à fermer plusieurs boutiques... Laissant à la famille la luxueuse boutique parisienne et celle du chemin de traverse... « Galère... » arriva-t-il tout juste à articuler alors que la main sortait de leur établissement et que le père faisait un résumé détaillé de la conversation après la première année d'impôts.

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C'était une nouvelle fournée de petits jeunes qui venaient de franchir les portes d'une salle d'entraînement au ministère de la magie. Triés sur le volet, ils étaient presque tous de Sang pur ou bien de prestigieux enfants de Sang mêlé qui servaient les intérêts du maître... Une bonne dizaine que Shill jugea du regard assit sur un cheval d'arçon à gauche de la porte loin des regards curieux de ses nouveaux élèves, il n'y avait pas à dire, cette année encore ça allait être des pourris gâtés qui allaient venir dans sa classe. Quoi de plus normal. Finalement, les grands de son monde avaient ainsi élevé leurs enfants, il ne pouvait pas leur en vouloir de tout mettre tout cru dans la bouche de leur très chère fille ou très cher fils. Il toussa bruyamment pour faire tourner leurs regards dans sa direction. À trente-deux ans, le Diggory avait plutôt une apparence décontractée et ses cheveux bruns, virant sur un noir corbeau, lui tombait sur le cou en ondulant quelque peu. Mais c'était Shill et puis c'est tout. « Bienvenue dans les centres d'entraînements du Ministère de la Magie. » Il le regarda toujours de son perchoir alors qu'ils s'approchaient vers lui. « Qui est de Sang pur ici ? » Quelques-uns levèrent la main. « De Sang mêlé ? » Les derniers levèrent timidement leurs paluches en direction du professeur. Il descendit aisément de son cheval d'arçon en tirant sa baguette, faisant descendre d'un sortilège informulé une pancarte le présentant sommairement. « Shill Diggory, formateur pour Auror, je serais votre professeur durant quelques années et je serais aussi celui qui décidera si vous serez à même de devenir de véritable auror. Ou si vous devez retourner pleurer dans les jupons de votre mère. » Il eut un petit rictus mauvis en pointant dans la foule une blonde, maigre et prête à s'envoler en un coup de vent. « Votre nom demoiselle ? » Quand elle se présenta comme étant une Flamel, il eut un rictus mauvais. Des ennemis naturels ? Peut-être bien. « Je vous donne trois mois, pas plus. » Les paris étaient lancés et la première humiliation d'une longue liste également.

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Cythère était venue le trouver alors qu'il était encore en train de dispenser une leçon, la commissaire des lois magiques tenait dans la main une enveloppe, une sorte de faire-part, la mine sombre. Des nouvelles cachées d'Axel ? Peut-être pas, en tout cas, dans une semaine Shill aurait trente-trois ans et il se remettait un peu plus de ce qui lui été arrivé alors qu'il donnait une leçon avec Aélys Flamel, dont la rage de l'impressionner et de lui montrer qu'elle pouvait tenir le choc montrait bien qu'elle voulait elle aussi sortir des schémas classiques qu'on donnait à sa famille, cette petite lui rappelait tellement l'autre, mais en mieux... « Shill, je crois que tu devrais lire ça », annonçait la rouquine alors que les élèves ne perdaient pas une miette de leur conversation. Il n'avait de secrets pour personne, alors il prit le petit carton aux motifs fleuris et aux armoiries des Malefoy et d'une autre famille surement étrangère. Lisant rapidement le contenu de tout ceci, il se retenu à un sac de sable pour ne pas choir au sol, alors que Cythère lui tenu l'épaule un instant. « Alors comme ça, elle se marie ? Tant mieux pour elle » dit-il amèrement en jetant le carton loin dans la pièce, l'enflammant d'un sort en se retournant sur ses élèves comme une furie, le regard triste et mauvais à la fois... « Demain huit heures précises, pas de retardataires ou je vous expulse du programme. » Cythère était outrée de tel propos alors que son meilleur ami quittait la salle avant de transplanter chez lui. Les aléas de la vie étaient bien plus qu'injustes et dire que dans le fond, s’il l'aimait encore, c'est parce qu'il avait posé les yeux sur la Flamel. Qu'elle plaie cette fille.
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